17 Nov 2017

L’annonce du gouvernement israélien d’interdire l’entrée sur son territoire à plusieurs parlementaires français partie prenante d’une délégation d’élus en Palestine et en Israël la semaine prochaine est une nouvelle grave.

Si elle était maintenue jusqu’au bout, cette décision marquerait un enfoncement supplémentaire dans le déni du droit international et du respect des libertés fondamentales.

Les prétextes invoqués, déjà récemment utilisés à l’égard d’un ministre sud africain et de parlementaires belges, mais jamais jusqu’à présent à l’égard de parlementaires français, ne tiennent pas. Il serait inquiétant qu’ils soient utilisés aujourd’hui alors que le gouvernement israélien a accueilli à bras ouverts le secrétaire général du Front national.

Nous nous rendons en Israël et en Palestine pour encourager la solidarité avec les artisans de la Paix juste et durable, les forces qui travaillent pour l’application des résolutions de l’ONU en faveur de la pleine reconnaissance d’un Etat palestinien, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem Est pour capitale, aux cotés d’un Etat israélien souverain et démocratique, pour le respect du droit international et des conventions pour les droits humains universels, pour la libération de tous les prisonniers politiques, dont Marwan Barghouti, ou du jeune franco-palestinien Salah Hamouri, victime d’une détention administrative arbitraire.

Quant à la campagne BDS internationale invoquée par le gouvernement israélien, et qui n’est pas l’objet de la délégation de cette semaine, rappelons qu’elle est le résultat d’un appel de la société civile palestinienne lancé en juillet 2005 pour protester contre l’accélération de la colonisation illégale des territoires palestiniens et le développement d’une politique discriminatoire en Israël à l’encontre de la composante arabophone de la population. Il s’agit d’un mode d’action non violent et pacifique qui entend rouvrir le chemin d’une paix négociée. Elle a débouché notamment par la décision de l’Union Européenne d’étiqueter les produits issus des colonies illégales, seules visées par la campagne BDS internationale.

A cette heure, portés par le désir de paix et de dialogue qui motive notre démarche, nous continuons à œuvrer à la levée de cette interdiction que rien ne justifie.

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