11 Avr 2018

Situation de l’entreprise Daunat à Chambry (Aisne) – Favoriser un dialogue social visant à améliorer le sort des travailleurs à la base de la création de richesses

11 avril 2018 \ Question écrite n° 04476

J’ai attiré l’attention de Mme la ministre du travail sur la situation de l’entreprise Daunat (groupe Norac) à Chambry dans l’Aisne qui produit notamment des sandwichs et des salades.

Le président directeur général (PDG) du groupe Norac est classé parmi les 500 plus grosses fortunes de France et ses revenus sont en hausse de 21,43 % par rapport à 2016 selon la presse. Force est de constater que la situation des salariés est toute autre. Les agents de production travaillant le jour ont des conditions de travail des plus déplorables et ils doivent être à la disposition six jours sur sept, ce qui ne laisse quasiment aucune place à leur vie privée. Leur temps de pause est imposé et au bon vouloir du chef de production. Leurs très bas salaires sont en complète inadéquation avec leurs compétences.

Quant aux travailleurs de nuit leurs conditions de travail sont également très mauvaises et les salaires au plus bas. Ils manipulent de dangereux produits chimiques et l’obsolescence d’une partie de leurs outils de production rend leur travail encore plus dangereux.

De plus l’intégration de la prime de froid dans leurs salaires est effectuée de telle sorte que nombre de ces travailleurs passent en dessous du minimum légal. Pour toutes ces raisons ils ont lancé un mouvement de grève depuis le 2 avril 2018.

Je lui ai demandé ce qu’elle compte faire en vue de déployer les moyens pour faire respecter la législation sociale dans cette entreprise ainsi que pour favoriser un dialogue social visant à améliorer le sort de ces salariés qui sont à la base de ses créations de richesses.

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