#SÉNAT

ADP AU COEUR, ADP EN FÊTE !

Il y a 2 mois, le 18 septembre 2019

Par Pierre Laurent

La proximité de l’aéroport du Bourget n’en est sûrement pas une explication pertinente, mais la mobilisation pour empêcher la privatisation d’aéroports de Paris fut bien l’un des principaux leitmotiv de l’édition 2019 de la Fête de l’Humanité.

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La campagne de vote pour le RIP a nourri des dizaines de milliers de dialogues dans toutes les allées, au stand des parlementaires communistes, à celui du Conseil national, dans tous les endroits où les militant·e·s se sont organisé·e·s pour solliciter, débattre, inviter à voter sur les ordinateurs mis à disposition à plusieurs endroits de la fête.

Beaucoup n’avaient évidemment pas attendu la fête pour voter. D’autres s’informaient, demandaient des précisions, souhaitaient l’échange pour croiser les arguments les plus à même de convaincre autour d’eux… Avec visiblement une motivation qui prend corps : mettre un coup d’arrêt au bradage des biens publics et mettre enfin Macron en échec !

Celles et ceux qui n’avaient pas encore voté n’avaient pas besoin de beaucoup d’arguments pour se précipiter vers les ordinateurs, certains nous disant même : « je tenais à le faire à la fête ! »

Ce sont ainsi 10 000 votes qui ont été récoltés en 3 jours. Mais, au-delà du chiffre, ce sont autant de personnes susceptibles de rayonner autour d’elles, qui ont pris conscience que l’objectif de
4, 7 millions, aussi élevé qu’il puisse paraître, n’en est pas moins atteignable. Des milliers de personnes qui n’entendent plus se faire voler leur parole et exigent un grand débat public sur ADP, comme sur l’ensemble des services publics.

Car l’essentiel est là : la fête de l’Humanité a bel et bien constitué un tremplin pour relancer, donner de la visibilité et de la crédibilité à l’objectif du million de signatures pour le référendum ADP.

A partir de ce seuil, à portée de main, tout deviendra possible.
C’est aussi ce que semblait dire aux dizaines de milliers de participant·e·s les avions qui survolaient la fête au départ, ou à l’arrivée, du Bourget ou de Roissy–Charles de Gaulle tout proches !

Situation du réseau des chambres d’agricultures

Il y a 2 mois, le 16 septembre 2019

Par Pierre Laurent

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation du réseau des chambres d’agriculture et notamment celle de la chambre d’agriculture de la région d’Île-de-France.

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Régionalisée depuis le 1er janvier 2019, intégrant dans ses fonctions les organisations de l’élevage, elle est en voie de signer avec les autres chambres d’agriculture françaises, un contrat d’objectifs initialement prévu en septembre 2019.

Ce dernier, qui confirme l’élargissement du périmètre des missions, serait assorti d’une diminution importante des moyens sur trois années dès 2020, inscrite dans le projet de loi de finances pour 2020, ce qui représenterait une suppression de 750 emplois au niveau national et entre 12 et 15 en Île-de-France. C’est 10 % de la masse salariale totale.

Dans un contexte très difficile pour l’agriculture, à l’heure où les agriculteurs ont plus que jamais besoin d’être soutenus et accompagnés collectivement et individuellement, à l’heure où les territoires ruraux cherchent un nouveau souffle, ces coupes budgétaires iraient à l’encontre de l’efficacité, de la proximité et de l’accompagnement des entreprises agricoles et acteurs économiques dans les territoires. Elles obéreraient les exploitations agricoles dans leur capacité à avoir un accompagnement qualitatif permettant de répondre aux différents enjeux qui se posent à elles. Ce serait absurde tant d’un point de vue humain que d’un point de vue économique car l’agriculture apporte encore à la France un bénéfice net dans son produit national brut.

Cette situation suscite une incompréhension et un fort mécontentement chez les acteurs concernés.

Pour toutes ces raisons, je lui ai demandé ce qu’il compte faire en vue de maintenir les moyens attribués aux chambres d’agricultures en général et de celle d’Île-de-France en particulier.

Belle émotion à la Fête de l’Humanité

Il y a 2 mois, le

Par Pierre Laurent

Très fier d’avoir reçu le titre de Citoyen d’honneur de l’Etat de Palestine.
Le combat continue pour une paix juste et durable !

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Très fier d’avoir reçu le titre de Citoyen d’honneur de l’Etat de Palestine.
Le combat continue pour une paix juste et durable !

Des paroles… et des actes !

Il y a 2 mois, le 11 septembre 2019

Par Pierre Laurent

Benjamin Griveaux et Cédric Villani aiment tellement la « concurrence libre et non faussée » qu’ils se l’appliquent à eux-mêmes en vue des futures municipales à Paris !
Grand bien leur fasse… Mais là où rien ne va plus, c’est dans leur intention d’en faire l’unique credo de la politique qu’ils comptent mener dans la capitale.

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Le logement, sujet si prégnant pour le quotidien des Parisien·ne·s, en est un exemple frappant, c’est le cas de le dire.

Dans une belle cacophonie à deux voix, et en oubliant toutes leurs responsabilités dans les politiques menées par l’État, ils partent en guerre contre la politique ambitieuse et reconnue partout en Europe et dans le monde, de constructions de logements sociaux et d’encadrement des loyers, impulsée par la municipalité de gauche et mon ami adjoint au logement, Ian Brossat. Selon Benjamin Griveaux, il s’agit même de « communisme municipal dogmatique ! ». Affligeant !

Mais qu’y a-t-il derrière tout cela ? De belles phrases, des généralités, des critiques d’autant plus acerbes qu’elles ne sont étayées d’aucunes propositions, avouables du moins, et surtout un assourdissant silence sur les désastreuses politiques du logement de la majorité présidentielle.

Mais, comme, décidément nous avons de la mémoire, nous n’oublions pas que la baisse des APL, les coupes budgétaires aux bailleurs sociaux, toutes mesures dramatiques pour les familles populaires et les classes moyennes, qu’ils prétendent vouloir défendre, les députés Griveaux et Villani les ont votées !

Comme la République En Marche combat au Sénat la proposition de loi que j’ai déposée pour s’attaquer aux abus d’Airbnb dans la capitale !

Pour vous faire par vous-mêmes une opinion précise et argumentée, je vous invite à lire la tribune que Ian Brossat vient de publier dans Libération.

Quand les paroles rejoignent… les actes !

Vincenzo Vecchi, ma lettre au Premier Ministre

Il y a 2 mois, le 10 septembre 2019

Par Pierre Laurent

Un respect des droits fondamentaux nécessaire

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Monsieur Édouard Philippe
Premier Ministre
57 rue de Varenne
75700 Paris SP 07

Paris, le 10 septembre 2019

Je me permets d’attirer votre attention sur la situation de M. Vincenzo Vecchi ressortissant italien qui vit en Bretagne depuis 2011. Suite à deux mandats d’arrêt européens délivrés par l’Italie, Monsieur Vincenzo Vecchi a été arrêté le 8 août dernier par la police française et incarcéré en attendant que la juridiction française compétente se prononce sur la régularité des mandats d’arrêt italiens. Cette arrestation a provoqué la stupeur et un élan de solidarité en sa faveur car Monsieur Vincenzo Vecchi est particulièrement bien inséré là où il vit avec sa compagne et compte de nombreux soutiens. Depuis son installation, M. Vecchi n’a jamais commis d’infraction sur le territoire français. Il ne s’est jamais fait connaître défavorablement et est très actif dans le milieu associatif.

M. Vecchi a participé au contre-sommet du G8 de Gênes à 2001 et à un rassemblement non autorisé s’opposant à la tenue d’une manifestation fasciste déclarée à Milan en 2006. La justice italienne a eu recours au chef d’accusation de « dévastation et saccage », généralement réservé aux situations de conflit armé et qui remonte au code Rocco de 1930 de l’époque fasciste. Il en résulte deux mandats d’arrêt européens délivrés par l’Italie afin que M. Vecchi soit remis à ce pays pour y purger une peine de 13 ans au seul motif d’avoir participé à une manifestation et sans qu’aucun fait violent n’ait pu lui être personnellement imputé.

Il est à noter que la répression policière de la manifestation de Gênes a été très brutale avec un militant tué et des nombreux autres blessés à laquelle s’ajoutent de multiples arrestations et des condamnations très lourdes. D’ailleurs des mauvais traitements à l’encontre des manifestants, assimilables à des actes de torture selon la CEDH en 2015 ont été prouvés et ont eu pour résultat que l’Italie a été condamnée au sujet de cette répression par différentes instances internationales. L’ensemble de ces éléments tend à prouver que sont mises en œuvre ici une criminalisation des luttes sociales et des condamnations pour l’exemple totalement contraires à tout esprit démocratique.

De plus de grandes imprécisions juridiques entachent les mandats d’arrêt concernant M. Vecchi. En effet la justice française a demandé un supplément d’information pour enjoindre l’Italie à faire connaître les conditions de notification des décisions mais aussi à faire connaître si la décision prise par le tribunal de correctionnel de Milan ne serait pas prescrite ou exécutée, sans que l’Italie n’en ait informée la justice française. Un des mandats d’arrêt au moins ne serait pas régulier.

Pour toutes ces raisons il me semble qu’une exécution de ces mandats d’arrêt serait incompréhensible. Elle revêtirait en outre, dans ces circonstances, une signification politique très problématique pour notre pays. Par conséquent je vous serais reconnaissant, Monsieur le Premier Ministre, de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour garantir les droits fondamentaux de M. Vecchi et éviter sa remise aux autorités italiennes.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

 

Pierre Laurent
Sénateur de Paris

 

Des bienfaits de la mémoire

Il y a 2 mois, le

Par Pierre Laurent

Dans la mythologie grecque, Zeus avait coutume de se métamorphoser en taureau ou en cygne pour séduire les belles mortelles…
Les métamorphoses de Zeus, passe encore ! Mais celle de Macron/Jupiter en Diogène vivant nu dans son tonneau, là, nous avons du mal !

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Le Macron nouveau est arrivé, « plus proche, plus à l’écoute, plus humble, plus modeste, plus humain« , pour reprendre les leitmotiv de la communication gouvernementale.
A croire que l’on voudrait  nous faire oublier l’ancien.

La communication est une chose. Mais, au risque de sembler terre-à-terre, les faits en sont une autre.. Ainsi, rappelons-nous que pour atténuer auprès de l’opinion publique l’effet dévastateur de la suppression de l’ISF, il fut martelé à l’époque que la taxes sur les yachts devait rapporter 10 millions.

Or, qu’apprenons-nous ?
En 2019,  cette goutte d’eau des profits s’est, elle aussi, évaporée pour ne rapporter que 288 000 euros.

Pas de quoi provoquer le naufrage des barques amarrées aux quais d’Antibes ou de St Tropez.

Et si j’avais mauvais esprit, mais bonne mémoire, je pourrais ajouter qu’au deuxième trimestre 2019, le taux de marge des entreprises s’est élevé à 33,1 %, son plus haut niveau depuis 2008. Effet cumulé du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et de la baisse des cotisations sociales.

La mémoire a ceci de bon qu’elle est toujours là pour nous rappeler qu’un président des riches, même attifé de haillons de théâtre, reste le président des riches.

Les femmes et les hommes réel·le·s, qui exigent des moyens pour soigner dans les urgences, qui demandent 1 milliard pour l’égalité femmes-hommes, qui refusent le bradage d’ADP et de tous nos services publics, ont rendez-vous ce week-end à la fête de l’Humanité .

Ils et elles vont y venir tels qu’ils sont, sans artifice, avec leur coeur, leur intelligence et leur… mémoire !

Football : une belle histoire ?

Il y a 2 mois, le 6 septembre 2019

Par Pierre Laurent

J’aime le football. Mais je n’aime pas l’histoire qu’il nous raconte trop souvent. Celle où tout se mesure à l’aune de l’argent, où l’être humain, son histoire, sa formation, son devenir se mesurent à coup de millions. Le joueur professionnel devient une marchandise, un produit financier avec des « prêts avec option d’achat », des « clauses de rachat prioritaire », des « pourcentages à la revente ».

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Le mercato (période pendant laquelle, à l’inter-saison ou lors de la trêve hivernale, les clubs peuvent vendre et acheter des joueurs) qui vient de se terminer pour cet été, a généré près de 6,6 milliards d’euros de vente dans le Top 5 des championnats européens. Deux fois plus qu’il y a cinq ans !

Je n’aime pas cette histoire là, celle où l’argent pourrit tout.

Le football peut raconter une autre histoire. Je pense à Kevin Denkey, ce jeune footballeur togolais de 18 ans, arrivé en France à 12 ans comme migrant, « mineur isolé », comme l’on dit dans les statistiques, c’est-à-dire sans parents ni famille… Recueilli et hébergé par une association en région lyonnaise, il joue au foot et intègre le centre de formation du Nîmes Olympique, où il signe un contrat professionnel.

Kevin Denkey vient de marquer deux buts en deux matchs de championnat de Ligue 1. Il va revenir dans son pays ce week-end, pour jouer avec la sélection nationale du Togo un match qualificatif pour la prochaine Coupe du monde.

Tous les jeunes migrants comme lui n’ont pas cette chance là. Mais j’aime son histoire, elle est humaine.

J’aime ce football là.

21 SEPT. Manifestations pour la Paix et le Climat

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RÉFÉRENDUM ADP : un défi à la portée de notre engagement à toutes et tous

Il y a 2 mois, le 4 septembre 2019

Par Pierre Laurent

La campagne pour obtenir l’organisation d’un référendum sur la privatisation d’ADP va connaître, à la Fête de l’Humanité, un nouveau souffle. Après un lancement réussi, malgré les bâtons dans les roues que le gouvernement a soigneusement mis sur notre route, l’objectif au soir du 15 septembre est clair : atteindre le million de signatures, étape décisive pour obtenir les 4, 7 millions nécessaires pour gagner le référendum.

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La Fête de l’Humanité sera bien le rendez vous de toutes celles et ceux qui refusent la vente, le bradage plutôt, d’un des principaux atouts de la politique de transport aérien. Le rendez vous de toutes celles et ceux qui ,pensent qu’une telle décision ne peut ni ne doit échapper à un véritable débat démocratique.

Ce serait en effet un bout de France qui serait cédé au privé si on laisse faire le gouvernement.

ADP n’est pas n’importe quelle entreprise : numéro un de son secteur, 4,5 milliards de chiffres d’affaires, 173 millions d’euros de dividendes versés à l’état en 2018, 6700 hectares de terrains, 280 millions de passagers annuels, un service public qui réunit le contrôle des frontières, l’aviation civile, les douanes et la sûreté aérienne. Il est impensable de déléguer ces fonctions stratégiques à des actionnaires obnubilés par la rentabilité. L’enjeu est donc tout à la fois démocratique, social, écologique.

La construction d’un terminal 4, le projet Europacity et la construction de la ligne ferrée CDG-Express auront logiquement des impacts sur les terres agricoles, sur le  bruit, l’environnement et l’aménagement du territoire.

Avec le grand lancement de la campagne de signature dans la Fête le vendredi 13 septembre à 18h, au stand du CN, la Fête de l’Humanité sera un grand lieu pour sensibiliser et permettre concrètement et techniquement, sur place, au maximum de participant·e·s d’apporter leur soutien au projet de loi sur le référendum.

Nous allons mettre, comme l’on dit, les petits plats dans les grands ! Le stand national des communistes, celui des parlementaires, ceux des fédérations vont mettre à disposition des moyens informatiques permettant de signer en ligne. Nos militant·e·s seront dans les allées pour débattre, sensibiliser, inviter à la signature.

La Fête cependant commence aujourd’hui ! Sur les marchés, à la porte des entreprises, vignettes de la Fête et tract ADP en main !

Une seule obsession : le million de signatures au soir du 15 septembre.

Nous avons gagné en 2005 la bataille du traité constitutionnel européen, nous gagnerons en 2019-2020 celle sur Aéroports de Paris : la logique est la même, l’ampleur de la question similaire, l’objectif identique : infliger une défaite au rouleau compresseur libéral.

Violences faites aux femmes : réflexions – actions !

Il y a 3 mois, le 30 août 2019

Par Pierre Laurent

Les solutions pour combattre ce fléau sont connues. Les moyens nécessaires aussi. Il est temps de passer aux actes !

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Le « Grenelle des violences conjugales » s’ouvre dans un contexte où l’ampleur persistante de ces violences ne cesse de se révéler, où des dizaines de milliers de femmes, de tous âges, de toutes catégories socio-professionnelles continuent de vivre au quotidien sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints et, pour certaines, succombent.

C’est avec exigence que nous participerons à ce Grenelle.

Sa réussite dépendra :

– de la prise en compte réelle de la souffrance des femmes et de leurs enfants, et de son urgence,
– de la disparition de toute banalisation de ces violences faites aux femmes,
– de l’affirmation d’un projet d’une société sans domination des hommes sur les femmes, une société de respect, d’égalité entre les femmes et les hommes.

Ce Grenelle doit décider d’un véritable budget pour un ministère de plein exercice. Selon une étude publiée par l’Observatoire national des violences faites aux femmes, les coûts directs médicaux, police, gendarmerie, justice, des conséquences sociales est des incidences sur le enfants de ces violences s’élèvent à 1,2 milliard.

Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié en novembre dernier le rapport « Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ?».

Rappelant qu’il n’existe pas «de document unique clarifiant l’ensemble des dépenses engagées pour la lutte contre les violences conjugales», le HCE estime à 79 millions d’euros le montant alloué en 2019 en s’appuyant sur les documents budgétaires du projet de loi de finances.

Tout le monde voit l’abîme entre ce que coûtent les violences faites aux femmes à la société et l’argent investi de manière volontariste dans cette lutte. Il faut changer la donne.
L’argent existe, il doit être investi pour le développement humain, les droits des femmes en sont un élément central. Avec les associations de terrains, de nombreux élu.e.s, exigeons un budget d’1 milliard d’euros.