08 Mar 2018

Prévention des pandémies – Passer de la parole aux actes

 8 mars 2018 / Question écrite n° 03793

 

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les moyens au niveau international pour prévenir les pandémies.

L’organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’au moins 400 millions d’individus dans le monde – soit une personne sur dix-sept – n’ont pas accès aux plus élémentaires services de santé de base. De plus, 30 % de la population mondiale, soit environ 2,1 milliards de personnes, n’a pas accès à l’eau potable à domicile. Dans une allocution intitulée « Pouvons-nous créer un monde exempt de pandémies ? » prononcée le 12 février 2018 au sommet mondial des gouvernements, le directeur général de l’OMS estime à ce sujet qu’il est impératif de reconnaître que la couverture santé universelle et la sécurité sanitaire sont les deux faces de la même médaille et qu’il faut investir dans le renforcement des systèmes de santé partout.

Ces propos confirment que le maintien et la généralisation de systèmes de santé financés de manière pérenne sont essentiels pour la sauvegarde de l’humanité. Ne pas agir ainsi et les affaiblir ne peut qu’aboutir à des catastrophes. D’ailleurs à l’occasion de l’assemblée mondiale de la santé, en mai 2018, l’OMS a déclaré vouloir mettre tous les pays au défi de prendre des mesures concrètes pour inscrire la couverture santé universelle dans la réalité.

L’OMS souhaite également établir un financement pérenne du système de sécurité sanitaire mondiale pour prévenir, détecter et combattre les menaces. Elle exhorte les gouvernements à passer de la parole aux actes pour assurer un niveau garanti de financement de secours pour les urgences sanitaires et constate que la mise en place d’un tel dispositif reviendrait bien moins cher que de traiter a posteriori une pandémie.

Par conséquent, je lui ai demandé quelles initiatives la France compte prendre au niveau international, en relation avec une OMS pourvue de moyens suffisants, en vue de couvertures de santé qui permettraient à tous de bénéficier de soins et d’une surveillance de tous les instants avec pour objectif notamment d’anticiper le risque de pandémie.

Dans ce cadre, Je lui ai demandé s’il ne serait pas indispensable que la France soit au plus vite à initiative d’un débat et d’un projet de résolution traitant de ce sujet à la prochaine assemblée générale de l’ONU.

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