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Candidature problématique à la présidence d’Interpol – Eviter la privatisation d’une instance publique internationale

Il y a 8 heures, le 21 septembre 2021

Par Pierre Laurent

Ahmed Nasser Al-Raisi,  général émirati accusé de complicité de torture dans son pays, se porte candidat à la présidence d’Interpol après que son pays ait « préparé » le terrain en versant notamment des dizaines de millions d’euros à la Fondation d’Interpol ! J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires […]

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Ahmed Nasser Al-Raisi,  général émirati accusé de complicité de torture dans son pays, se porte candidat à la présidence d’Interpol après que son pays ait « préparé » le terrain en versant notamment des dizaines de millions d’euros à la Fondation d’Interpol !

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation d’Interpol. En vue de favoriser leur candidat à la tête de cette institution, les Émirats arabes unis (EAU) se sont engagés à y verser 50 millions d’euros pendant cinq ans, soit la cotisation annuelle d’une centaine d’États.

Ces sommes considérables transitent par la fondation Interpol.

Depuis 2016, il y eut l’ouverture d’un bureau central à Abou Dabi, l’organisation d’un forum d’Interpol sur la sécurité en 2017, d’une assemblée générale dans la capitale des EAU et, en 2018, la création d’un poste d’« ambassadeur » de la Fondation, confié à un émirati.

Avec ces dons, les EAU, dont la quote-part du budget d’Interpol est seulement de 0,455 %, deviennent ainsi deuxième contributeur après les États-Unis d’Amérique.

Il est à noter que le candidat à la présidence d’Interpol que veulent favoriser les EAU est un général émirati, accusé de complicité de torture dans son pays.

Le Parlement européen s’est inquiété en septembre 2021 du profil de ce candidat, qui fait objet de plusieurs procédures juridiques.

Je lui demande quelle est la position de la France par rapport à cette candidature, qui semble aux yeux de beaucoup inappropriée pour le moins.

Plus généralement, je lui demande si lors de la prochaine assemblée générale la France compte lancer une réflexion en vue de financements suffisants pour le fonctionnement de cette institution, avec pour objectif d’éviter la situation actuelle que beaucoup dénoncent comme une tentative de privatisation d’une instance publique internationale.

Conséquences néfastes résultant de la loi d’orientation des mobilités

Il y a 1 jour, le 20 septembre 2021

Par Pierre Laurent

J’ai attiré l’attention de Mme la ministre de la transition écologique sur certaines conséquences néfastes résultant de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités. Celle-ci prévoit, parmi d’autres dispositions, la mise en concurrence des opérateurs de transports notamment en Île-de-France. De plus en plus de salariés sont touchés par cette logique préjudiciable pour eux tant en termes de santé, de conditions de travail, de temps de travail, de rémunération que de services rendus aux usagers. De plus en plus de travailleurs contestent cette logique. Parmi ceux-ci il y a les conducteurs de bus de Transdev Melun Val-de-Seine en grève pour dénoncer ce dumping social qui a pour conséquences, entre autres, l’augmentation des amplitudes horaires, l’augmentation des cadences et des rémunérations qui baissent globalement. Ils demandent la mise en place d’une médiation en vue d’une prise en compte de leurs revendications. Il lui demande ce qu’elle compte faire en vue de donner satisfaction à cette demande urgente d’un dialogue social approfondi et sérieux.
Plus généralement, je lui ai demandé ce qu’elle compte faire en vue d’agir en faveur d’un moratoire de la mise en concurrence des opérateurs de transports, notamment en Île-de-France, concomitamment à la mise en place d’un débat dans le pays et au Parlement en vue de la mise en place d’une politique de mobilités respectant les droits des travailleurs, en adéquation avec les besoins des populations, répondant aux exigences de la crise climatique et financée de manière pérenne.

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Celle-ci prévoit, parmi d’autres dispositions, la mise en concurrence des opérateurs de transports notamment en Île-de-France. De plus en plus de salariés sont touchés par cette logique préjudiciable pour eux tant en termes de santé, de conditions de travail, de temps de travail, de rémunération que de services rendus aux usagers. De plus en plus de travailleurs contestent cette logique. Parmi ceux-ci il y a les conducteurs de bus de Transdev Melun Val-de-Seine en grève pour dénoncer ce dumping social qui a pour conséquences, entre autres, l’augmentation des amplitudes horaires, l’augmentation des cadences et des rémunérations qui baissent globalement. Ils demandent la mise en place d’une médiation en vue d’une prise en compte de leurs revendications.

Je lui ai demandé ce qu’elle compte faire en vue de donner satisfaction à cette demande urgente d’un dialogue social approfondi et sérieux.

Plus généralement, je lui ai demandé ce qu’elle compte faire en vue d’agir en faveur d’un moratoire de la mise en concurrence des opérateurs de transports, notamment en Île-de-France, concomitamment à la mise en place d’un débat dans le pays et au Parlement en vue de la mise en place d’une politique de mobilités respectant les droits des travailleurs, en adéquation avec les besoins des populations, répondant aux exigences de la crise climatique et financée de manière pérenne.

Journées d’étude des parlementaires

Il y a 5 jours, le 16 septembre 2021

Par Pierre Laurent

Aujourd’hui et demain en Dordogne pour les Journées Parlementaires, avec mes collègues
Les députés communistes et les Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes.

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Après nos travaux de la matinée consacrés aux réponses à apporter à la crise démocratique, nous avons pu rencontrer les apprentis du restaurant gastronomique de la CCI ; un bel échange avec des jeunes motivés et talentueux !
Merci à Marie Claude Varaillas, sénatrice de la Dordogne et à Jacques Auzou, Maire de Boulazac pour leur accueil chaleureux en pays périgourdin.

« Silence like a cancer grows – Le silence comme un cancer grandit, et il tue » (Simon and Garfunkel)

Il y a 5 jours, le

Par Pierre Laurent

Aujourd’hui, 16 septembre, 2021, 84ème femme tombée, depuis le 1er janvier, sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint.

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Au gouvernement, plus personne n’en parle. Comme si l’urgence était de se taire, de ne plus entendre le cri des femmes, de leurs enfants, de toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus des silences complices, de l’impunité, des demi-mesures, qui ont pour conséquence de préserver un système basé sur les dominations patriarcales et masculines.
Le Grenelle organisé « contre les violences conjugales » en 2019, après 132 victimes cette année-là, n’a accouché que d’ajustements juridiques, de promesses législatives lointaines… mais d’aucun centime de plus consacré au budget de l’État contre les violences faites aux femmes.
Deux ans après, c’est le règne du « circulez y a rien à voir » ! « Silence like a cancer grows… » chantent Simon and Garfunkel. Ce cancer grandit et il tue.
Nous sommes déterminés à poursuivre le combat pour que l’État prenne ses responsabilités et débloque les fonds nécessaires pour lutter contre ces drames quotidiens. Il en va de vies humaines, de la société d’égalité que nous voulons construire, du monde que nous voulons laisser à nos enfants.
« Dans 16 féminicides, c’est Noël » disait une pancarte en 2019. Aujourd’hui, 16 septembre 2021, une 84ème victime est décédée. Qu’en sera-t-il le 24 décembre Emmanuel Macron ? Le cadeau laissé par le Gouvernement sera-t-il toujours aussi inhumain ?
J’avais à cœur aujourd’hui de rappeler l’urgence de ce combat et la ténacité qu’il exige.

Commémoration « Monnerville – l’héritage »

Il y a 6 jours, le 15 septembre 2021

Par Pierre Laurent

J’ai eu l’honneur de présenter, aux côtés de Gérard Larcher, Président du Sénat, et en ma qualité de Président de la Délégation du Bureau chargée de la politique événementielle et du musée du Luxembourg, à la présentation, dans le Jardin du Luxembourg, de l’exposition retraçant la vie de Gaston Monnerville, Président du Sénat de 1947 à 1968, et son engagement politique.

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18 et 19 SEPT. Journées du Patrimoine

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16 et 17 SEPT. Journées d’étude des parlementaires

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Afghanistan – Ne pas fuir une nouvelle fois les responsabilités qui incombent à notre pays

Il y a 4 semaines, le 26 août 2021

Par Pierre Laurent

Monsieur le président,
Lors de votre allocution devant la nation, lundi 16 août au soir, vous avez publiquement pris acte du retour au pouvoir, après 20 ans de guerre et d’occupation militaire américaine et occidentale, des talibans afghans en Afghanistan. Vous avez également tenu à rappeler le rôle tenu, dans ce pays, sur le plan militaire, par la France, de 2001 à 2014, aux côtés des États-Unis d’Amérique.

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Monsieur le président,
Lors de votre allocution devant la nation, lundi 16 août au soir, vous avez publiquement pris acte du retour au pouvoir, après 20 ans de guerre et d’occupation militaire américaine et occidentale, des talibans afghans en Afghanistan. Vous avez également tenu à rappeler le rôle tenu, dans ce pays, sur le plan militaire, par la France, de 2001 à 2014, aux côtés des États-Unis d’Amérique.
Vous avez cru bon de qualifier cette guerre décrétée par GW Bush, alors président, de «combat juste». Vous avez affirmé que c’était «l’honneur de la France» d’y avoir participé pendant 13 années et rappelé en cela la mémoire de nos 90 soldats tombés en service. Justement, en leur mémoire et en hommage aux troupes et personnels engagés, en hommage aux Afghan-e-s, en hommage aux morts et en respect des vivants, en soutien à celles et ceux qui ont besoin de solidarité, il faut tenir un langage de vérité et de lucidité. Il en va de l’honneur de l’Afghanistan et de celui de la France, de ne pas, comme vous l’avez fait, réécrire l’histoire.
Permettez-moi, Monsieur le président, de rappeler ceci :
Il est un fait historique clairement établi que l’invasion de l’Afghanistan en 2001 par les forces armées américaines, appuyées par une coalition occidentale, était à l’origine une expédition punitive revendiquée, ayant pour but de forcer le gouvernement taliban afghan à livrer Oussama Ben Laden, responsable des attentats du World Trade Center. Il s’agissait, comme l’a dit très clairement le président Biden, de venger les attentats mais aussi une trahison aux yeux des États-Unis, Ben Laden ayant longtemps travaillé avec les services américains. Le sort du peuple afghan, et je pense tout particulièrement à celui des femmes de ce pays, était dès lors bien éloigné, dès l’origine, des motivations de cette intervention qui ne visait en rien une solution de paix et de sécurité internationale.
Que le terrorisme comme mode d’action criminel, que l’obscurantisme islamique et sa violence constituent des facteurs de chaos et de dangers qu’il faut combattre résolument et battre durablement, ne fait aucun doute chez toutes celles et ceux qui sont épris de démocratie. Mais cela n’enlève rien au caractère criminel et illégal de ce que fut alors cette intervention militaire qui ne fut rien d’autre qu’une vengeance sans perspective politique démocratique pour l’Afghanistan, la région et le monde. C’est le peuple afghan qui, à nouveau, après la guerre civile puis l’intervention russe, après enfin 5 ans de régime taliban (adoubé par les États-Unis), en a payé le lourd tribut. L’honneur de la France eût été de ne pas céder à cette injonction aux allures de loi du Talion. Et je me dois, d’ailleurs, de vous rappeler à quel point les Français ont exprimé au fur et à mesure du temps leur opposition à cette intervention et présence militaires françaises. Les 20 années d’opérations et d’occupation militaires leur ont donné raison et sont venues confirmer qu’il s’ agissait là d’une impasse et d’une erreur historique des plus graves: non seulement les réseaux et groupes terroristes en question n’ont pas faibli mais l’Afghanistan a servi de base de formation aux nombreux groupes qui apparaîtront ensuite au Sahel comme au Moyen-Orient et qui sont aujourd’hui à l’œuvre. La militarisation des relations internationales ne cesse de nourrir partout la guerre et la misère.
Les historiens sérieux ont aussi démontré que la décision, prise ensuite par le même président américain, d’engager une guerre en Irak, sur des bases mensongères, a renforcé le processus amorcé par l’invasion militaire de l’Afghanistan. Ce fut là, on s’en souvient, l’honneur de la France que de s’y opposer publiquement.
Mais dans le même temps, les politiques de connivence de la France et de ses alliés de l’Otan avec des pays , soutenant des forces islamistes violentes, notamment les talibans, ont favorisé la déstabilisation d’états, la persécution des forces démocratiques, progressistes et de paix, la militarisation et l’internationalisation des conflits. Il en est de même du double jeu constant exercé par les puissances internationales et régionales sans que jamais les aspirations légitimes et réelles, démocratiques et socio-économiques, des peuples de cette vaste région ne soient respectées.
Je ne vous dis rien que vous ne sachiez déjà, Monsieur le président, mais ce sont des vérités auxquelles les Français ont plus que jamais droit en cette période. Les Français-e-s doivent également savoir quelle est, dans cette zone et dans le grand Moyen-Orient, la politique de la France? Quelle est, au fond,sa vision? Ils l’ignorent aujourd’hui et votre intervention lundi soir ne les a pas éclairés.
N’y a-t-il pas enfin des leçons à tirer de ces années de «guerre au terrorisme», plutôt que de persister dans le déni de ces réalités? La première d’entre elles est que sans projet politique solide voué à faire progresser des solutions démocratiques maîtrisées par les peuples concernés, toute intervention militaire est vouée à l’échec, et nourrit à terme le contraire de ce qu’elle prétend défendre.
Quel était ce projet en Afghanistan? Lorsque vous affirmez, je vous cite : «l’intervention militaire française a donc définitivement cédé la place, le 31 décembre 2014, à l’action civile que nous avons continué de mener à bien auprès du peuple afghan», je vous demande: quelles actions et avec quels résultats? Le pays est aujourd’hui totalement dépendant d’un point de vue économique, les perspectives sont quasi nulles pour sa jeunesse. Ce qui existe encore est le fruit de leur travail et de leurs efforts quand l’armée, l’État et les institutions se sont révélés fantoches ou gangrenés par la corruption. La situation était sciemment ignorée du côté européen: ce pays qui chaque année se trouvait en tête du classement des pays les plus violents se voyait requalifier par nous de pays «sûr» dans la seule intention de renvoyer nombre de réfugiés afghans jugés «indésirables».
Et voici qu’à nouveau Monsieur le président, vous affirmez, lundi, sans rougir, que «l’Afghanistan aura aussi besoin dans les temps qui viennent de ses forces vives et (que) l’Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle». Oubliez vous que cela fait bien longtemps que l’Europe, la France, n’assument pas du tout leurs actes et décisions militaires et ont fermé leurs portes aux Afghan-e-s?
Comme pour l’immense majorité des migrant-e-s, ce sont les pays et régions limitrophes qui «assument» cette responsabilité, le plus souvent dans des camps mis en place par le HCR où le provisoire peut durer des générations. A l’unisson de l’extrême droite française ou de la droite allemande, vous cédez à des peurs fantasmées en affirmant «nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants»; oubliez vous que ces «flux» sont des êtres humains qui cherchent à sauver leur vie? Vous conviendrez, Mr le Président, que la consigne de «nous (en) protéger» saisisse d’effroi…
Je vous demande donc de ne pas fuir une nouvelle fois les responsabilités qui incombent à notre pays, à ses valeurs, et à l’Europe: la protection du peuple afghan et de ses forces démocratiques, l’accueil des réfugiés autant qu’il en est besoin, l’autorisation à nouveau du regroupement familial, l’apport d’une aide humanitaire d’urgence, sans passer par les réseaux corrompus de l’ancien régime ou des talibans, à la population qui est dans le dénuement le plus total. Je vous demande ensuite, sans délai, la mise en œuvre de tous les moyens de pression politique internationale sur le régime des talibans pour protéger les forces vives restées dans ce pays, empêcher une nouvelle régression des droits humains, éviter le pays de sombrer dans une nouvelle guerre civile. Plus que jamais le peuple afghan a besoin de paix, il a besoin de sentir et vérifier concrètement notre soutien. Il n’ a pas besoin de propos qui le présentent comme une menace.
Vous en appelez, Monsieur le Président, au sang froid. Veillez, permettez moi de vous le dire, à ne pas confondre sang froid et cynisme. Le sang froid nous ordonne de construire des solutions, celles que nous connaissons, apprises de nos manquements vis-à-vis des Syriens et des migrants de façon générale: organiser les voies légales et sécurisées de migration dans le pays de leur choix, tout en construisant en même temps les voies d’un développement propre à chaque pays, maîtrisé par lui, visant le développement mondial solidaire et respectueux de la planète dont l’humanité a aujourd’hui un commun et immense besoin.
Au delà, et de manière urgente même si nous savons que les solutions prendront du temps à produire leurs effets, c’est de la construction de sécurités internationales partagées dont il faut reparler au plus vite. Les droits humains ne seront pas l’apanage d’un club de nations riches, dominatrices, championnes des inégalités mondiales, de la course aux armements, des ventes d’armes et des interventions militaires extérieures. Développement, démocratie, désarmement,
ces trois exigences doivent être menées de front dans un combat multilatéral où chaque peuple est invité à la table des grands. Aurez-vous le courage, Monsieur le Président, d’ouvrir enfin ce débat politique essentiel pour l’avenir de l’humanité, plutôt que de continuer à enfermer nos concitoyens dans un récit aussi dangereux qu’anachronique ?

Pierre Laurent
Sénateur
Vice-président de la Commission des affaires étrangères et des forces armées

Sécurité des parisiens – Prévenir un risque de désengagement

Il y a 3 mois, le 24 juin 2021

Par Pierre Laurent

Avec l’instauration d’une police municipale à Paris il y a un risque de désengagement de la police nationale en ce qui concerne ses missions de proximité. J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les effectifs précis de la police nationale à Paris consacrée à la sécurité des Parisiens, hors mission régalienne et […]

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Avec l’instauration d’une police municipale à Paris il y a un risque de désengagement de la police nationale en ce qui concerne ses missions de proximité.

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les effectifs précis de la police nationale à Paris consacrée à la sécurité des Parisiens, hors mission régalienne et hors missions d’ordre public.

La promulgation de la loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés, dite loi « de sécurité globale », a instauré la possibilité de mettre en place une police municipale à Paris. La mise en place de cette dernière a été votée par le Conseil de Paris. Trente conseillers de Paris se sont prononcés contre cette instauration d’une police municipale.

Certains de ces derniers observent que dans beaucoup de villes où des polices municipales ont été instaurées un retrait de l’État dans ses missions de sécurité est constaté. Ces élus pointent à Paris le risque du désengagement, dans la proximité, de la police nationale au profit de la police municipale créée, ce qui serait préjudiciable.

En vue de ne pas laisser s’installer une telle évolution négative, je lui ai demandé par conséquent de donner les chiffres actuels et précis sur l’état de la présence réelle de la police nationale à Paris, notamment dans les commissariats d’arrondissement, consacrée à la sécurité des Parisiens, hors mission régalienne et hors missions d’ordre public.

Insuffisance des moyens affectés à l’évolution professionnelle des personnels hospitaliers – L’urgence est à des moyens suffisants !

Il y a 3 mois, le 18 juin 2021

Par Pierre Laurent

J’ai attiré l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’insuffisance des moyens affectés à l’évolution professionnelle des personnels hospitaliers.

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Alors que l’hémorragie des personnels exténués par la situation créée par la pandémie et le manque de moyens se poursuit, nombre d’agents déjà en poste et ayant brillamment obtenu leurs examens ne sont recrutés et pris en charge par les organismes de formation compétents.

Pourtant rien qu’à l’assistance publique – hôpitaux de Paris (AP-HP) 500 postes sont vacants, dont 400 d’infirmières.

Cette situation est d’autant plus préjudiciable que la promotion professionnelle permet d’endiguer la fuite du personnel, d’avoir des soignants expérimentés et de rouvrir des lits fermés à cause du sous-effectif.

Le Ségur de la santé avait pourtant incité les professionnels de santé à se former, en faisant notamment « de la promotion professionnelle tout au long de la carrière un facteur d’attractivité et de fidélisation ».

Force est de constater que la réalité est en contradiction avec les objectifs énoncés notamment parce que les moyens attribués aux formations subventionnées sont très insuffisants.

Au vu de la gravité de la situation en général engendrée par le manque de moyens et par l’évolution incertaine de la pandémie en particulier, il est vital que l’État débloque d’urgence des moyens suffisants en vue de pourvoir à l’évolution professionnelle des personnels hospitaliers.

Je lui ai demandé ce qu’il compte faire en ce sens.