12 Nov 2016

Léonard Cohen était de ceux qui nourrissaient l’espoir d’un monde meilleur

La disparition, samedi, de Leonard Cohen m’émeut vivement. J’appartiens à une génération qui a grandi bercée de la poésie mélancolique de ses chansons qui chantaient l’amour comme nulle autre.
Dans nos chambres adolescentes, son portrait côtoyait ceux de Hô Chi Minh et Angela Davis. Il était de ceux qui éclairaient nos vies et nourrissaient l’espoir d’un monde meilleur dont la paix et la justice, l’amour et la liberté seraient les points cardinaux.
Ses chansons comme So long Mariane, Suzanne, Hallelujah ou le Partisan, sa relecture du Chant des partisans, ont tôt et durablement installé sa voix et ses mélodies dans notre paysage musical. Personnalité parmi les plus influentes des cinquante dernières années il laisse un héritage dont nombre de jeunes musiciens s’emparent pour porter encore plus loin l’engagement créatif.
Léonard Cohen quitte un monde profondément tourmenté, brutal et vulgaire. Le souvenir de son élégance et de sa distinction habitera notre engagement à le remettre sur les rails d’une humanité riche et généreuse.

Partager