04 Déc 2017

Un équilibre territorial et des emplois à préserver

Devenir des salariés et du site de l’ancienne chocolaterie Menier de Noisiel

30 novembre 2017 – Question écrite n° 02370

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le devenir des 1 300 salariés du siège Nestlé France et du site de l’ancienne Chocolaterie Menier à Noisiel en Seine-et-Marne.

La direction de l’entreprise Nestlé France a annoncé son déménagement de Noisiel pour fin 2019. Elle dit vouloir regrouper ses sept sièges sociaux français et ses 2 500 salariés sur un site unique situé entre Issy-les-Moulineaux et la Porte de Versailles et a fait connaître son intention de vendre le site de Noisiel.

Nombre de salariés et leurs représentants du site de Noisiel expriment de fortes inquiétudes, en lien avec ce déménagement, sur le maintien de l’emploi d’autant que, selon eux, la direction entame des démarches en vue de repérer dores et déjà des postes qu’elle pense pouvoir supprimer. En outre, en transférant les postes de travail de 1 300 salariés à l’autre bout de l’Île-de-France, elle rendrait beaucoup plus difficile l’équilibre entre la vie privé et la vie professionnelle de nombre d’entre eux.

Les élus de proximité estiment que ce déménagement serait synonyme d’interrogations et d’inquiétudes tant en matière d’emploi, qu’en termes d’attractivité de ce territoire dans le cadre de la mise en place du Grand Paris, quel qu’en soit le périmètre. Ils estiment également que ce site classé situé à proximité immédiate de futurs aménagements olympiques mérite une attention particulière en vue de préserver l’originalité, l’histoire et l’unité de ce site et ont interpellé les pouvoirs publics à ce sujet. Leurs craintes et interrogations portent également sur d’éventuelles opérations immobilières concernant l’actuel terrain de la chocolaterie et ce, en liaison avec la mise en place du Grand Paris et des Jeux olympiques.

Outre le fait que l’activité industrielle en Seine-et-Marne ne cesse de chuter ces dernières années, il est à noter également que le groupe Nestlé a touché ces dernières années des dizaines de millions d’euros d’aides publiques sous la forme d’un crédit d’impôt recherche (CIR) et de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). L’État ne peut donc se désintéresser de ce qui s’y passe.

Par conséquent, je lui ai demandé ce qu’il compte entreprendre en vue de favoriser, au siège de Nestlé France notamment, un dialogue social avec les personnels qui participerait à un projet industriel cohérent tant du point de vue de l’intérêt général que de l’équilibre territorial et qui aurait également pour objectif la préservation de l’emploi.

Partager