#PARIS

Voici la réponse hallucinante de M. le ministre de l’Intérieur à ma question écrite du 20 décembre 2018 sur les « Conditions d’exercice du métier de journaliste lors de manifestations – Garantir la liberté d’informer »

Il y a 2 semaines, le 9 janvier 2020

Par Pierre Laurent

M. Pierre Laurent attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conditions de libre exercice du métier de journaliste lors de manifestations.
Les syndicats de cette profession estiment qu’ils ont été victimes de dérapages inadmissibles de la part de certaines forces de l’ordre lors des manifestations parisiennes de novembre et décembre 2018 notamment et demandent aux pouvoirs publics des explications sur les consignes qui ont été données pour en arriver à cette situation. Ils demandent également au Gouvernement de faire toute la lumière sur ces agissements ainsi que de prendre les mesures nécessaires pour qu’ils ne se reproduisent pas et pour que soit garantie la liberté d’informer.
Il lui demande quelles réponses il compte apporter face à ces demandes.

GARDONS LE CONTACT

Réponse de M. le ministre de l’intérieur

Publiée le : 26/12/2019, page 6401

Texte de la réponse :

L’action des forces de sécurité intérieure dans les missions de maintien de l’ordre s’inscrit naturellement dans les principes légaux et réglementaires, prévus notamment par le code de la sécurité intérieure (CSI), dans le but de garantir la liberté d’expression de tous citoyens, ainsi que la sécurité des personnes et des biens. Or, il apparaît que de nombreux journalistes revêtent des tenues et des dispositifs de protection qui se confondent totalement avec ceux des manifestants. Dans le feu de l’action, quand bien même ils seraient porteurs d’un élément d’identification « Presse », il faut que celui-ci soit suffisant visible et explicite pour que les forces de l’ordre puissent les identifier comme tels. Enfin, il y a lieu de noter que de nombreux manifestants peuvent se déclarer « journalistes » du seul fait qu’ils filment les opérations de maintien ou de rétablissement de l’ordre avec un téléphone portable, comme d’autres s’improvisent « street medic » sans aucune connaissance médicale.

Si chaque citoyen, et donc chaque manifestant, peut filmer l’intervention des forces de l’ordre, cela ne lui donne pas pour autant le statut de journaliste. Il convient dans ce cadre que les journalistes puissent se distinguer clairement des manifestants : en s’identifiant par une prise de contact direct avec les forces de l’ordre ; au-delà d’une inscription « presse » sur leur tenue, par le port apparent de leur carte de presse ; en se positionnant en marge des manifestants, à l’abri des violences qu’ils peuvent exercer et des munitions employées en conséquence lorsque les sommations sont faites, ou éventuellement derrière les forces de l’ordre. En tout état de cause, si des journalistes ont à souffrir de l’emploi de la force par des unités de police ou de gendarmerie, il leur appartient, comme à quiconque, de déposer plainte ou de procéder à un signalement, par exemple sur la plateforme internet de l’inspection générale de la police nationale prévue à cet effet.

Il doit également être souligné la politique d’ouverture et de communication des forces de l’ordre. Dans le cadre de la modernisation des moyens de communication employés lors de la gestion de l’ordre public, la relation entre la presse et les forces de sécurité intérieure se modernise en effet régulièrement. Des chargés de communication des forces de sécurité intérieure peuvent par exemple être désignés. Ils encadrent et assurent la protection des médias pour lesquels un reportage en immersion a été validé. Afin d’être rapidement identifiés comme interlocuteurs privilégiés de ces derniers, et de tout autre média présent, ces chargés de communication peuvent être porteurs des signes distinctifs « police / gendarmerie communication » et d’une chasuble spécifique.

Ce type d’action témoigne de la volonté de transparence, d’information et de pédagogie des forces de l’ordre. La modernisation des moyens de communication tend par ailleurs à appuyer ces échanges en développant la présence de journalistes embarqués et en améliorant leur immersion dans des actions de gestion de l’ordre public. Il en est ainsi avant l’événement, via leur participation aux exercices de maintien et de rétablissement de l’ordre public pour leur expliquer les modes de fonctionnement des forces et les aider à se positionner pour réaliser leur travail en toute sécurité, et grâce à des explications sur les objectifs du dispositif et de messages à adresser à la population. Pendant l’événement, ponctuellement, des journalistes évoluent au côté des forces, sous réserve du port de protections (a minima casque, brassard « journaliste », carte de presse apparente, gilet pare-coups ou pare-balles).

De manière générale, que le journaliste soit embarqué ou non, le directeur du service d’ordre, ou son représentant porte-parole peut, après l’événement, s’exprimer pour commenter un dispositif et des manœuvres. Le rôle de communication du directeur du service d’ordre s’inscrit ainsi dans une volonté d’offrir une information au plus près du terrain et à l’attention d’un public le plus large possible. En conclusion, il doit être souligné que le maintien de l’ordre public, dont la complexité, la technicité et la sensibilité sont croissants, a considérablement évolué. Face aux mutations de la gestion de l’ordre public, le schéma national du maintien de l’ordre actuellement en préparation fixera ainsi un cadre global rénové sur l’emploi des forces de l’ordre et des moyens techniques spécialisés, destiné à adapter et actualiser la gestion de l’ordre public en France. La gestion nécessaire de la présence des journalistes au sein des opérations de maintien de l’ordre sera bien sûr prise en compte. Cette prise en compte par les forces de l’ordre doit leur permettre d’exercer leur métier d’information de la population.

L’association « Reporters sans frontières » a d’ailleurs été auditionnée le 7 novembre 2019 par le groupe de travail mis en place par le ministre de l’intérieur avec, notamment, des experts extérieurs au ministère. Ce groupe de travail rendra ses conclusions qui participeront à la finalisation du nouveau schéma national de maintien de l’ordre.

8 JANV. QAG

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18 DEC. QAG

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17 DEC. Manifestation unitaire

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Acte II du quinquennat : austérité à tout va !

Il y a 4 mois, le 1 octobre 2019

Par Pierre Laurent

Le gouvernement vient d’annoncer que le budget de la Sécurité sociale pour 2020 sera une nouvelle fois amputée de 4 Milliards d’euros, une honte pour nos populations, pour les soignant.e.s et pour les malades… !

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Aucune réponse n’est apportée de la part du gouvernement à la souffrance des soignant.e.s qui sont dans la rue depuis plusieurs semaines, aucune réponse n’est apportée aux patient.e.s et aux familles.

Malgré la grève des urgentistes depuis plus de 6 mois, Madame Buzyn s’obstine et signe en diminuant les dépenses de l’Etat en matière de santé de 280 millions d’euros et en maintenant une progression de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) à 2,3% en 2020, contre 2,5% en 2019 alors que la progression naturelle des dépenses est estimée à 4,5%.

Quant au financement de la dépendance, il ne se fera pas avec des mots ou des pièces jaunes.

Les personnels des EHPAD sont exaspérés par leurs conditions de travail et la maltraitance institutionnelle qui en découlent pour nos ainé.e.s !

Les professionnel.le.s du secteur estiment les besoins à hauteur de 40 000 postes dès 2020, soit deux postes dans chaque maison de retraite et structure d’aide à domicile, pour un coût d’1,5 milliard d’euros. Ils devront faire avec 210 millions d’euros, ce qui ne peut ni les convaincre ni les satisfaire.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE apportent une nouvelle fois tout leur soutien aux personnels en lutte et déposeront, avec leurs collègues du groupe GDR à l’Assemblée nationale, une proposition de loi reprenant des mesures d’urgence, notamment le financement de la dépendance par la mise à contribution des revenus financiers des entreprises et un plan de recrutement de 100 000 emplois statutaires par an, sur trois ans, dans la filière gériatrique ainsi qu’un plan d’investissement pour la création et la modernisation des EHPAD publics et privés non lucratifs.

Projet de transformation de la gare du nord – Faire de la gare un espace civilisé de mouvement et de rencontre

Il y a 4 mois, le

Par Pierre Laurent

J’ai attiré  l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports sur le projet de transformation de la gare du nord à Paris.

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La gare du nord est le principal pôle d’échanges de France et d’Europe où circulent plus de 700 000 voyageurs par jour dont 500 000 dans la gare souterraine pour le réseau express régional (RER) et le métro, ce qui représente plus de 200 millions de voyageurs chaque année. Elle est aussi le chef-d’œuvre de l’architecte Jacques Ignace Hittorff, qui l’a conçue en 1864 et elle figure à l’inventaire des monuments historiques. En 2001, une gare d’échanges vitrée nommée halles d’Hittorff a été ajoutée.

La grande plate-forme transversale et le hall du transilien se sont, au cours des années, remplis de kiosques commerciaux qui compriment l’espace réservé aux voyageurs. Le nouveau projet de la SNCF, associé au groupe Auchan via sa filiale immobilière Ceetrus, cherche à capter commercialement les 200 millions d’usagers de la gare par an. Ce projet renforcerait cette commercialisation au détriment des usages de cette gare en créant plus de 50 000 m2 de surfaces construites nouvelles, dont un centre commercial de 20 000 m2 et des bureaux. Avec un tel projet, l’accès direct aux quais pour les voyageurs franciliens, nationaux comme internationaux, tel qu’il se pratique aujourd’hui deviendrait impossible. Les promoteurs ne cachent pas que les distances à parcourir se trouveraient allongées pour les voyageurs, ce qui implique que les temps d’accès aux transports publics seraient aussi augmentés.

Ce projet prévoit également de raser « les halles d’Hittorff » moins de vingt ans après leur construction, ce qui serait un gâchis financier et architectural.

Un tel projet irait à l’encontre également du rééquilibrage nécessaire des activités dans Paris et dans l’espace de la métropole du Grand Paris.

Il induirait un fort risque de priver le pays d’un instrument essentiel de la desserte des sites olympiques, suite aux délais incompressibles d’enquêtes, de recours et des travaux eux-mêmes.

De nombreux acteurs et élus estiment que ce projet ne peut qu’avoir des conséquences négatives pour les usagers et estiment qu’il faut faire d’autres choix en vue de faire de cette gare du nord un espace civilisé de mouvement et de rencontre.

C’est pourquoi je lui ai demandé d’agir en faveur de l’arrêt de ce projet et d’un dialogue de tous les acteurs concernés, visant à mettre sur pied un projet pour satisfaire l’exigence légitime d’une amélioration de la mobilité au lieu de s’enferrer dans une logique surannée de mises en place de centres commerciaux qui ont pour seul objectif de satisfaire quelques intérêts privés au détriment de l’intérêt général.

Un adversaire politique intransigeant et respectueux

Il y a 4 mois, le 27 septembre 2019

Par Pierre Laurent

Jacques Chirac, président de la République de 1995 à 2007 est décédé. Je salue avec émotion la disparition d’un homme qui a marqué la vie politique du pays pendant de longues années, notamment lors des 12 années où il fut élu puis réélu président de la République.

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C’est une page de l’histoire politique de notre pays qui se tourne.

Les communistes ont été des adversaires politiques résolus de Jacques Chirac, tant au plan local à Paris et en Corrèze, qu’au plan national.

Ils se sont opposés à la politique qu’il a menée comme président de la République. Mais cet affrontement, souvent vif et sans concession , s’est toujours fait dans le respect mutuel.

Nous n’oublions pas cependant que nous avons su, alors que Jacques Chirac était maire de Paris, nous retrouver avec lui dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du sud et la libération de Nelson Mandela. Nous saluons aussi son courage et sa clairvoyance lorsque, président de la République, il s’opposa en 2003 à l’intervention militaire en Irak, ou encore reconnut la responsabilité de l’État français dans la déportation de centaines de milliers de juifs durant l’occupation.

Jacques Chirac était aussi porteur de valeurs qui lui interdisait de se compromettre ou de pactiser avec le Front national. Beaucoup devraient s’inspirer aujourd’hui de ce que fut son action et sa parole en ces domaines.

Certes, des choses essentielles opposaient les communistes à Jacques Chirac. Mais je tiens à m’associer au recueillement dû par la Nation à un homme d’État qui a marqué son temps et présente à sa famille et ses proches mes plus sincères condoléances.

Libertés syndicales… une Bastille qui reste à prendre !

Il y a 4 mois, le 24 septembre 2019

Par Pierre Laurent

Le 12e baromètre de la perception des discriminations dans l’emploi du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail publié ce jeudi montre que les discriminations syndicales sont aujourd’hui en France, un sujet majeur.

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Le sondage réalisé pour le baromètre auprès d’un échantillon représentatif de la population active de 1 000 personnes montre en effet que près d’un actif sur trois estime que les discriminations syndicales « se produisent souvent ou très souvent ».

Ce constat est amplifié lorsque l’on interroge des syndiqués. La moitié des quelque 33 000 personnes qui ont répondu au questionnaire diffusé à leurs membres par les organisations syndicales dans le cadre du baromètre, le partagent. Pour 66 % des syndiqués, s’investir dans le syndicalisme est un risque. La « peur des représailles » dissuade de nombreux salariés de s’investir dans le syndicalisme, estiment un tiers des actifs et quatre adhérents sur dix. Pour 42 % des actifs et 66 % des syndiqués, s’investir dans le syndicalisme est un risque pour l’emploi ou l’évolution professionnelle. Plus de 40 % de ces syndiqués expliquent d’ailleurs en avoir personnellement pâti. Le secteur privé est plus touché que le secteur public. L’industrie et les transports sont le plus souvent montrés du doigt tandis que les délégués syndicaux, seuls habilités à négocier, sont plus pénalisés que les autres. Concrètement, se syndiquer est « un frein à l’évolution professionnelle », disent 59 % des syndicalistes du privé et 39 % de ceux du public.

Cette étude, les chiffres précis qu’elle met en avant, nous confirme que le combat pour les libertés syndicales, le droit de grève, mais au-delà pour de réels pouvoirs dans et hors l’entreprise, est toujours d’une actualité et d’une nécessité brûlante. C’est un combat de société, qui touche à l’exigence de démocratie et d’une nouvelle République.

Ces remises en cause des droits et libertés au travail sont liées à l’offensive libérale et patronale visant à une dérégulation totale laissant « la main invisible » du marché et les détenteurs du capital libres de tous leurs mouvements.

Si le droit de grève est inscrit dans la Constitution française, les atteintes aux libertés, la criminalisation et la répression anti-syndicales, n’ont fait que s’aggraver ces dernières années. Tous les secteurs sociaux sont touchés. Lors du débat que j’ai animé à la Fête de l’Humanité, entouré de syndicalistes, sur la bataille ADP, un syndicaliste pompier faisait état des menaces de sanctions qui ont pesé sur lui, pour avoir simplement arboré un brassard « gréviste » lors d’une mission ! Un responsable FSU mentionnait également des enseignants sanctionnés pour avoir donné leur avis de citoyens sur la loi Blanquer sur les réseaux sociaux !

Et maintenant, le gouvernement lui même dégrade chaque jour un peu plus la liberté de manifester, comme on l’a vu lors des dernières manifestations du 1er mai ou celle sur le climat. Et ce n’est pas un hasard si ces décisions sont prises dans une période où le Code du Travail, les mécanismes d’indemnisation du chômage, l’avenir des retraites ont été ou sont dans le viseur du gouvernement.

La lutte pour l’extension des droits et des libertés est donc pleinement partie prenante des luttes pour de nouvelles alternatives sociales !

POUR UN CLIMAT DE PAIX !

Il y a 4 mois, le 20 septembre 2019

Par Pierre Laurent

Ce week-end ensemble nous allons marcher, en France, en Europe et dans le monde, pour la Paix et pour le Climat. Ensemble nous allons marcher car nous avons la planète à cœur. Dérèglement climatique, sécheresse, famines, catastrophes naturelles, épuisement des ressources naturelles, notre planète est en danger !

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L’humanité a les capacités intellectuelles et techniques de surmonter tous ces défis. Mais pour cela, le monde a besoin de paix.

Il faut en finir avec les multiples conflits en cours, faire prévaloir une culture de paix dans les relations internationales et dans la vie des sociétés. Il est urgent d’empêcher la relance d’une ruineuse course aux armements et de mettre fin aux armes nucléaires.

La paix aujourd’hui !. Les relations internationales sont soumises comme jamais aux rapports de domination économique et de conquête des marchés, aux chantages, aux menaces militaires et aux sanctions. L’OTAN est mise au service de cette logique d’exploitation et de mise en concurrence entre les peuples.

Faire reculer la guerre, agir pour la coopération entre les peuples et promouvoir un modèle de développement partagé et solidaire en utilisant autrement l’argent gaspillé dans la course aux armements, c’est aussi répondre à l’urgence climatique et écologique.

Les politiques libérales et de libre échange ne sont pas compatibles avec la profonde transformation des modes de production, d’échanges et de consommation qu’appelle l’urgence climatique. C’est également répondre à l’urgence sociale à l’heure où les politiques austéritaires menées en France, en Europe et partout où règne le capitalisme mondialisé, remettent en cause le pouvoir d’achat et les droits acquis en matière de chômage et de retraites, mais aussi les libertés démocratiques à travers le développement de la répression à l’encontre des mouvements sociaux.

Les actions pour la paix, le climat et la justice sociale sont indissociables. Elles sont l’affaire de toutes et tous.

Le 21 septembre, Journée Internationale de la Paix et pour le climat , nous donnera l’occasion d’exprimer nos exigences et nos espoirs. Soyons nombreuses et nombreux à participer aux rassemblements « POUR UN CLIMAT DE PAIX » !

Situation du réseau des chambres d’agricultures

Il y a 4 mois, le 16 septembre 2019

Par Pierre Laurent

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation du réseau des chambres d’agriculture et notamment celle de la chambre d’agriculture de la région d’Île-de-France.

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Régionalisée depuis le 1er janvier 2019, intégrant dans ses fonctions les organisations de l’élevage, elle est en voie de signer avec les autres chambres d’agriculture françaises, un contrat d’objectifs initialement prévu en septembre 2019.

Ce dernier, qui confirme l’élargissement du périmètre des missions, serait assorti d’une diminution importante des moyens sur trois années dès 2020, inscrite dans le projet de loi de finances pour 2020, ce qui représenterait une suppression de 750 emplois au niveau national et entre 12 et 15 en Île-de-France. C’est 10 % de la masse salariale totale.

Dans un contexte très difficile pour l’agriculture, à l’heure où les agriculteurs ont plus que jamais besoin d’être soutenus et accompagnés collectivement et individuellement, à l’heure où les territoires ruraux cherchent un nouveau souffle, ces coupes budgétaires iraient à l’encontre de l’efficacité, de la proximité et de l’accompagnement des entreprises agricoles et acteurs économiques dans les territoires. Elles obéreraient les exploitations agricoles dans leur capacité à avoir un accompagnement qualitatif permettant de répondre aux différents enjeux qui se posent à elles. Ce serait absurde tant d’un point de vue humain que d’un point de vue économique car l’agriculture apporte encore à la France un bénéfice net dans son produit national brut.

Cette situation suscite une incompréhension et un fort mécontentement chez les acteurs concernés.

Pour toutes ces raisons, je lui ai demandé ce qu’il compte faire en vue de maintenir les moyens attribués aux chambres d’agricultures en général et de celle d’Île-de-France en particulier.