03 Jan 2018

Nous voulons que la police d’État soit une police de proximité au service des citoyens et de leur sécurité

Le  13 décembre 2017, le groupe Communiste, Républicain, Citoyen, et Écologiste  a déposé une proposition de loi pour la réhabilitation  de la Police de proximité. Dans le débat actuel, suite à des agressions scandaleuses d’agents de Police, il me paraît utile d’y revenir.  Vous trouverez sur le blog à la rubrique Sénat, le texte proposé, ainsi que les différentes interventions de notre groupe.

Je crois ce débat effectivement très utile.

Le texte de proposition de loi n’a pas été mis aux voix. Dommage!

Un orateur du groupe Les Républicains a résumé le débat de fond qui nous oppose en disant que nous voulions réactiver le débat entre une police d’ordre au service de l’État et une police de proximité au service des citoyens.

Or, c’est précisément cette différence que nous ne voulons pas. Pour nous, la police d’État doit être une police de proximité, au service des citoyens. Nous voulons de nouveau placer cette mission, qui fait profondément défaut aujourd’hui, au cœur du dispositif national de la police.

Personne n’a relevé les propos de Laurence Cohen sur le très grand nombre de femmes victimes de violences qui n’osent pas porter plainte, pour de multiples raisons. Il s’agit d’un exemple parmi beaucoup d’autres. Ces femmes ne se rendent pas dans les commissariats de proximité, car elles n’y trouvent pas toujours les moyens de porter plainte dans de bonnes conditions.

Qui peut prétendre ici que l’on répondra sérieusement à cette exigence, dont le Président de la République vient de faire une grande cause nationale de son quinquennat, sans moyens supplémentaires pour les services de police de proximité ?

Il s’agit d’un problème sérieux qui ne sera jamais résolu par l’idéologie de la droite et des libéraux macronistes, par la conception de la police qu’ils défendent et qui me semble profondément contradictoire : d’un côté, ils refusent de créer une direction nationale de la police de proximité pour ne pas séparer les missions de prévention et de répression, mais, de l’autre, ils nous expliquent qu’il faut bien distinguer les missions de la police municipale et de la police nationale pour ne pas confondre prévention et répression. Il faut choisir !

Nous avons choisi la non-séparation en remettant la proximité avec les citoyens au cœur des missions de la Police nationale. C’est tout le sens de cette proposition de loi.

 

à lire et à voir aussi: 

Réhabilitation de la police de proximité – Par / 13 décembre 2017

La police de proximité pourrait faciliter les démarches des victimes de violences sexuelles  Réhabilitation de la police de proximité : article 2 – Par / 13 décembre 2017

L’État se défausse sur les collectivités pour pallier aux difficultés de la police nationale Réhabilitation de la police de proximité : article premier – Par / 13 décembre 2017

Certains ont passé le Rubicon de la caricature et de la mauvaise foi  Réhabilitation de la police de proximité : article premier – Par / 13 décembre 2017

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