06 Avr 2018

Lutter contre la réimplantation croissante de groupes fascistes en France

Événements survenus à la faculté de droit de Montpellier

6 avril 2018 \ Question écrite n° 04348

J’ai attiré l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les évènements qui se sont déroulés le 22 mars 2018 à la faculté de droit de Montpellier.

Des étudiants qui occupaient la faculté de droit de l’université Paul-Valéry de Montpellier en ont été violemment expulsés dans la nuit de jeudi 22 à vendredi 23 mars par des hommes cagoulés et armés agissant à la manière des groupes fascistes de triste mémoire.

Ces groupes fascistes, sous diverses appellations, ont renforcé depuis une dizaine d’années leur implantation en France et prêtent main-forte à certains puissants, chaque fois que c’est possible, pour briser les luttes démocratiques et sociales.

Dans ce contexte le doyen et un professeur de la faculté de droit de Montpellier ont été mis en cause au sujet de ces violences inacceptables et mis en garde à vue.

Alors que de tels agissements méritent une prise en charge à la hauteur de la gravité des enjeux, à Montpellier comme ailleurs sur le territoire national, un témoin de l’attaque des hommes cagoulés aurait selon la presse mis en cause les conditions de son audition par les services de police locaux. Selon ces informations il aurait déclaré avoir subi des pressions et s’être senti menacé de leur part.

Je lui ai demandé ce qu’il compte faire pour que les forces de l’ordre traitent de manière appropriée cette affaire grave. Je lui ai demandé également plus généralement ce que les pouvoirs publics comptent entreprendre en vue de lutter contre la réimplantation croissante de groupes fascistes en France.

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