31 août 2015

En concluant nos travaux, je ressens une immense fierté. Je suis fier de vous, de nous, de la dignité et du sérieux de l’université d’été du PCF. Une université populaire, fraternelle, joyeuse, toute entière concentrée sur les solutions, le nouveau projet solidaire et démocratique dont la France a besoin pour sortir de la crise.

Ici j’ai vu des militantes, des militants soucieux de la France, de nos compatriotes, des peuples d’Europe, du sort des migrants qui fuient la guerre.

J’ai vu des femmes et des hommes pétris d’humanité prendre trois jours sur la fin de leur congés, pour faire ensemble de la politique comme elle devrait toujours être : un brassage d’idées, d’expériences, un bouillonnement citoyen, une confrontation constructive où chacun cherche à s’enrichir, où se croisent l’expertise intellectuelle et celle du quotidien, un grand moment de culture et d’éducation populaire.

Ici, aux Karellis, pas de coups bas, pas de déchirement, pas de claquement de portes, pas de démission mise en scène, pas de bad-buzz… et du coup d’ailleurs, pas de médias.

Nous sommes malheureusement habitués mais surement pas résignés. A la fête de l’Humanité, nous lancerons une campagne nationale sur le thème « libérons les médias » avec une affiche nationale pour la supporter car nous n’acceptons plus ce déni démocratique permanent.

Alors, oui, ici nous avons respiré un grand bol d’oxygène, loin de la puanteur des règlements de compte politiciens, des querelles de clans, des marchandages de listes.

C’est pour la même raison – oxygéner la politique et la renouveler – que j’ai entrepris depuis janvier un tour de France des régions, en privilégiant des petites rencontres thématiques, des visites d’usines, de fermes, de PME PMI, de coopératives ouvrières, de centres de recherches, d’universités, de lieux de culture, etc.

A chaque fois j’écoute et j’apprends beaucoup. Je teste, je fais part de notre projet « la France en commun » en mettant en avant telle ou telle proposition. C’est un bol d’oxygène fabuleux, même si les journées sont denses.

On me parle des souffrances, des difficultés du pays.

On me parle des expériences de terrain.

On me parle projet.

Et on me  parle partout du manque de respect, on m’en parle même beaucoup. Beaucoup trop.

J’ai en mémoire des parents d’élèves en Normandie, scandalisés de voir leur groupe scolaire être déclassé de ZEP sans explication valable, au mépris des réalités de terrain.

Comme Sénateur, j’ai écrit à la Ministre de l’Education pour obtenir les explications qu’on leur refusait.

J’ai reçu une réponse des services du rectorat qui m’a laissé sans voix.

Des calculs froids, technocratiques, incompréhensibles, des phrases qui ne veulent rien dire, et cette impression lourde qu’on nous prend vraiment pour des idiots finis, que personne n’est responsable de rien.

Les françaises et les Français se sentent abandonnés.

Ils attendent avant tout d’être respectés.

Qu’on cesse de leur mentir, de les tromper, de leur faire prendre des vessies pour des lanternes. Par exemple, des chiffres du chômage et de la précarité qui confirment une situation alarmante pour une timide reprise de la croissance qui n’existe pas.

Et puis, ce qu’ils attendent tout simplement c’est du changement : du petit comme du grand changement ! Parce que rien ne tourne plus rond dans ce monde. Parce que nous voulons vivre, et non survivre.

Mais face à cette immense exigence populaire du respect et des changements – à quoi assistons- nous ces derniers jours ? A un spectacle politique pitoyable.

A la farce Emmanuel Macron, ministre star du gouvernement Valls, qui vole la vedette à l’Université des socialistes en se vantant de ne pas être socialiste et  après avoir parlé d’amour à l’université d’été du Medef.

Emmanuel Macron n’aime pas la réduction du temps de travail, paraît-il, ce n’est pas « moderne ». Il se moque du monde. Sa politique empêche des milliers de Français de travailler, tout simplement.

Qu’il nous dise combien y aura t-il de salariés à temps partiel forcé dans les magasins qu’il veut obliger à ouvrir tous les dimanches, 50, 60, 80 % ?

Et combien y en aura t-il au volant des cars qu’il veut jeter sur les routes de France à la place des trains ? Que Macron cesse de prendre les Français pour des imbéciles.

Et pendant ce temps là, il n’y a toujours pas de Ministre du Travail. 5 millions de chômeurs et pas de ministre du travail, quel terrible symbole de la démission de ce gouvernement.

Je ne sais même pas si ce gouvernement a conscience du mépris qu’il jette ainsi à la face de tous ceux qui galèrent au quotidien à la recherche d’un emploi.

L’autre jour j’étais à Grigny dans l’Essonne. 40% de chômeurs parmi les jeunes. Une heure plus tard, sur le plateau d’I-Télé, une journaliste me demandait de commenter le dernier communiqué d’autosatisfaction de Rebsamen. Quel aveu de décalage total avec la réalité. C’est cela que les Français ne supportent plus.

A quoi assiste-t-on encore ?

Au déchirement de EELV, pour quelques maroquins ministériels, pour des places aux élections régionales. Triste spectacle à trois mois de la COP 21 ! La planète brûle et on s’invective dans la maison écologiste sous l’œil amusé de l’Elysée et de la direction du PS qui tirent les ficelles.

A l’aiguisement des couteaux dans la droite française qui prépare une primaire sanglante pour l’automne 2016 avec cet objectif d’une folle nouveauté :Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle pour la troisième fois consécutive !

A la guerre du clan Le Pen, le père, la fille, la petite fille qui monopolisent les ondes médiatiques avec pour principale question : lequel est le plus raciste des trois ?

Et pendant ce temps là, la Méditerranée est un cimetière, la Hongrie construit un mur de la honte, l’Europe finance les centres de tri pour les réfugiés à ses frontières.

Soyons en certains,  les millions de Français qui aspirent au changement ne veulent pas de ce sinistre spectacle. Et c’est notre devoir d’ouvrir avec eux un autre chemin. De proposer une autre débat, un nouveau projet que nous baptisons « la France en commun ».

Oui, nous avons raison de mettre en tête de toutes nos priorités, l’action concrète, la solidarité concrète. Nous avons raison de proposer au pays un nouveau projet politique qui nous sorte au plus vite de l’austérité, qui puisse protéger les Français, qui cesse de gaver la finance, qui investit pour l’avenir de la France, de l’Europe et de la planète, dans un nouveau mode de développement, social, solidaire, écologique et démocratique.

Notre projet, il est ancré dans la réalité. Il propose des réponses concrètes aux questions concrètes posées par le pays, par la situation de l’Europe et du monde.

Que disent les agriculteurs ?

Qu’ils doivent vivre de leur travail, sinon c’est notre alimentation qui est en danger.

Que la fixation des prix par les seuls marchés mondiaux et leurs acteurs conduit à des catastrophes.

Je n’ai pas été surpris de leur mouvement. Dans mon tour de France je les ai rencontrés, en Vendée, en Mayenne, dans le Tarn et Garonne. Me dire où étaient les problèmes et les solutions.

Avec André Chassaigne,  nous relançons le travail législatif, pour déposer de nouvelles propositions de loi aptes à garantir des prix d’achat rémunérateurs aux producteurs.

Et dans les élections régionales, nous proposerons partout des nouvelles politiques de protection du foncier agricole, d’aide à l’installation et d’accompagnement de nouveaux modèles productifs agricoles. Nous proposons aussi que la restauration scolaire s’approvisionne d’abord en produits régionaux, comme l’avait mis en place le Conseil général de l’Allier, avec son programme pour les cantines, 100% produits de l’Allier.

Que disent les chômeurs, les précaires, les salariés menacés de licenciement? Qu’il n’y aura jamais d’inversion si on continue à distribuer des fonds publics à gogo sans réorienter  la gestion des entreprises vers la création d’emploi.

Nous proposons donc de stopper ce gâchis et de mobiliser l’argent disponible – et il y en a beaucoup- pour financer dans le logement, les transports, la santé, l’éducation, la relance industrielle, la transition énergétique, l’agriculture, les investissements créateurs d’emplois nécessaires.

Nous proposons  de changer les critères bancaires pour aider les collectivités locales, les PME PMI, les programmes industriels utiles à se financer plutôt que de continuer à gaver de crédits les capitalistes financiers, par exemple, Patrice Drahi, le PDG de SFR, propriétaire de Libération, de l’Equipe et de BFM TV, à la tête d’un empire endetté à 36 milliards d’euros.

Que disent les maires de nos communes ?

Que la réduction programmée des dotations de l’Etat va conduire à des réductions dramatiques dans les budgets d’investissement et dans les services publics locaux.

Nous proposons donc d’écrire publiquement dans chaque commune à tous les maires de France pour leur demander comment ils comptent   investir leur commune dans la journée d’action lancée par l’AMF, pour le 19 septembre. Nous demandons l’annulation du programme de réduction des dotations aux collectivités locales dans le prochain budget de la Nation.

Nous soulevons aussi à cette occasion le scandale de la suppression pure et simple du budget des aides à la pierre annoncée dans le prochain budget du logement. 400 millions d’euros rayés d’un trait de plume alors que la crise du logement est à son comble. Remplacé par quoi ? Une ponction dans les caisses des offices d’HLM pour reconstituer le fonds supprimé. Un scandale indécent. Nous proposons non seulement le maintien mais le doublement du budget des aides à la pierre.

Que nous disent les Cheminots et les usagers du train ?

Que c’est une folie de sacrifier le ferroviaire dont  nous avons besoin pour les voyageurs comme pour le fret, et que la libéralisation des autocars de la loi Macron est une aberration anti écologique anachronique.

Nous proposons la défense et le développement du service public unifié de la SNCF et des contrats Etat/Région qui protègent le développement du ferroviaire et non l’inverse.

Au moment où on nous parle avec raison de la COP 21, des trains inter-cité sont supprimés, des gares sont fermées au nom de la compétitivité. Les triages pour le fret sont fermés les uns après les autres. Le résultat, des milliers de camions, de cars supplémentaires sur la route, donc des millions de tonnes de CO2 supplémentaires. Avec à la clé : des milliers de chauffeurs sous payés, exploités, et des milliers d’emplois à la SNCF-RFF supprimés.

Nous nous plaçons l’ambition ferroviaire au cœur de la préparation de la COP 21 qui se tient en même temps que les régionales.

Et nous continuons dans le même esprit nos batailles pour les services publics de proximité.  Je pense singulièrement à la Santé, à l’hôpital, à la Sécurité sociale, à l’heure du 70e anniversaire de la Sécu.

Que nous dit encore l’état du monde la situation dramatique des migrants ? Que paix et développement ne font qu’un. Les marchands d’armes et les réseaux d’exploiteurs de la misère humaine font bon ménage. L’Europe fait la guerre et elle érige des murs, des murs en dur et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de fils barbelés et de haine. Mais quel monde construisons-nous ?

Nous avons honte de la France qui laisse des lycéens ayant fui leur pays, envoyés par leurs parents comme on jette une bouteille à la mer, sans toit dans Paris la nuit et le jour au lycée.

Honte que la 6ème puissance du monde ne soit pas capable de lutter contre les réseaux mafieux sur son territoire.

Honte que depuis plus de 10 ans, 20 000 Roms vivent de bidonvilles en bidonvilles alors que nous savons que les villages d’insertion mis en place par Plaine commune, ou le département du Val-de-Marne fonctionnent si l’Etat ne se désengage pas.

Honte que la France, engagée sur tous les terrains de guerre, n’accueille que quelques milliers de réfugiés quand l’Allemagne accueille 800 000 demandeurs d’asile.

Et nous allons mener toutes ces batailles inséparables, pour la paix, le développement et l’accueil des réfugiés en Europe.

Que nous dit la violence et les humiliations infligées à la Grèce par le capital et les dirigeants européens?

Que cet ordre libéral est une impasse dramatique, et que nous n’abandonnerons pas le peuple grec, nos camarades et le gouvernement Tsipras face aux requins que sont les créanciers capitalistes.

La lutte des classes a été mise à nu dans ce combat. L’oligarchie libérale a montré son vrai visage et ce n’est pas le moindre des mérites du gouvernement grec que de lui avoir arraché son masque. Je sais que nombre d’entre vous vivent douloureusement ces événements et s’interrogent sur les leçons à en tirer.

Devant la dureté du combat, l’heure est propice aux raccourcis, voire aux fourvoiements les plus dangereux comme on vient de le lire avec la proposition de Jacques Sapir de faire jonction avec le Front national dans une union sacrée contre l’euro. Elle est propice aux donneurs de leçons qui adulaient Syriza et Tsipras hier et les repeignent aujourd’hui au mieux en naïfs, au pire en capitulards.

Ne nous y trompons pas et ne trompons pas les Français. Il n’y a qu’un adversaire : le pouvoir exorbitant, la tutelle autoritaire que s’arrogent les marchés financiers et les grands intérêts capitalistes sur toutes les décisions qui concernent les peuples.

Il n’y a pas de chemin de traverse. C’est à ce pouvoir qu’il convient de s’E pour reconstruire une souveraineté partagée et coopérative des peuples qui puisse faire le poids face à des intérêts capitalistes mondialement coalisés.

Comment y parvenir ? En sortant de l’euro, comme si derrière la porte de sortie, vers laquelle Schaüble s’empressait d’ailleurs de vouloir pousser la Grèce, se trouvait le Paradis et non la jungle monétaire internationale dans laquelle se débattent tant de pays sous domination, ou plutôt en reconquérant le pouvoir sur l’euro sur nos banques pour en changer la nature ?

Par exemple, en exigeant que la Grèce touche bien les 86 milliards du plan d’aide mais pas au compte-goutte et en étant libre de son usage, sans les conditions draconiennes qu’on lui impose, toutes destinées à servir les créanciers, les banques et les prédateurs prêts à racheter le pays.

Par exemple encore, en exigeant que la dette soit immédiatement allégée, en partie annulée, pour cesser les transfert des pauvres vers les riches que cette dette organise, pour renverser la vapeur et au contraire drainer l’argent vers les besoins sociaux des peuples et  la réduction des déséquilibres en Europe.

Le PCF a lancé une pétition qui porte un mandat de solidarité de la France avec le peuple grec et montre notre intérêt commun, Français, Grecs, Européens, à sortir de l’austérité et reconquérir le pouvoir démocratique.

Un Conseil extraordinaire des présidents du PGE se réunit mi-septembre à Paris. Nous y lancerons des nouvelles initiatives de mobilisation et la Fête de l’Humanité sera un moment de débat et solidarité exceptionnelle.

Nous sommes tous face à l’exigence d’une élévation de notre engagement sur les enjeux de transformation de l’Europe. S’il y a une leçon à retenir, c’est celle-là. Pas de combat de transformation sociale, pas de combat révolutionnaire qui vaille sans tenir d’une même main notre engagement national et européen.

Toutes ces batailles nous allons les porter dans l’échéance cruciale des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains.

Ces régions ont désormais des pouvoirs renforcés. L’enjeu est de savoir si elles serviront à étouffer la démocratie locale, à servir la compétitivité des marchés ou si elles seront mises au service de l’égalité des territoires. Allons-nous laisser la droite et l’extrême droite toutes les conquérir, je dis bien toutes ? Pas question. Or le danger est bien réel.

Profitant du discrédit jeté sur la politique et sur la gauche par les renoncements de la politique gouvernementale, ils ne rêvent que de ça.

Nous ne laisserons pas faire.

Nous voulons des politiques régionales qui protègent les Français, qui protègent et développent les services publics, qui respectent  à égalité tous les territoires et leurs populations, qui fassent du développement économique un outil de création d’emplois, de la réduction des inégalités, du développement social de la transition écologique.

Cela ne sera possible qu’à la condition que des listes portées par les forces du Front de gauche et les énergies citoyennes, politiques et associatives partageants cette démarche réalisent des scores très élevés dans chaque région, jusqu’à disputer dans certaines d’entre-elles la conduite de majorités régionales de gauche.

Les communistes ont fait un choix clair, un choix national. Construire dans les 13 régions des listes qui soient utiles à cet objectif.

Devant les atermoiements de certains de nos partenaires du Front de gauche, je le redis ici, il serait incompréhensible, quels que soient nos débats, que le Front de gauche n’aille pas uni à cette bataille.

C’est à cela que les communistes travaillent dans les 13 régions. Rien ne nous fera renoncer. Nous porterons partout haut les couleurs du Front de gauche.

Nous voulons le faire en élargissant considérablement le renouvellement, en engageant le maximum de forces citoyennes à nos côtés. La priorité des priorités est de s’adresser à toutes les énergies disponibles, associatives, syndicales, politiques pour faire de nos projets régionaux et des nos listes une véritable fabrique citoyenne, un véritable projet partagé.

Enfin, je réaffirme que nous sommes disponibles partout pour construire ces listes avec EELV, des forces socialistes qui partagent nos objectifs, ou d’autres comme le MRC.

On parle beaucoup dans les médias d’accord entre EELV et le Front de gauche. Mais quelle est à ce jour la réalité ?

Si des discussions existent dans plusieurs régions, aucune liste dans  aucune région ne rassemble à ce jour EELV et l’ensemble du Front de gauche. Je le dis ici. Il n’est pas trop tard. Si un accord est possible dans plusieurs régions, nous y sommes favorables. Cet accord devra évidemment être respectueux de ces diverses composantes, c’est même la condition de l’efficacité de ce rassemblement. Mais les jours sont comptés. Chacun doit répondre maintenant avec clarté.

Le Front de gauche ne peut pas, pour quelques postes, être la roue de secours d’une EELV qui chercherait à sauver les meubles. Les communistes sont prêts à un accord avec le Front de gauche et EELV sur des projets régionaux dynamiques et solidaires qui ouvrent un nouvel espoir. Nous agirons en ce sens dans les jours à venir.

Mais je veux vous le dire aujourd’hui. Si ces discussions se mènent encore ces prochaines semaines, c’est aujourd’hui, demain que débute sans attendre notre campagne.

Il n’y a plus un jour à perdre.

Partout, prenez des initiatives, avec nos candidats, même si leur place dans l’ordre de la liste n’est pas aujourd’hui définitif. Il faut agir sans attendre. Ouvrons nos listes à de nouvelles candidatures.

Et tordons le cou aux mauvais procès, les codes éthiques ne nous font pas peur. Personne ne fera passer nos élus actuels ou futurs pour des cumulards.

Je prends même les paris : nos groupes seront les plus jeunes et les plus renouvelés de toutes les formations politiques à l’issue de ces élections.

Voilà, chers camarades, ce qui nous attend.

Je sais comme d’habitude que votre engagement sera total et que les obstacles ne nous arrêteront pas.

Dans 15 jours, la fête de l’Humanité s’annonce d’ores et déjà comme une édition très réussie. Nous nous y retrouverons, notamment lors du meeting où je prononcerai le discours. Je compte sur vous pour réussir à plein cet événement dans les deux semaines qui nous restent.

Notre investissement militant, nous le mettons au service d’une grande ambition pour notre pays.

Avec nos batailles, avec les élections régionales, nous préparons les changements dont notre pays, la France, et l’Europe ont un besoin urgent.

Au printemps prochain (la date précise sera fixée au Conseil national du 10 septembre), nous tiendrons notre congrès. Nous avons d’ores et déjà décidé de précéder le congrès d’une grande convention nationale sur notre projet pour la France. La « France en commun » est le texte avec lequel nous lançons la réflexion et le travail collectif. Dès aujourd’hui, le débat vous appartient et il nous revient à tous de l’engager avec ceux qui nous entourent.

Nous aurons lors de ce congrès de hautes ambitions pour notre parti. Je crois que le temps est venu de procéder à des modifications d’ampleur du PCF pour être à la hauteur des ambitions de changement de la politique que nous voulons porter.

Réussir à construire un projet et une candidature à la hauteur des enjeux de 2017 ;

redevenir le parti des quartiers populaires et du monde du travail ;

donner le pouvoir à de nouvelles générations dans le parti ;

construire des rapports de forces capables de tenir tête au monde de la finance ; changer d’échelle dans notre travail européen et internationaliste ;

renouveler de fond en comble notre bataille de communication pour reconstruire nos identifiants, investir les réseaux sociaux – pourquoi ne pas lancer une web tv ? – ;

donner un nouvel élan à notre vie démocratique, en permettant plus de transversalité, d’horizontalité dans notre organisation, plus de mise en commun, plus de formation, plus de réactivité…

Les défis, vous le voyez, ne manquent pas. Je suis décidé à ce que nous les abordions avec audace.

Notre congrès devra déménager ! Faisons un grand coup d’éclat, car en 2017, il faudra compter avec le Parti communiste pour construire une offre politique renouvelée.

Dans la gauche anti-austérité, l’éparpillement est un risque mortifère. Nous mettrons tout en œuvre pour le conjurer.

A en croire les sondeurs, les commentateurs politiques, et les dirigeants du système actuel, le casting et le scénario sont déjà bouclés.

Qu’ils comptent sur nous pour en écrire un autre !

La société française attend du neuf. Grâce à nous, elle en aura !

 

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