#SANTÉ

Faire du commun, c’est prendre soin de nos anciens

Il y a 4 semaines, le 26 août 2019

Par Pierre Laurent

Une des grandes questions de société qui va être à l’ordre du jour des débats et des mobilisations sociales est celle des retraites.

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La pierre angulaire de la réforme Macron des retraites se résume à un chiffre : la limitation des dépenses de retraites à 14 % du PIB en bloquant définitivement le levier de l’augmentation des ressources financières pour répondre aux besoins.

Il faut bien retenir ce chiffre car il en sera beaucoup question au cours des prochains mois. Comment ? En restant au travail plus longtemps, avec des pensions réduites à la retraite. L’arnaque, qui commence à être ressentie comme telle par l’opinion publique, consiste à faire croire que l’âge légal de départ à la retraite n’est pas remis en cause, tout en créant les conditions d’un départ effectif à 63 ou 64 ans. Ils s’agit donc d’un hold-up sur les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé. 

Si nous en sommes d’accord, la dénonciation de cette hypocrisie, de cette arnaque, de ce hold-up pourrait être l’un des axes prioritaires de bataille publique.

Je participerai à la journée d’action décidée par les syndicats le 24 septembre prochain.

Nous proposons de mettre la barre haut en parlant d’un enjeu de société et de civilisation en répondant à un triple défi : l’augmentation de la part des plus de 60 ans dans la population, l’allongement de la durée de vie, l’aspiration à une autre vie.

Rien – et surtout pas les évolutions démographiques prévisibles – ne justifie une régression par rapports aux conquêtes sociales : possibilité de partir à la retraite à 60 ans, avec une pension équivalente à 75 % des meilleures salaires de carrière, toutes primes comprises, et indexée sur l’évolution des salaires. Chaque travailleur crée bien plus de richesses qu’en 1945 et en créera encore plus au fil des prochaines décennies. Il s’agit de s’attaquer à tout ce qui mine notre économie : le chômage et la précarité, la domination de la finance, une concurrence internationale effrénée.

Fermeture des agences de la caisse primaire d’assurance maladie à Paris : des conséquences désastreuses pour les Parisiens

Il y a 3 mois, le 5 juillet 2019

Par Pierre Laurent

J’ai attiré l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les fermetures des agences de la caisse primaire d’assurance maladie à Paris. En 2007, il y avait 32 de ces centres à Paris. Entre 2012 et 2019, les organismes de sécurité sociale à Paris ont vu la perte de plus de 1000 agents non remplacés au sein des services. En 2020, si les actuels projets sont appliqués, il ne resterait que neuf agences d’accueil et deux agences aide médicale d’État (AME) pour les plus de 2,5 millions d’assurés parisiens.

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Ces fermetures se font dans le cadre de contrats d’objectifs et de gestion. Ces derniers se résument à des suppressions d’agents et à des ventes du patrimoine de la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie). Ils ont pour effet notamment un temps d’attente accru et des difficultés de gestion des agents des CPAM de Paris ainsi qu’une fragilisation des personnes les plus en difficulté. Il s’agit notamment de personnes âgées et de personnes handicapées qui ont pourtant des besoins de santé et d’accès à l’assurance maladie très importants. C’est ainsi que dans les 19è et 20è arrondissements, les fermetures programmées de deux agences CPAM (Buttes-Chaumont et Saint-Fargeau) ainsi que la fermeture de trois centres dentaires dans les 9è, 13è et 18è arrondissements auront des conséquences désastreuses.

Nombre d’élus de Paris, tout comme les syndicats des personnels, se prononcent contre cette politique. Pour toutes ces raisons ne serait-il pas nécessaire que la CPAM réalise une étude sur les conséquences des fermetures d’agence et des baisses du nombre des personnels sur les usagers ainsi que sur la gestion des services d’assurance maladie ? Dans la même logique, ne serait-il pas nécessaire qu’il soit mis fin immédiatement aux fermetures programmées ?

Je lui ai demandé ce qu’elle compte faire en ce sens.