Le roi est nu

Il y a 1 an, le 7 avril 2020

Par Pierre Laurent

« Mais il est nu ! » s’exclama ce petit garçon du conte d’Andersen au passage du cortège royal… La dramatique épidémie du Covid-19 met en effet notre société à nue, révèle les failles et les fractures d’une mondialisation néolibérale qui a pour seule boussole la réduction des dépenses publiques et les profits des actionnaires.

GARDONS LE CONTACT

Plus encore, elle révèle les failles et les fractures du discours politique qui, des décennies durant, a accompagné, justifié, mis en œuvre des logiques qui aujourd’hui se retournent violemment contre l’humanité elle même.

Mais la nature n’aime ni le vide ni le silence… Alors, reste le mensonge auquel on cherche à donner les apparences de la vérité.

« Aucun système de santé au monde n’était préparé à affronter une telle pandémie » nous expliquait, il y a quelques jours, le premier ministre, évacuant ainsi ses propres responsabilités et celles de ses prédécesseurs, négligeant de rappeler que les logiques de compression et de casse des systèmes de santé furent mises en œuvre, malgré la résistance des peuples, dans la plupart des pays de la planète.

Quant au président lui même, il n’est pas en reste pour tenter de s’habiller d’illusions… Et d’annoncer, à Mulhouse, que des services essentiels devront, à l’avenir, être placés en dehors des logiques de marché… Et de surenchérir sur l’hôpital, en sortant de sa manche « un plan massif d’investissement pour l’hôpital » accompagné « d’une revalorisation de toutes les carrières« .

Belles paroles, Monsieur le Président, quand un article de Médiapart révèle qu’une note rédigée, à votre propre demande, par deux hauts fonctionnaires de la Caisse des Dépôts préconise de poursuivre le processus de privatisation rampante de nos hôpitaux publics !

Belles paroles, Monsieur le Président, quand vient d’être annoncée, dans cette région Grand-Est si durement éprouvée, la fermeture de 600 postes à l’Hôpital de Nancy !

Quelles sont vos intentions Monsieur le Président ? Comment devons-nous interpréter les mots du ministre de la santé qui, ce matin, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin, visiblement chargé du service après vente de vos déclarations, esquivait la question, parlant de « suspension » de tout programme de restructuration dans les hôpitaux, renvoyant cela à l’ « après » ?

Non, c’est maintenant qu’il faut répondre.

Je vous ai écrit en ce sens dans une lettre que je viens de rendre publique : j’exige une réponse, vous la devez aux Français.

Vous la devez sur l’hôpital et sur l’avenir de tout le système de santé, vous la devez sur les relocalisations de nos productions que vous avez annoncées à Mulhouse, après avoir accompagné, à chaque instant de votre mandat, leurs délocalisations, à commencer par les masques sanitaires dont vous nous dites aujourd’hui qu’ils sont nécessaires après avoir fait dire des semaines durant qu’ils ne servaient à rien !

Vous la devez aux salarié·e·s dont vous avez permis qu’ils soient contraints de travailler 60 heures par semaine, livrant leurs congés payés au bon désir du patronat.

Vous la devez à nous toutes et tous, sur la facture de la crise économique qui résulte de la crise sanitaire. Qui va payer ? Rétablirez-vous l’impôt sur la fortune que vous avez supprimé ?

Nous ne vous laisserons pas vous abriter derrière ces appels à l’union sacrée, en traitant d’irresponsables les voix qui contestent, en renvoyant les leçons à tirer à plus tard…

Tombez le masque, Monsieur le Président, sortez de ces discours  qui ne s’assument plus, qui se réfugient derrière la parole des scientifiques, après avoir justement des mois durant soigneusement méprisé la voix des personnels, des scientifiques, des docteurs qui, jour après jour, ont hurlé leur colère face à la désagrégation programmée de nos systèmes de santé.

« La vérité ne fait pas tant de bien dans le monde que ses apparences y font de mal » a écrit, dans l’une de ses célèbres maximes, François de la Rochefoucauld.

Nous attendons réponse, mais ce qui est vrai c’est qu’une seule voie se fait jour, une seule exigence grandit dans les failles, les contradictions, et les apparences de vérité du discours présidentiel et gouvernemental : faire émerger une parole citoyenne exigeante, plurielle, donnant pouvoir à celles et ceux qui travaillent, produisent, soignent, à ces experts du quotidien dont parlait Jack Ralite.

En organisant le débat, la participation des citoyen·ne·s, des élu·e·s, des parlementaires, en accordant à toutes et tous de nouveaux pouvoirs, au lieu de les confiner en spectateurs impuissants de décisions prises sans eux et donc contre eux.

Nous vivons sans doute une époque où le discours imposé d’en haut, au service des puissants, imposant sa loi aux hommes et à la planète, se meurt.

Reste à faire vivre une parole partagée, co-construite, imposant des solutions nouvelles dans une démocratie revivifiée.

Oui petit garçon, tu as raison.. « Le roi est nu ».

Tu as eu le courage de chercher la vérité et de la dire !

Candidature problématique à la présidence d’Interpol – Eviter la privatisation d’une instance publique internationale

Il y a 11 heures, le 21 septembre 2021

Par Pierre Laurent

Ahmed Nasser Al-Raisi,  général émirati accusé de complicité de torture dans son pays, se porte candidat à la présidence d’Interpol après que son pays ait « préparé » le terrain en versant notamment des dizaines de millions d’euros à la Fondation d’Interpol ! J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires […]

GARDONS LE CONTACT

Ahmed Nasser Al-Raisi,  général émirati accusé de complicité de torture dans son pays, se porte candidat à la présidence d’Interpol après que son pays ait « préparé » le terrain en versant notamment des dizaines de millions d’euros à la Fondation d’Interpol !

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation d’Interpol. En vue de favoriser leur candidat à la tête de cette institution, les Émirats arabes unis (EAU) se sont engagés à y verser 50 millions d’euros pendant cinq ans, soit la cotisation annuelle d’une centaine d’États.

Ces sommes considérables transitent par la fondation Interpol.

Depuis 2016, il y eut l’ouverture d’un bureau central à Abou Dabi, l’organisation d’un forum d’Interpol sur la sécurité en 2017, d’une assemblée générale dans la capitale des EAU et, en 2018, la création d’un poste d’« ambassadeur » de la Fondation, confié à un émirati.

Avec ces dons, les EAU, dont la quote-part du budget d’Interpol est seulement de 0,455 %, deviennent ainsi deuxième contributeur après les États-Unis d’Amérique.

Il est à noter que le candidat à la présidence d’Interpol que veulent favoriser les EAU est un général émirati, accusé de complicité de torture dans son pays.

Le Parlement européen s’est inquiété en septembre 2021 du profil de ce candidat, qui fait objet de plusieurs procédures juridiques.

Je lui demande quelle est la position de la France par rapport à cette candidature, qui semble aux yeux de beaucoup inappropriée pour le moins.

Plus généralement, je lui demande si lors de la prochaine assemblée générale la France compte lancer une réflexion en vue de financements suffisants pour le fonctionnement de cette institution, avec pour objectif d’éviter la situation actuelle que beaucoup dénoncent comme une tentative de privatisation d’une instance publique internationale.

Conséquences néfastes résultant de la loi d’orientation des mobilités

Il y a 2 jours, le 20 septembre 2021

Par Pierre Laurent

J’ai attiré l’attention de Mme la ministre de la transition écologique sur certaines conséquences néfastes résultant de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités. Celle-ci prévoit, parmi d’autres dispositions, la mise en concurrence des opérateurs de transports notamment en Île-de-France. De plus en plus de salariés sont touchés par cette logique préjudiciable pour eux tant en termes de santé, de conditions de travail, de temps de travail, de rémunération que de services rendus aux usagers. De plus en plus de travailleurs contestent cette logique. Parmi ceux-ci il y a les conducteurs de bus de Transdev Melun Val-de-Seine en grève pour dénoncer ce dumping social qui a pour conséquences, entre autres, l’augmentation des amplitudes horaires, l’augmentation des cadences et des rémunérations qui baissent globalement. Ils demandent la mise en place d’une médiation en vue d’une prise en compte de leurs revendications. Il lui demande ce qu’elle compte faire en vue de donner satisfaction à cette demande urgente d’un dialogue social approfondi et sérieux.
Plus généralement, je lui ai demandé ce qu’elle compte faire en vue d’agir en faveur d’un moratoire de la mise en concurrence des opérateurs de transports, notamment en Île-de-France, concomitamment à la mise en place d’un débat dans le pays et au Parlement en vue de la mise en place d’une politique de mobilités respectant les droits des travailleurs, en adéquation avec les besoins des populations, répondant aux exigences de la crise climatique et financée de manière pérenne.

GARDONS LE CONTACT

Celle-ci prévoit, parmi d’autres dispositions, la mise en concurrence des opérateurs de transports notamment en Île-de-France. De plus en plus de salariés sont touchés par cette logique préjudiciable pour eux tant en termes de santé, de conditions de travail, de temps de travail, de rémunération que de services rendus aux usagers. De plus en plus de travailleurs contestent cette logique. Parmi ceux-ci il y a les conducteurs de bus de Transdev Melun Val-de-Seine en grève pour dénoncer ce dumping social qui a pour conséquences, entre autres, l’augmentation des amplitudes horaires, l’augmentation des cadences et des rémunérations qui baissent globalement. Ils demandent la mise en place d’une médiation en vue d’une prise en compte de leurs revendications.

Je lui ai demandé ce qu’elle compte faire en vue de donner satisfaction à cette demande urgente d’un dialogue social approfondi et sérieux.

Plus généralement, je lui ai demandé ce qu’elle compte faire en vue d’agir en faveur d’un moratoire de la mise en concurrence des opérateurs de transports, notamment en Île-de-France, concomitamment à la mise en place d’un débat dans le pays et au Parlement en vue de la mise en place d’une politique de mobilités respectant les droits des travailleurs, en adéquation avec les besoins des populations, répondant aux exigences de la crise climatique et financée de manière pérenne.

Journées d’étude des parlementaires

Il y a 5 jours, le 16 septembre 2021

Par Pierre Laurent

Aujourd’hui et demain en Dordogne pour les Journées Parlementaires, avec mes collègues
Les députés communistes et les Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes.

GARDONS LE CONTACT

Après nos travaux de la matinée consacrés aux réponses à apporter à la crise démocratique, nous avons pu rencontrer les apprentis du restaurant gastronomique de la CCI ; un bel échange avec des jeunes motivés et talentueux !
Merci à Marie Claude Varaillas, sénatrice de la Dordogne et à Jacques Auzou, Maire de Boulazac pour leur accueil chaleureux en pays périgourdin.

« Silence like a cancer grows – Le silence comme un cancer grandit, et il tue » (Simon and Garfunkel)

Il y a 6 jours, le

Par Pierre Laurent

Aujourd’hui, 16 septembre, 2021, 84ème femme tombée, depuis le 1er janvier, sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint.

GARDONS LE CONTACT

Au gouvernement, plus personne n’en parle. Comme si l’urgence était de se taire, de ne plus entendre le cri des femmes, de leurs enfants, de toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus des silences complices, de l’impunité, des demi-mesures, qui ont pour conséquence de préserver un système basé sur les dominations patriarcales et masculines.
Le Grenelle organisé « contre les violences conjugales » en 2019, après 132 victimes cette année-là, n’a accouché que d’ajustements juridiques, de promesses législatives lointaines… mais d’aucun centime de plus consacré au budget de l’État contre les violences faites aux femmes.
Deux ans après, c’est le règne du « circulez y a rien à voir » ! « Silence like a cancer grows… » chantent Simon and Garfunkel. Ce cancer grandit et il tue.
Nous sommes déterminés à poursuivre le combat pour que l’État prenne ses responsabilités et débloque les fonds nécessaires pour lutter contre ces drames quotidiens. Il en va de vies humaines, de la société d’égalité que nous voulons construire, du monde que nous voulons laisser à nos enfants.
« Dans 16 féminicides, c’est Noël » disait une pancarte en 2019. Aujourd’hui, 16 septembre 2021, une 84ème victime est décédée. Qu’en sera-t-il le 24 décembre Emmanuel Macron ? Le cadeau laissé par le Gouvernement sera-t-il toujours aussi inhumain ?
J’avais à cœur aujourd’hui de rappeler l’urgence de ce combat et la ténacité qu’il exige.

Commémoration « Monnerville – l’héritage »

Il y a 6 jours, le 15 septembre 2021

Par Pierre Laurent

J’ai eu l’honneur de présenter, aux côtés de Gérard Larcher, Président du Sénat, et en ma qualité de Président de la Délégation du Bureau chargée de la politique événementielle et du musée du Luxembourg, à la présentation, dans le Jardin du Luxembourg, de l’exposition retraçant la vie de Gaston Monnerville, Président du Sénat de 1947 à 1968, et son engagement politique.

GARDONS LE CONTACT

18 et 19 SEPT. Journées du Patrimoine

PARTAGER

Chargement