11 Oct 2013

Le Front de gauche, notre bien commun si précieux

Débutée avec les résultats douloureux de Brignoles et poursuivie avec un débat qui s’anime dans le Front de gauche sur les élections municipales, la semaine écoulée aura nécessité beaucoup de sang-froid et de concentration. Brignoles est un nouveau et alarmant coup de semonce, même si, comme l’a justement dit Alain Hayot dans l’Humanité « ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein » après plusieurs partielles aux scénarios identiques. C’est certain : après un résultat pareil, le besoin d’alternative à gauche est plus vif que jamais. Car le cœur de la crise politique et de la progression du FN repose sur ce manque d’alternative. Pas question dans ces conditions, et surtout pas le moment, d’alimenter toute mise en danger du Front de gauche. C’est notre bien précieux pour le présent et pour l’avenir. Sang-froid, donc, et débat politique.
Avant d’y venir, j’ai l’envie d’évoquer un rendez-vous peu ordinaire qui m’a marqué à la veille de cette semaine…

Petroplus : une aberration industrielle et écologique

Vendredi 4 octobre, direction Petroplus. Les syndicalistes de la raffinerie, qui poursuivent, à l’image de leurs compagnons de Fralib, une lutte d’un incroyable courage pour le redémarrage de leur site industriel, m’ont de nouveau invité. Ils sont une fois encore face à des échéances cruciales. La veille, le préfet, dans une étrange mise au point, a quitté ses habits de grand commis de l’État pour endosser ceux de croque-mort du site. D’après lui, pourtant chargé au nom de l’État de travailler à la solution de reprise, « il ne faut pas rêver », aucun repreneur en lice ne fait l’affaire, sous-entendu: « le site est condamné ». C’est donc pressé d’entendre les repreneurs, tous invités par le syndicat CGT à la même réunion de travail que nous, qu’avec mes camarades élus communistes de Seine-Maritime, dont mon collègue sénateur Thierry Foucault, nous entrons dans la salle festive de Grand-Couronne. Et là, surprise, nous voilà au travail sous la présidence d’Yvon et Jean-Luc, les deux délégués de la CGT Petroplus, aux côtés d’un industriel suisse, d’un homme d’affaires franco-iranien, d’un représentant d’intérêts angolais. Seul manque à l’appel le repreneur libyen qui a adressé un courrier qui sera lu. Tous sont des spécialistes du monde industriel pétrolier, et tous représentent à des degrés divers les intérêts de pays émergents. Petroplus réunion
Tour à tour, chacun exposera son offre de reprise. Manifestement, les dossiers ont des atouts. Il y a du grain à moudre pour un État qui voudrait mouiller la chemise. Mais voilà, il devient clair au fil de l’exposé des dossiers que les blocages ne sont pas exclusivement financiers. Ils sont aussi politiques. « Lever des fonds bancaires pour financer un plan de reprise industriel relève d’un exploit quasi-impossible » soulignera le repreneur suisse, même au pays des coffre-forts. Tous témoigneront par la suite de blocages politiques. Manifestement, quand il est question de pétrole, ce n’est plus l’État qui décide, avec qui l’on parle, mais les grands majors, à commencer par Total. Or, le groupe pétrolier, recordman des profits du CAC 40, ne tient pas à ce que la France contrarie sa stratégie de délocalisation du raffinage au plus près des puits de pétrole. Tant mieux pour la rentabilité. Tant pis pour l’aberration industrielle et écologique qui obligera demain à importer tous nos produits raffinés.

La journée, passionnante, serait trop longue à raconter ici toute entière, mais voilà le fond de l’affaire : quel que soit le côté vers lequel on se tourne, les intérêts financiers des grands groupes continuent à donner le LA, et le pouvoir de François Hollande, élu pour faire reculer la finance, accepte toujours sa loi. Celle que nous sommes toujours décidés pour notre part à combattre au nom de l’intérêt national.
Avant de repartir, nous avons tenu meeting devant la raffinerie que seuls les salariés en lutte maintiennent aujourd’hui en état. Nous étions là sur la même estrade qui nous accueille depuis le début de la lutte, avec les camarades de Petroplus et, cette fois, qui nous aurait dit cela, trois des candidats repreneurs, improbables compagnons de prise de parole. Petroplus estrade
Estrade en revanche aujourd’hui désertée par les élus socialistes qui soutenaient la lutte jusqu’en avril dernier. Cherchez l’erreur… Le Front de gauche, le Parti communiste, eux sont toujours là, et notre boussole reste la même: être utile à ces travailleurs courageux, à ces porteurs de l’intérêt général. Chacune de nos décisions n’est motivée que par cela. Nos députés se battent comme des lions à l’Assemblée nationale contre la réforme des retraites et nous prendrons le relais bientôt au Sénat. La bataille, nous la menons partout, dans les luttes, dans tous les lieux de pouvoirs, dans toutes les élections. Il ne faut mésestimer aucun terrain de bataille. Tout ce qui peut être arraché doit l’être. Dans l’intérêt supérieur de note peuple.

Brignoles : Abstention et déficit de rassemblement

J’en viens justement aux batailles électorales. Celle de Brignoles d’abord, qui suscite depuis dimanche soir une avalanche de commentaires dont la quasi totalité ignore superbement ce qu’en dit le Parti communiste, pourtant directement impliqué. Avec quelle autre formation politique oserait-on se comporter ainsi ? La réponse est simple: probablement aucune, et sûrement pas avec le Front national à qui le tapis rouge est désormais systématiquement déroulé, ce qui n’empêche pas les dérouleurs de tapis de pousser des cris d’orfraie une fois la catastrophe avérée.

Mais revenons à l’essentiel. A Brignoles, la première cause du résultat est évidente.
Une démobilisation massive des électeurs de gauche provoquée par une politique gouvernementale qui tourne le dos à tous les espoirs investis par ces mêmes électeurs dans le changement politique en 2012. En s’abstenant en grand nombre, ces électeurs essaient de dire à un pouvoir qui refuse de les entendre leur colère et leur désarroi. C’est vrai que pour le moment ces sentiments ne trouvent pas un chemin plus positif, notamment dans la mobilisation pour les retraites ou dans un vote plus important pour nos candidats. Mais il n’en reste pas moins cette vérité devant laquelle le Président de la République et le gouvernement ne peuvent fuir leurs responsabilités : c’est leur politique, qui frappe le pouvoir d’achat de la majorité des salariés et épargne la violence des riches et de la finance, qui est la cause première de la catastrophe. Ouvrir un nouveau chemin d’espoir à gauche, rassembler autour d’un autre choix de justice et non plus d’austérité, est le seul moyen de la conjurer dans la durée. C’est le travail auquel nous devons nous atteler plus encore avec le Front de gauche, en le menant dans toute la gauche, dans le dialogue avec toutes ces femmes et ces hommes qui cherchent à sortir de cette impasse.
Cette démobilisation à gauche se paie d’autant plus cher qu’en face, le FN profite tout à la fois de ce climat délétère et de la banalisation de son discours par de plus en plus de responsables politiques pour phagocyter l’électorat de droite. A Brignoles, le danger d’élimination de la gauche était évident vu le très haut niveau du FN dans ce canton où il a déjà gagné en 2011. Depuis plusieurs élections, seul le rassemblement de toute la gauche autour de notre camarade Claude Gilardo, le maire de la ville, a réussi à les battre. Cette fois, Claude Gilardo n’était pas candidat. Notre nouveau candidat, Laurent Carratala, était légitime à conduire ce rassemblement, comme vient de le montrer son résultat, le meilleur des deux candidats de gauche et en progrès sur le score présidentiel du Front de gauche dans la ville.
C’est la candidature de division d’EELV qui prive la gauche d’une présence au second tour. Nous n’avons donc pas souffert d’un excès de rassemblement ou d’une confusion née de l’appel au rassemblement des instances nationales du PS, mais bel et bien, dans ce cas précis, d’un déficit de rassemblement. Quant à l’idée selon laquelle notre candidat aurait rangé dans sa poche ses idées anti-austérité, il est facile de vérifier qu’il n’en fut rien.

Nous allons à la bataille unis dans la plupart des communes

Dans ce cas, comme plus généralement dans les élections à venir, attention à ne pas nourrir de faux débats dans le Front de gauche. J’ai dit dans plusieurs interviews cette semaine, notamment celle accordée à L’Humanité ce vendredi 11 octobre, et dans mes conclusions de la réunion nationale des animateurs du PCF le 6 octobre, de quelle manière nous envisagions les municipales.
J’y renvoie les lecteurs de ce blog pour ne pas me répéter inutilement. Chacun le constatera. Il n’y a là nulle raison de fracture au sein du Front de gauche, même si nous avons un désaccord sur la gestion de cette échéance dans quelques grandes villes, dont Paris. D’autant que ces différences sont circonscrites et que nous allons à la bataille unis dans la plupart des communes. Que de surcroît il faut maintenant sans tarder s’atteler à préparer les élections européennes, où le danger menace également mais où le Front de gauche est en position de réaliser de très bons résultats. L’idéal serait que nous soyons prêts à entrer en campagne avant la fin de cette année.

Un front où chaque formation doit s’efforcer de respecter ses partenaires

Contre l'austérité et la finance - Marche citoyenne pour la 6e République

Je ne comprends décidément pas la dramatisation entendue ici ou là à ce propos, encore moins les déclarations à l’emporte pièces sur ceux qui « s’excluraient eux mêmes » du Front de gauche. Cela me rappelle une période heureusement révolue au Parti communiste où l’on excluait encore, mais où, plutôt que d’assumer ces exclusions honteuses, la direction disait de camarades qu’ils « s’étaient eux-mêmes placés en dehors du Parti ». De plus, le Front de gauche n’est pas un parti, mais un front où chacun, et chaque formation, doit s’efforcer de respecter ses partenaires. La seule voie raisonnable est donc celle du débat politique, et en le poursuivant, chacun, je crois, comprendra que le choix des communistes, même dans les cas où nous ne convainquons pas tous nos partenaires, est toujours sincèrement motivé par l’avenir du Front de gauche.
Assumons notre débat collectif et continuons à construire ensemble. Cela demandera à tous, à commencer par le PCF, de produire les actes nécessaires pour dépasser la crispation actuelle et relancer ce travail commun. Le Front de gauche est notre bien précieux pour le présent et pour l’avenir.

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64 commentaires sur “Le Front de gauche, notre bien commun si précieux”

  1. Oui, le Front de gauche est un bien précieux. Il constitue un espoir pour combattre la politique d’austérité du gouvernement PS actuel qui fait tant de mal aux salarié-es et retraité-es de notre pays tandis que l’opulence s’accroît dans les beaux quartiers . Oui, le Front de gauche constitue une réelle perspective pour sortir de cette crise du capitalisme, changer de cap et mener une autre politique orientée vers « L’humain d’abord ». Oui, la seule voie raisonnable est celle du débat , pas celle de l’invective qui ne mène à rien. Ecoutons-nous et respectons-nous . Des différences d’appréciations, des divergences existent concernant les municipales, quoi de plus naturel dans un Front de gauche composé de 9 partis différents… Qui pourrait douter de la volonté des communistes de poursuivre le beau travail accompli depuis la création du Front de gauche. J’apprécie la teneur de cet article qui fait part avec sérénité des difficultés rencontrées actuellement et qui appelle surtout à la décrispation pour « continuer et construire ensemble ». Il y va de notre vie ou de notre survie quotidienne.

  2. C’ est une démobilisation dans le « refuge  » dans l’ abstention qui est très politique ; d’ une part c’ est la répétition de cet acte politique au cours des partielles passées et dimanche dernier à 66,69% qui est une confirmation politique du rejet de la politique économique actuelle à la sauce Moscovici /Sapin qui est indigeste et dangereuse ET aussi la non adhésion à l’ espoir politique et à notre Alternative proposée de l’ Humain d’ abord. Là c’ est le terrain et toujours le terrain militant qui ne peut être que gagnant qui apporte de l’ espoir , le contact humain , direct et du concret , comme en achetant du poisson de pêche la commerçante du centre de Paris échange sur la qualité du produit et nous en venons à parler du prix et du pouvoir d’ achat ce qui déborde sur le rôle des banques , des intérêts, et en glissant sur le coût du capital , eh bien c’ est la commerçante qui m’ a devancé sur le rôle prédateur de ces banques privées nous étranglant , là facile : le Pôle Public financier avec gestion du personnel et de la citoyenneté et des élues , élus. La population le sait en presque totalité que la main mise de ces finances est l’ acte politique majeur , elle doute , hésite , ne croit pas que c’ est possible car  » ils sont trop forts » ces maîtres/capitalistes . Argent voilà la proie pour capter : si ça va mal, eh bien retour à la maîtrise monétaire le franc , voilà où l’ extrême droite engrange et nous le Fdg sommes démunis c’ est le cas de le dire dans le brouillard d’ affirmer que la B.C.E./Draghi se pliera au pouvoir politique majoritaire Fdg c’ est comme de croire que ce gouv. changera tant que Moscovici/Sapin tiendront les cordons de la bourse . Un vraie catastrophe et pendant plus de cinq mois ça va pas s’ arranger et là de grandes craintes si nous ne gagnons pas des Mairies et des élues élus communistes et Fdg. Quant au rôle de ces verts à Brignoles avec leur 8,89%, très dangereux, à gerber.

    • Bonjour

      Je laisse mes camarades de Paris voter . et je pense qu’ils vont nous surprendre .

      Aujourd’hui il faut se méfier de donner tous les pouvoirs à nos dirigeants , il faut les respecter, entendre leurs arguments mais parfois leur dire qu’ils se trompent dans leurs choix.

      Et si pour une fois on disait par un vote symbole à Paris que nous voulons construire autre chose à gauche .

      Militants faisons aussi entendre notre colère dans nos votes internes pour les municipales

      Et redonnons espoir au peuple de gauche
      Cordialement

  3. En France, aucun parti politique ne peut prétendre obtenir, seul, la majorité.
    Les électeurs et les électrices sont donc conviés, invités, que cela leur plaisent ou non, à réaliser une forme de solidarité élective.
    A gauche cette « solidarité » est souvent l’oubliée des périodes pré-électorales des 1ers tours (élections antidémocratiques obligent) pour quand même surgir dans d’hypothétiques présences lors de seconds tours.
    Alliance avec le PS ou pas dès le premier tour est, pour moi, un vrai faux-problème qui sera de toute manière toujours posé.
    Alors? alors quand on se dit responsable, autant maitriser l’évènement plutôt que de le vivre sous la contrainte.

  4. Bonsoir Monsieur Laurent

    Vous dites qu’à Paris, on entend la voix du PCF
    Visiblement, la communication passe mal lorsqu’on dépasse le périphérique ou dans certains bâtiments ministériels de Paris si on en crois ce que dit Europe 1 ce soir.

    Vous n’avez pas l’impression qu’on se moque de vous et par la même occasion de ceux qui soutiennent le PCF?

    « des ministres soutiennent le député PS qui veut défier le PCF en Seine-Saint-Denis

    Trois ministres s’affichent pour soutenir un candidat socialiste aux municipales de mars prochain. Et en vidéo. Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Victorin Lurel ont enregistré une vidéo en faveur de la candidature du député Mathieu Hanotin, candidat PS à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis.

    Et sa candidature a une couleur particulière. L’homme fait partie des socialistes qui vont défier des maires sortants communistes dans un département où le PCF est encore fort et détient une dizaine de mairies.

    Après avoir fait valider jeudi 10 octobre son investiture par la section de Saint-Denis, Mathieu Hanotin lance sa campagne ce vendredi. Et pour cela, il rend public ses soutiens. Avec lui, sur place, Bruno Le Roux, le patron des députés socialistes.

    Mais aussi dans un soutien vidéo, des poids lourds du gouvernement : les ministres Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Victorin Lurel ainsi que le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone. »

  5. Cher Pierre,
    Selon votre analyse des résultat de Brignoles, c’est donc le manque de « rassemblement » qui explique ces résultats calamiteux pour nos idées? Et pourtant, si EELV avait rejoint le PC, ils n’auraient pas dépassé ensemble les 25%… Etonnant, et bien faible, pour une municipalité communiste, non?
    Votre raisonnement ne tient pas contre la réalité de ces élections. En revanche, si le PS avait voulu délibérément nous priver de toute chance de succès, ils auraient pu: 1/ demander à EELV de proposer leur propre liste 2/ soutenir localement cette liste « amie » 3/ nous enfumer en soutenant au niveau national la candidature « rassemblée ». En semant la confusion de cette façon, en divisant pour mieux vous contrôler, vous n’aviez aucune chance de « mobiliser » et donc de figurer au second tour…
    Par ailleurs, vous prônez le « rassemblement » avec des listes PS, contre vos amis du FdG, et vous vous étonnez des répercussions que cela provoque? Avez-vous oublié l’ANI, le TSCG, les 20Mds au Medef, Cahuzac, etc…? Cette dialectique confuse et contradictoire me rappelle de trop près celle de vos nouveaux alliés. Ne soyez pas surpris de n’être ni compris, ni suivi dans ce qui m’apparait comme un abandon regrettable de notre combat. Sincères salutations, N.

  6. Bonjour

    Il faut aller voir le site du député socialiste de St Denis qui veut tout simplement chasser les communistes de la mairie Ils présentent ses soutiens et bien évidemment parmi eux le Maire actuel de Paris

    Drôle de procédé …………………

  7. D’accord avec Nafissatou ci-dessus. La « désunion » dont se serait rendu coupable EELV n’explique pas tout : même à supposer que ses électeurs eussent voté unanimement pour un candidat unique PS-FdG-EELV, on serait encore loin du compte.
    Ce qu’il faut, c’est non pas un « front républicain sans contenu » (selon les mots de Marie-Georges Buffet) et purement défensif mais, pour la citer encore « une alternative claire à gauche ». Et comme l’écrit François Delapierre (« A Gauche », 11 octobre 2013), « c’est le mouvement qui permet le rassemblement, c’est la clarté qui produit la discussion, c’est l’intransigeance qui crée la confiance. Le Front de Gauche n’est pas une juxtaposition électorale. »

  8. Plus que jamais, d’accord. Alors que de plus en plus de gens souffrent, et qu’on ne peut pas exclure une participation, voire une prise du pouvoir, par le FN en 2017, faut-il s’enfermer dans une stratégie « classe contre classe » dont on connait les résultats, en Allemagne, en 1933, ou – tout en combattant résolument les dérives droitières du gouvernement, et pas seulement de Valls, même s’il dépasse les bornes – tout faire pour rassembler à gauche chaque fois que c’est possible, sur des réponses progressistes et offensives à la crise? Poser la question, c’est y répondre.
    Fraternellement.
    Daniel LEJEUNE

  9. Pierre dit, dans sa conclusion : « Cela demandera à tous, à commencer par le PCF, de produire les actes nécessaires pour dépasser la crispation actuelle et relancer ce travail commun. Le Front de gauche est notre bien précieux pour le présent et pour l’avenir. »
    L’acte nécessaire dans le cas présent c’est un vote massif des communistes parisiens pour l’option en faveur de listes Front de Gauche et élargie à tous ceux qui refuseront la politique d’austérité du gouvernement. Cela est attendu, espéré, par l’ensemble du pays.
    Je pense que Pierre est en train de se rendre compte qu’il n’a pas bien mesuré l’impact de ce choix au niveau du Front de gauche, de la gauche, du peuple français, en Europe et à l’international. Le PS n’a qu’un objectif : diviser le front de gauche et « plumer la volaille communiste ».
    Les regards sont tournés vers Paris, berceau de la Commune.
    Nous avons confiance, camarades.

  10. Je suis communiste de Provence et ici on ne parle que du résultat de Brignoles et de Paris. Paris parce que le vote des militants parisiens est très important et attendu par tous. Ce vote des copains de Paris est si important qu’en blaguant on se dit que c’est les communistes de toute la France qui aurait du voter pour savoir ce que l’on va faire à Paris : suivre les socialistes et redevenir invisible, ou s’affirmer, avec un vaste rassemblement à l’initiative du Front de Gauche, comme la force de l’espoir à construire. Et si nous suivons les socialistes à Paris, nous serons d’autant plus invisisbles que les Verts pourtant alliés au gouvernement avec le PS vont avoir leur propre liste, et que les autres composantes du Front de Gauche déposeront aussi une liste ! Ce qui va se passer à Paris est si peu parisien que même le Maire communiste de Bagnolet est intervenu pour soutenir l’idée d’un rassemblement autour du Front de Gauche.

  11. Oui, à l’approche des élections municipales de mars 2014, nous avons quelque difficulté à faire vivre le FDG et surtout à concilier cette stratégie de rassemblement à gauche avec notre tactique électorale dont l’objectif est tout de même de tenter de conserver nos points d’appuis municipaux et d’en conquérir d’autres dans un contexte de crise économique et sociale aggravée, et marqué, sur le plan politique , par la montée du vote FN. Ce dernier, au contraire de nous, parvenant à capitaliser le rejet des politiques d’austérité , d’effacement du rôle de l’État dans une vie économique entièrement régie par le capitalisme libéral, et la désespérance de toute alternative progressiste…

    Et s’ il vrai que les consultations municipales ,parce qu’elles touchent de près les citoyens , à leur vie quotidienne là où ils vivent, ont un caractère spécifique que n’ont pas les autres élections, n’oublions pas aussi que les gestions municipales sont encadrées par des ressources budgétaires – notamment les dotations de l’État – dont on sait qu’elles sont contraintes par la politique de « rigueur « appliquée par les gouvernements de droite et socialistes… Bref , la situation est complexe et l’affronter ne l’est pas moins comme le montrent les questions qui suivent :
    Alors, listes « autonomes » ou listes  » de rassemblement » ? Doit-on tenir pour rien ou peu de chose le bilan des municipalités » d’union de la gauche » sortantes au motif que , sur le plan national, la politique conduite par un Président et un gouvernement socialistes tourne le dos aux attentes des milieux populaires ? Doit-on ou non discuter avec les socialistes de programmes municipaux en sachant que la rigueur budgétaire qu’ils votent au parlement et appliquent au gouvernement leur font courir le risque de rester lettre morte ou de n’être une fois de plus que des promesses non tenues ? Enfin, doit-on ignorer la droite revancharde et dans son sillage, le FN,, en embuscade et prêts à (re)prendre le « pouvoir municipal » pour aggraver davantage ce que subissent actuellement des citoyens déboussolés qui s’abstiennent en masse ou n’hésitent plus devant un vote d’extrême droite banalisé. (Brignoles) ?

    • « Doit-on ou non discuter avec les socialistes de programmes municipaux en sachant que la rigueur budgétaire qu’ils votent au parlement et appliquent au gouvernement leur font courir le risque de rester lettre morte ou de n’être une fois de plus que des promesses non tenues ?  »

      Non 🙂
      Surtout pas dès avant le premier tour.
      (10% des exprimés pour ne pas être éliminé… c’est possible)

      Et puis, la révolution citoyenne – qui a déjà commencé – va prendre de l’ampleur hors calendrier électoral.

  12. Cher Pierre Laurent,
    Mais si vous entretenez de bonnes relations avec le PS à Paris sur tel ou tel aspect programmatique, vous n’avez peut-être pas bien mesuré l’importance de votre position concernant la capitale, sur le plan symbolique. Il s’agit rien moins que du creuset des révolutions européennes. Soit il s’agit d’une erreur stratégique de votre part, soit vous êtes tombé dans un piège tendu par le PS. Dans tous les cas, vous n’avez plus qu’à espérer que les militants communistes parisiens ne vous écouteront pas et voteront en faveur d’une liste autonome FdG. J’ai également pensé au destin bien triste de Robert Hue, en espérant que ce n’est pas le même avenir qui vous est tracé. Rien n’est joué, l’erreur est humaine, mais en l’occurrence, il vous faudra donner bien des gages – concrets – au FdG pour que les militants des autres composantes du FdG se relèvent de leur stupeur et voient à nouveau en vous un des leurs. En ce moment, c’est plutôt l’incompréhension de votre position qui domine.

  13. Comment peut-on se mettre dans un tel guêpier ?
    Avoir le choix entre désavouer le secrétaire national en votant contre l’alliance de 1er tour avec le PS, ou tuer l’espoir qui s’était levé avec le FDG et la campagne présidentielle, en se reniant et en retournant prendre la place de roue de secours d’un PS à la dérive.
    C’est très fort !
    Il m’est arrivé de subir une double fourchette aux échecs, vous savez quand il faut sacrifier la reine pour ne pas être mat. Là, j’ai la réelle impression de vivre ça dans ma chair.
    Mais là, désolé, j’opte pour le désaveu du secrétaire national qui a commis une erreur tragique et qui devra l’assumer.

    • Désaveu ? Mais vas tu désavouer les Communistes qui auront choisi le 1 ?
      Il est grand temps de comprendre que des Camarades travaillent et sont pour la Démocratie Communiste , c-a-d de lutter contre toute bureaucratie et contre tout opportunisme. Bien sûr que l’ idéal aurait été qu’ à chaque élection partielle et celle de Brignoles le Fdg tout entier se retrouve au second tour donc de gagner au premier tour . La réalité , les faits concrets prouvent le contraire et indiquent un laisser sur place des plus inquiétants avec une abstention galopante au premier tour . Après 2005 nous n’ étions pas si nombreux pour nous retrouver à Japy Paris et construire un rassemblement politique fraternel du Non de gauche . Nous l’avons construit et pas à pas, avec un retard de 3 ans et le résultat catastrophique de 2007 a été un coup de semonce où certains jouissent d’ affaiblir en constance le Parti Communiste . A ce que je sache il n’ y a pas la stratégie de quitter le Fdg surtout en y étant à l’ origine , bien que des Camarades ont voté pour et minoritaires , ni d’ être sous la coupe d’ une instance d’ exclusion e par qui ? La position à Paris évolue , historique elle sera le reflet des plus de cinquante longues années où la population est passée de très populaire avec la classe ouvrière organisée très présente , en un lieu d’ habitation chère, de commerces de luxe, et de tourisme où le prolétariat actif est rejeté à la périphérie et a parfois 3 heures de transports entre domicile et travail , et ce malgré les deux mandatures de 12 ans avec la construction de logements sociaux et de crèches importants , pour que la vie soit facilitée et sur place, en évitant les loyers spéculatifs privés , genre chambre environ 14 m2 à 700 euros par mois voire plus . C’ est dire que mon vote à Paris tient compte de toutes les communes entourant Paris où les Communistes doivent regagner les Mairies perdues avec des manoeuvres comme à Dieppe aujourd’ hui et Montreuil hier et beaucoup d’ autres , et actuel Brignoles, et que Paris retrouve une population du monde du travail.

      • Bonjour,
        Aujourd’hui j’ai une boule à la gorge et j’ai peur de la décision qui sera prise.
        J’ai repris ma carte au Parti Communiste, grâce au Front de Gauche, car j’ai trouvé sa campagne et son programme en accord avec la société que l’on veut « Je répète « L’HUMAIN D’ABORD » c’est ce qui compte.
        Pour moi, il est clair que les socialistes ont abandonné toute idée de changement. Je ne pourrai plus voter pour eux.

  14. Militante PCF à Paris, je suis atterrée par les pressions et les insultes dont nous sommes l’objet et ce alors même que la décision pour les municipales sera prise par un vote souverain des communistes parisiens. Ce n’est pas en se repliant sur nous mêmes, voire en pêchant par sectarisme que nous réussirons à renforcer le FDG. L’accord passé avec le PS parisien est le fruit de notre renforcement politique dans la capitale, je ne vois pas pourquoi nous devrions refuser de ramasser les fruits de notre action et refuser l’aboutissement de certains de nos combats notamment sur le logement social et sur l’emploi public. De plus, les élus communistes, au premier rang Ian Brossat, ont toujours fait preuve d’indépendance et d’initiatives politiques dans la majorité, comme en témoigne le voeu déposé récemment sur les Roms.

    • Le renforcement politique du PCF depuis plusieurs années, à Paris et ailleurs, est du incontestablement à la stratégie de Front de Gauche dont nous sommes les initiateurs. Rompre avec cette stratégie nous ramène en arrière et nous fera reperdre ce que nous venions de regagner.

      • Le gros problème c’ est l’orientation hyper libérale et réactionnaire des Moscovici/Sapin et Cahuzac, même s’ il est hs exclu et présumé innocent quoique aveu en pardon ? , a été pris la main dans le sac de vol d’ impôts et de mensonges avec des relations brunes pour ouvrir chez les Helvètes des comptes d’ argent détourné non déclaré . Ce n’ est pas parce que les Communistes de Paris voteraient pour cet Accord programmatique et stratégique P.C.F.-PS pour les élections municipales 2014-2020 que le Fdg saute , il peut sauter si la majorité des Communistes dans l’ Hexagone choisissent une autre stratégie , ce qui n’ est pas le cas , à moins de convoquer un Congrès extraordinaire . Lorsque nous nous sommes réunis à Fabien , de nombreuses questions ont été soulevées , stratégiques et tactiques , et nous sommes tous et toutes au fait de l’ importance de ces élections : de gagner un maximum d’ élues -élus , ET, de gagner des Mairies perdues à cause d’ une coalition verte et soce en IdF et ailleurs, la liste est longue , et aussi de pouvoir en gagner sur des mairies où les droites extrêmes et inversement gèrent ; c’ est ça qu’ il faut stopper en gagnant et aussi en regard de Brignoles et des partielles de passer devant au premier tour ce qui avec l’ abstention gravissime est mission très dure voire impossible . Il ne faut pas oublier qu’ à Paris depuis 12 ans la droite tibériste et autres réacs des  » beaux quartiers » ne gèrent plus, que 70 000 logements sociaux ont été construits 200 000 de compatriotes en ont bénéficiés avec la construction de 10 000 places en crèches . C’ est suffisant ? bien sûr que non , et pour que Paris ne soit pas en totalité réservée à la bourgeoisie dégoulinante, la présence en nombre de Communistes est des plus stratégiques .

      • çà fait un peu légende Urbaine de laisser entendre que le gros du Front de gauche serait majoritairement PCF ! déjà sur Paris, le FdG soutient l’Union à 7 groupes contre 2 (le Pcf parisien). Là pour le coup, le PCF local est en minorité. Mais ce choix étant encore en suspend du vote du 17 ,18 et 19, je préfère attendre pour avoir un avis définitif sur le PCF parisien.
        Cordialement

      • Désolée..je suis de l’avis de Michel Matain..Ne rompons pas cette belle unité.Il n’y a pas d’autre choix, Pierre..J’ai vécu toutes nos luttes et toutes nos déceptions..Paris peut-etre..mais nous dans cette France que le F.N. est en train de vouloir s’approprier.Je ne joue pas auxéchecs..Mais l’échec.je le connais trp.Vous dire qui je suis ?J’ai pris ma carte aux J.C. ..en 1944.De grace..Nous avons encore à lutter.Merci camarades..

    • Il ne s’agit pas de propos à l’égard des communistes mais de CERTAINS communistes dont le rôle serait d’éclairer leurs camarades du fait qu’ils occupent à temps complet des postes politiques au plus haut niveau, ce qui dans cette affaire des municipales à PARIS est loin d’être fait CLAIREMENT, voir pour moi dévoyé..

      C’est leur responsabilité devant l’histoire et devant les classes populaires qui leur ont fait confiance avant le FDG et depuis l’existence de celui ci qu’ils compromettent en jetant le doute sur les fondamentaux de son existence multipartisme.

      Il n’y a pas de reproche pour le communiste militant de base qui est toujours admirable dans ces dévouements sur le terrain et il n’y en aura jamais.

    • Camarade, n’oublie pas que le renforcement dont tu parles est celui du FdG dans lequel nous, communistes, avons effectivement apporté toute notre conviction et nos forces. Je n’ai pas l’impression d’avoir subi de « pressions » ni d' »insultes » pour ce qui me concerne. Si certains se lâchent comme on dit, il ne faut pas généraliser : l’immense majorité des militants des divers partis du FdG sont respectueux de leurs camarades. Et la discussion doit rester ouverte. Je te demande simplement d’écouter aussi l’ensemble des arguments de fond militants pour une liste FdG au premier tour à Paris, et ensuite de choisir en toute responsabilité.

  15. je crois ,en tant qu’électeur de toujours du pcf et ex membre,que la polémique publique avec melenchon est désastreuse.
    je ne vote plus jamais PS au 2ème tour ,car je n’ai plus confiance dans ce parti qui démontre chaque jour son aptitude à trahir les engagements pris.
    en ce sens je comprends melenchon.
    en même temps je sais l’importance d’avoir des élus communistes dans les communes.il y a bien désaccord ,mais tout n’a pas à être étalé sur la place publique.
    mais ce que voit tout un chacun, c’est l’éclatement des situations entre les positions à paris et à Marseille par exemple.
    vous rendez la situation illisible aux citoyens….et vous perdrez sur les 2 tableaux: moins d’élus et rupture du FDG, seule chose vraiment nouvelle depuis des années dans le champ politique français.
    la population a besoin d’un changement radical …et d’espoir!
    pensez y quand vous parlez et dans vos votes internes.

  16. D’accord avec l’un des post précédents: ce n’est pas une décision locale que vont prendre les communistes parisiens cette semaine, mais bien une décision qui engage l’avenir de tout le PCF dans le pays, et au-delà de tout le Front de gauche.
    Militant communiste du Nord, je regarde avec désolation le spectacle de cette direction du PCF prête à sacrifier le Front de gauche, et avec lui tout l’espoir et toute l’énergie militante, pour quelques sièges à Paris. Mais quel abattement, quelle résignation vont se répandre si les militants communistes suivent cette direction!
    Camarades de Paris, ayez bien conscience de l’enjeu de votre vote. Au moment du vote, souvenez-vous de notre campagne de 2012, de l’espoir, des foules massives, avec les jeunes, avec les femmes, avec les travailleurs qui revenaient vers nous, parce qu’enfin on parlait clair, parce qu’enfin nous n’étions plus un satellite du parti socialiste.
    Avant d’aller voter, écoutez les arguments de notre candidat commun de 2012 (http://www.jean-luc-melenchon.fr).
    Pierre Laurent s’est trompé mais heureusement, le PCF est un parti démocratique, et c’est aux militants de décider. Allez camarades: « Résistance! »

  17. Merci de nous permettre un commentaire.
    J’ai apprécié votre billet et je veux garder la foi en noter Front de Gauche.
    Nous avons lutter ensemble ( je ne suis pas communiste )
    Je souhaite que les militants Communistes de Paris nous soutienne tous lors de lors Vote du 17 18 et 19.
    Je souhaite que Vous Pierre Laurent lancez rapidement des discussions pour reformer l’Humain d’Abord pour les Européennes où seul Mme Merkel à le droit de vie ou de mort des citoyens Français.
    Je suis pour soutenir les Communistes dans leur choix du moment où il s’inscrivent dans le FdG.
    A Paris , Honnêtement, il y a un soucis de grille de lecture et le message est très dangereux pour la suite du FdG.
    dans l’espoir de traverser la crise de Paris sans aucune pression, mais dans le respect de la plateforme FdG
    cordialement

    • Juste une question de forme : prendre pour pseudo « FdG69 » laisse sous-entendre que tu représentes ou que tu parles pour tout le Front de Gauche du Rhône. Au mieux n’est-pas un peu abusif ? Si une grande enseigne utilisait ce procédé, on hurlerait à la tromperie, non ? Je suggère de prendre un pseudo plus modeste.

      • Il n’y a aucune tromperie, je suis Lyonnais, non communiste et j’ai toujours soutenu le FdG en votant dans ce cadre là. Si il n’y avait eu que le PCF, certainement que je n’aurais pas voté. D’où la différence certaine entre le 2% et le 11% d’une élection présidentielle à l’autre.
        Faut pas y voir autre chose qu’une appartenance politique symbolique et un soutien sincère. Je suis pas le FdG, ni de Lyon , ni de nul part. Je suis un votant parmi les autres.
        Le débat ne porte pas sur un pseudo, mais sur une politique et visiblement là tu n’a rien à dire.
        Cordialement

  18. C’ est vrai qu’ il y a des « polémiques » , mais ça c’ est normal , d’ exposer les non-dits ,les contradictions , rien n’ est plus pire quand c’ est larvé et que le feu couve. Mais en ce qui concerne les municipales il faudrait quand même prendre de la distance sereine et que le temps à plusieurs niveaux ne nous occupe pas tout l’ esprit bien que la stratégie et la tactique de ces prochaines élections soient très importantes . Très peu de temps après 2012 sur le terrain ou sur le blog de l’ ex-candidat c’ était une vraie obsession : « mais que vont faire les Communistes pour les municipales » et la suite : » il faut savoir perdre ( des élus ) pour en gagner par la suite » , là y a un big Pb. Car le capital impérial ne se pose pas de questions : il saigne et engrange des profits sur le dos du Prolétariat comme jamais dans l’ Histoire . Et Nous là ? La Lutte nécessaire et gagnante , les mobilisations ? Nous faisons avec le nombre de l’ engagement . Ex Pierre ce matin : avec les salariés en Lutte d’ Alcatel , puis place de la Concorde pour les retraites normales, beaucoup ont rendez-vous devant l’ Hôtel de Ville à 10h pour se mobiliser contre un lycéen Arménien expulsé et demain devant le Rectorat puis pour nos retraites puis si possible de suivre le procès UIMM au Palais de Justice à la Cité Paris , l’ audience recommence à 13 h 30 ce jour salle des pas perdus ,un vrai scandale des héritiers des maîtres des forges , liquides et compagnie , arrosages multiples pour casser la classe ouvrière et les Luttes , et grands patronat à l’ œuvre pour même comme hier à l’ audience accuser que la Police financière pose des questions, que le fisc n’ avait pas fait son boulot et avec retard ? jusqu’ à nous prendre tous et toutes pour des caves demeurés. Ils pensent avec mépris qu’ ils ont tous les pouvoirs et de révéler que si les affaires financières ne sortaient pas que c’ était des politiques qui faisaient pression , la vérité serait plutôt que ce grand patronat fait pression sur le pouvoir politique aux ordres des financiers et grosses oligopoles pour ne pas sortir ces affaires : et …. Nous de prendre le pouvoir en actions , votes et en avenir parles Luttes et mobilisations le plus tôt sera le mieux.

    • Michel,
      Un seul argument pour ton vote : comment peux-tu t’acoquiner avec des gens qui refusent de donner le nom de Robespierre à une rue de Paris ?

      • Je ne pense pas que les municipales se résument à un nom de rue !

      • Gérard,
        Comme Babeuf ? Soyons sérieux, nous sommes pour 89 et surtout 93 avec les Egaux qui ont été raccourcis et que Marx et Engels et Rosa Luxemburg ont reconnu en Babeuf un précurseur. Pour s’ accoquiner , je t’ avoue que quand la mairie et toute la majorité de Gauche a donné le nom d’ Aragon – les Communistes , les cloches de Bâle et le paysan de Paris- a une place dans l’ Ile St Louis où les bras de la Seine se rejoignent , j’ ai salué Bernard Lavilliers qui chantait le poète et le grand écrivain et aussi lis bien : Anne Hidalgo a qui je lui ai dit à deux reprises depuis que  » De toutes façons ( et quelque soit le cas de figure ) nous nous retrouverons au second tour  »
        Dans deux jours les Communistes de Paris voteront , sans pression d’ aucune sorte surtout venant du pg ,en ayant tous les arguments en main , nous mesurons les répercussions de notre choix , pour ma part je préfère la ligne stratégique et tactique de Christian Picquet mais il a été mis en minorité à la G.U. Par contre lorsque je lis les manœuvres des soces à St Denis ( 93) et ailleurs , les verts en grisâtre, en embuscade ,toujours pour faire chuter toutes les Mairies Rouges , nous devons en Urgence renforcer tous nos élues et élus et en gagner, en Auvergne , en IdF , à Paris , partout dans l’ Hexagone et outre-mer.

  19. Bonjour à TOUS .

    A la fête de l’Huma , une élue de Paris m’a demandé mon avis sur l’association PC /PS à Paris ; je lui ai répondu que la continuité à Paris pour les municipales avec le PS était viable, voir nécessaire pour les Parisiens .
    F .Hollande n’est pas le PS ,son aile gauche se renforce et certains se rapprochent du FDG ; pourquoi par une stupide intransigeante creuser un fossé avec de nombreux camarades socialistes .
    Je n’aime pas le sectarisme .
    Je n’aime pas les oukases .
    je n’aime pas les propos méprisants .
    Respectons l’autonomie des partis ,
    les enjeux sont locaux ,l’analyse de chacun peux être différente !
    Inutile de jeter l’anathème ; ne pas se croire sorti de la cuisse de Jupiter !
    Cordialement . Eugène

    • Que voici un bon commentaire, entièrement d’accord avec toi, je suis militant communiste depuis belle lurette et je n’entends pas me faire dicter ma position de l’extérieur, déjà que j’ai une réputation de tête dure au sein du PCF, pas la peine d’en rajouter. Mais si je puis ajouter mon grain de sel, j’ai envie de demander, et Dieppe ? Kesako comme on dit par ici ?

  20. Je ne partage pas l’idée selon laquelle le rassemblement au premier tour d’une élection, favoriserait la mobilisation de l’électorat populaire au second (je parle bien entendu des cas où il est certain qu’il y aura un second tour, le contraire étant plutôt l’exception).
    Bien au contraire ! Présenter une candidature de « rassemblement » c’est nécessairement, avec les forces politiques « de gauche » telles qu’elles sont aujourd’hui, le faire sur le plus petit dénominateur commun.
    Qu’on l’admette ou non, la science sociale a identifié les quatre principaux déterminant du vote : le vote des parents, la classe sociale, le lieu où l’on vit (à classe sociale égale) et enfin, le « calcul stratégique », autrement dit le « vote utile ». La seule véritable part de libre arbitre est presque totalement obnubilée par des considérations sur ce que les autres vont voter. L’électeur sait que son vote seul ne pèse rien, et qu’il faut faire nombre pour être efficace. Bien entendu, cela suppose que voter serve à quelque chose, autrement dit que la gauche ne fasse pas une politique de droite. Mais les électeurs ont tous, clairement, le sens du rapport de force et de l’intérêt de « compter ses forces » quand l’occasion se présente.
    Dès lors, comment mobiliser des électeurs fatigués de voter « pour rien », si on ne leur laisse même plus l’occasion au moins au premier tour, de « se compter » ? Ceux-là pourraient encore faire le choix du vote de compromis au second tour, si au moins leur poids électoral était mesuré au premier tour. Mais si, dès le premier tour, on ne leur propose qu’un choix qui n’est pas le leur ? Comment les électeurs de Brignoles pouvaient ils faire comprendre au gouvernement qu’ils récusent sa politique, si on ne leur offrait que le choix de voter pour un candidat soutenu par Harlem Désir ?
    La situation est simple : pour sanctionner le PS, on ne peut pas noyer sa voix avec celle de ses supporters, quel que soit le discours du candidat. Il n’y a que trois choix possibles : voter Front de gauche, s’abstenir, voter « n’importe quoi ». A nous de faire en sorte d’éviter que ces deux dernières options ne soient majoritaires…
    Quant au cas de Paris, il est exactement dans ce cadre. La droite ne passera pas dès le premier tour; et si la gauche gagne à nouveau au second, ce sera grâce à l’électorat du Front de gauche ; mais à condition que celui-ci ait l’occasion de s’identifier en tant que tel au premier tour. Sinon, certains électeurs parisiens du Front de gauche s’abstiendront. Et si leurs voix manquent… devra-t-on les tenir pour seuls responsables ?

  21. Certes la situation actuelle est complexe. Elle résulte d’une déconscientisation massive du peuple opérée, malheureusement, grâce au progrès qui a permis de loger devant chaque citoyenne et citoyen un diffuseur de propagande extraordinaire et permanent. Alors que faire, comme dirait l’autre ? Nous sommes des militantes et des militants, que nous reste t’il, alors que nous n’avons pas notre télé pour convaincre le peuple ? Il nous reste ce que nous avons toujours eu, le combat politique ! C’est je crois ce que nous nous efforçons de faire au quotidien les uns, les autres. Alors bien évidemment, avec des différences d’appréciations et parfois des divergences. C’est le cas sur la question des municipales à Paris, mais c’est le cas aussi sur d’autres questions. Cependant la question du positionnement vis à vis du PS est récurrente. Faut t’il s’en émanciper totalement ou doit t’on considérer que dans le PS et surtout dans son électorat il reste des gens sincèrement de gauche. Auquel cas doit – on tendre la main, garder des possibles ou bien érigeons nous dès maintenant des frontières infranchissables avec une grande partie des gens que l’on côtoient au quotidien ? C’est une question qui se pose à nous tous.
    Soyons clairs, on est tous écœurés par le comportement de Hollande et de ses troupes, mais doit t’on s’étonner aujourd’hui de ce qui se passe. Quand on leur a donné nos 4 millions de voix, on connaissait parfaitement le rapport des forces et on savait bien que ça n’allait pas subitement changer la donne. Que fallait t’il faire à ce moment là, s’émanciper en s’extirpant du contexte ou rester dedans ? Nous avons choisi de rester en prise avec TOUT le peuple de gauche et nous avons bien fait à mon avis. Faire un autre choix se serait apparenté de notre part à une dérive gauchiste et on connait parfaitement la stérilité d’une telle chose pour notre combat émancipateur, que cela nous fasse plaisir ou pas. Alors en l’état actuel de nos fonctionnements ou de nos dysfonctionnements, les camarades communistes de Paris, s’apprêtent à voter, laissons les voter sereinement et sachons être grands pour respecter leurs choix. La vie dira très vite s’ils ont eu tort ou raison selon le choix qu’ils feront.
    Mais, de grâce, gardons nous de parler déjà de LA conséquence désastreuse, pour la France, l’Europe et pourquoi pas interplanétaire tant qu’on y est: LA FIN DU FRONT DE GAUCHE. Il n’appartient à personne ni a une de ses composante de décider de la suppression de ce bel outil et surtout de l’espoir qu’il a suscité et qu’il suscite encore pour des millions de gens. Il y aura d’autres désaccords mineurs et majeurs entre nous, aucun d’entre eux ne doit mettre en péril l’objectif qu’on a en commun de construire ce mouvement populaire anticapitaliste jusqu’à ce qu’il devienne majoritaire. Ne tuons pas l’espoir naissant, mettons nous autour des tables pour dépasser nos difficultés et s’entendre sur des compromis acceptables. Halte aux déclarations médiatiques destructrices ou on se fait plaisir en réglant des comptes entre nous. Si ça va pas, il faut se voir tranquillement, parler calmement et assumer sans vouloir imposer à tout prix. C’est trop dur comme fonctionnement ? Alors chacun repart de son côté et on redevient politiquement stériles. Il devient urgent de structurer nationalement le Front de Gauche. Il nous manque des objectifs nationaux clairs et précis, un travail en commun, une identification nationale relayée par un panel de personnalités se reconnaissant dans notre combat, etc… Alors, au lieu des invectives par médias interposés, des diktats d’un autre âge, du chacun pour soi, passons à la phase concrète de construction du rythme de croisière de notre combat qui doit balayer tout sur son passage.

  22. « La date du 15 octobre 2013 est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire sociale de la France. C’est ce jour-là qu’une majorité parlementaire se réclamant de la gauche aura entériné une loi de régression de civilisation, une de celles qui figuraient jusqu’alors dans le domaine réservé de la droite. »
    in l’Huma du jour

    Sans parler du ministre de l’intérieur du gvt hollande

    ça fait beaucoup le même jour.

    • A ma connaissance, aucun député socialiste de Paris n’a voté contre et je n’ai entendu ni Delanoe ni Hidalgo s’insurger contre cette régression sociale. Si nous allons avec eux sur une liste à Paris, nous serons sanctionné avec eux.

  23. Ce qui restera de vous dans cette prise de position électorale pour Paris c’est cet incompréhensible « je persiste et je signe avec le Parti Socialiste pour les municipales de Paris ».

    Rien de ce que peuvent dire vos alliés du FRONT DE GAUCHE ou vos militants communistes ou nous les sans carte solidaires et partie prenante du FDG ne vous atteint….. Vous serez donc comptable devant le pays et toutes les composantes du FDG des inacceptables accords dés le premier tour que vous aurez voulu conclure contre les vôtres au mépris des alertes qui vous sont pourtant données par les municipales de Brignoles et les primaires des « solferiniens » à Marseille, accords que vous avez décidé de soutenir à Paris SEUL pour la direction du PC j’espère ……

    Il ne reste plus qu’à souhaiter que les militants seront EUX fidèles à ce précieux allié et outil de l’avenir qu’est le FDG que pour votre part vous n’hésitez pas à fragiliser momentanément et voteront contre votre initiative….

    Retournez donc sur le terrain Monsieur Laurent. Vous y constaterez que les français n’en peuvent plus au point de rejetter TOTALEMENT le PS et l’UMP voir l’échec du Front Républicain de Brignoles.

    Non seulement les circonstances de vos alliances à Paris vous détruiront personnellement, mais elles amèneront cette ville tout droit dans l’escarcelle de l’UMP.

    Votre responsabilité est écrasante, souhaitons que le PC et le FDG s’en tirent avec le moins de coups possibles… Quand à Vous, vous désespérez vos amis dont j’étais .

  24. « je ne pourrai définitivement pardonner à la société politique d’être devenue une machine à désespérer les hommes »

    A Camus

    • Oui c’ est sûr qu’ avec Maastricht les partis qui ont soutenu cette dérive libérale et ultra sont coupables et responsables, et ils ont tout fait pour affaiblir le Parti Communiste . Je reviens du procès de l’ UIMM ces grands capitalistes regroupés avaient deux coffres , un légal , l’ autre tout en espèces pour, cela a été dit que les espèces servaient pour « réguler le social  » et le non -dit : c’ est que ce coffre imposant servait à casser des grèves de la classe ouvrière avec des nervis fascistes embauchés et aussi de monter des syndicats bidons et patronaux genre CFT , Citroën en était fan ( un remarquable article sur l’ Huma de ce jour p13, p12 et à voir le film l’ Alya des grèves victorieuses d’ avril 1992, documentaire exceptionnel à montrer et connaître pour les Luttes. et ces juristes UIMM et patrons et PDG , et DG , DF, te touchaient des qqs 2000 euros /mois en espèces , liquides , que tout le monde savait mais que les 13 du bureau du C.A. de cette PME( sic) : UIMM, ignoraient, les innocents les mains pleines de liquides issus de la force du travail du Prolétariat , ces 2000 eu sont à rajouter aux qqs 8000 et plus déclarés officiels et par mois , et cet argent du coffre en liquide pouvait cela a été dit du fait que les communistes faiblissaient là ils ont insisté la-dessus , cette union du patronat donnant des ordres au Medef et aux gouv.! , ces crapules pouvaient rendre officiel ces comptes obscurs cachés aux contrôles même des experts comptables . De plus ces p. …is employaient une femme de ménage au black , c.a.d sans sécu et sans retraite. Au fait je m’ étonne que la Sécu ne soit pas partie civile pour que les comptes soient en équilibre là il y a à gratter tant la caverne d’ Ali Baba est monstrueuse. Lundi prochain toujours à 13h30 , nous allons voir si le procès continue , leurs avocats sont costauds ils citent souvent la loi de 1884 Waldeck Rousseau et le complément , jusqu’ à citer Balzac ….Là c ‘est du dur de chez dur , quel mépris et arrogance pour tout le Prolétariat et la classe ouvrière , et aussi pour la République des Liberté ,Egalité , Fraternité .très malmenée. Eux , le grand patronat, ça fait longtemps qu’ ils ont fait leur union et Nous que de divisions et ça perdure . Oui le coût du capital est énorme et par bien des côtés criminel en regard des plans de licenciements , fermetures d’ usines métallurgiques et de tout nos savoirs faire, comme chez Alcatel, vendus. Heureusement que l’ Humanité existe.

  25. Monsieur le secrétaire national,
    Ce message à propos des élections municipales et plus particulièrement de la position de la direction départementale de Paris que vous dites soutenir.
    Cette position d’union dès le premier tour interroge d’autant lorsque l’on lit l’argumentaire qui se résume ainsi : avoir des élus (communistes) qui vont permettre de contrecarrer la politique d’austérité du gouvernement socialistes/verts !!!
    Il y a actuellement des élus communistes qui a Paris siègent au conseil municipal aux côtés de Messieurs LE GUEN, VAILLANT… par ailleurs députés PS. En quoi la présence d’élus communistes a eu une incidence sur leur vote au parlement de le loi sur les retraites ? En quoi les élus communistes parisiens vont-ils atténuer les effets du vote du budget 2014 sur les parisiens ? En quoi les mêmes élus communistes vont atténuer la poursuite de la case de la sécurité sociale via le vote par ces députés PS envers les parisiens ?
    Autre argument la promesse de 30% de plus de logements sociaux à Paris d’ici 2030 !!! Cela ressemble étrangement à l’attitude du gouvernement qui pense amuser les français en nous parlant de l’industrie pour 2025!!!
    Votre position est inconséquente au regard de la dynamique créée par la création de Front de Gauche qui je crois à mieux à faire qu’à se compromettre à la faveur du scrutin municipal avec un PS qui participe au reniement des engagements de Monsieur HOLLANDE.
    Et ce me semble d’autant plus nécessaire que le PS a décidé via quelques poissons pilotes de venir combattre le municipalités à direction communiste telles que Saint Denis, Dieppe… qui vont s’ajouter à la liste déjà longue de ces municipalités perdues par le PCF au profit du PS ou des Verts et ce avec le soutien implicite de la droite…(Aubervilliers, Montreuil, un peu plus loin dans le temps N^mes, Sète, Alès…)
    Alors comme le soutiennent certains médias faut-il voir dans votre décision pour les élections municipales qu’une manoeuvre politicienne pour préserver ou gagner quelques places d’élus à Paris et un poste de sénateur ?
    Votre responsabilité est grande si votre décision doit accréditer l’idée selon la

  26. Grèves victorieuses Avril 1982 et non 92 , avec deux manifestations de 30000 camarades à Paris.

  27. Merci d’abord Pierre, pour ce blog de plus en plus intéressant et riche.
    La situation est complexe et le FdG est à un moment très important. Je n’accepte pas les propos tenus à l’égard des communistes qui seraient des opportunistes qui font la chasse aux postes. Cette attitude est méprisante dans notre front dans lequel doit régner la fraternité, l »écoute, la compréhension.
    Le Front de Gauche n’a pas le droit de donner cette image déplorable qui n’échappera pas aux électeurs: voilà, ils sont bien comme les autres! L’arrogance, l’intimidation, et même la pression ne sont pas de notre bataille qui est beaucoup plus noble que cela. J’en suis vraiment attristé.
    Si nous nous déchirons au moment où il nous faut au contraire être le plus unis, nous ne ferons pas progresser notre cause: les luttes intestines ne sont pas à la hauteur de notre combat, et de la situation des travailleurs de ce pays qui attendent beaucoup de notre droiture et de notre clarté.
    Pour Paris, personnellement je respecterai le choix des militants que nous connaitrons prochainement. Parce qu’ils voteront démocratiquement et que j’ai entière confiance en eux.
    Et pourtant, il est clair que DELANOE et HIDALGO sont des libéraux, ils sont ambigus: HIDALGO n’a t-elle pas tendue la main au MODEM? Le bilan DELANOE n’est pas si brillant que cela, celui des camarades communistes de l’Hôtel de Ville non plus, on pouvait s’attendre à mieux. Si il y a alliance avec le PS, la prochaine mandature sera particulièrement difficile à tenir, parce que le désengagement de l’Etat obligera certainement des choix difficiles que nous aurions du mal à partager avec le PS.
    Fraternellement

    • Il ne s’agit pas de propos à l’égard des communistes mais de CERTAINS communistes dont le rôle serait d’éclairer leurs camarades du fait qu’ils occupent à temps complet des postes politiques au plus haut niveau, ce qui dans cette affaire des municipales à PARIS est loin d’être fait CLAIREMENT, voir pour moi dévoyé..

      C’est leur responsabilité devant l’histoire et devant les classes populaires qui leur ont fait confiance avant le FDG et depuis l’existence de celui ci qu’ils compromettent en jetant le doute sur les fondamentaux de son existence multipartisme.

      Il n’y a pas de reproche pour le communiste militant de base qui est toujours admirable dans ces dévouements sur le terrain et il n’y en aura jamais.

      • C’ est quoi les Communistes de base ? Et ces CERTAINS ?, voulant introduire des divisions dans le Parti , alors que nous votons à chaque fois la stratégie et que nous respectons la Démocratie Communiste, c’ est pas loin de l’ insulte de faire croire que nous avons élu des secrétaires , national , départementaux , de sections , de cellules , il y aurait suspicion et désaccords envers les Secrétaires , qu’ il y ait des discussions avant pendant et après les Congrès c’ est sûr , et là après le Congrès de 2013, la dialectique , les discussions et réflexions sont d’ une telle richesse que voues seriez étonnées , vous n’ avez pas encore compris qu’ il n’ y a pas plusieurs communistes , ceux et celles qui prennent la responsabilité de se présenter et non pas de courir à des postes comme çà courre dans cette maladie infantile comme à la Manif des Retraites en point fixe PCF à la Concorde, un Sud me dit :  » c’ est pas la lutte de classes mais la lutte de places ». Seriez -vous de CERTAINS , souvent d’ anciens masstrichiens qui nous font la leçon de pureté révolutionnaire et qui n’ ont eu de cesse d’ affaiblir le P.C.F. Où comme ce Sud, alors que je connais très bien la Camarade Annick Coupé et Christian Picquet Camarade, qui réduit le P.C.F. à ses élues et élus qui ont le courage de se présenter . Vivement qu’ il y a un ou une Maire Communiste à Paris , les choses de la vie changeraient dans la réalité et du réel.

  28. Un excellent moment passe a vous lire, un enorme compliment bien pour cette bonne lecture.

  29. Camarade. Nous vétérans venons au nom des anciens ,au nom des camarades de nos luttes,malheureusement décédés te dire notre désapprobationpour des listes communes avec le ps aux élections municipales Á Paris ou ailleurs.Camarades ne devenons pas les fossoyeurs de notre parti.Continuons,par le front de gauche à laremontée de notre ėlectora.ne cédons pas au chant des sirénes du ps rappelons nous que leur seul but est de nous diviser pour mieux nous rėduire.Camaradesne perdons pas de vue que ce gouvernement mēne une politique que nous combattons.ressaisissez vous camarade faites s .il vous plaît que nous n. Ayons ni honte ni remor .avec notre affection et notre Espoir. Les plus de70 ans.gigi

    • Bravo vétéran !
      Je suis très touchée par votre post qui montre toute l’affection et la connaissance que vous avec de votre parti, qui appuie le mien et répond aussi a Michel Berdagué qui dit ne pas comprendre ce que je veux dire par CERTAINS en parlant de ceux qui se fourvoient en s’alliant au PS dés le premier tour pour les municipales de PARIS, transgressant ainsi les analyses du FRONT DE GAUCHE dont ils sont membre , tout en prétendant vouloir protéger ce formidable outil de la lutte de notre peuple pour un autre mode de gouvernance du pays basé sur « l’humain d’abord ».

      Vous avez raison l’heure est grave pour les militants, et même si je suis certaine que quoi qu’il arrive le FRONT DE GAUCHE demeurera, si ce vote devait donner raison à P LAURENT et ses pairs, il nous faudra marquer le pas pour dépasser l’immense déception qui s’en suivra appuyee par un dechainement mediatique et c’est autant de tems perdu pour notre peuple qui souffre…..

      Voilà ce qui me motive MR Berdagué rien que cela et vous pouvez remballer vos pseudos analyses tendancieuses et sournoises.

  30. Communiste depuis 40 ans, je voudrais , concernant les élections municipales de Paris, faire les quelques remarques suivantes:
    Le Front de Gauche s’est construit comme une alternative de gauche par rapport à la faillite du capitalisme et de celle de la socialdémocratie. Il se veut un souffle d’espoir et de pureté sur la vie politique de notre pays (puisse-t-il devenir tempête). C’est pourquoi une alliance avec le PS tournerait le dos à cet objectif et cet espoir, ne pourrait que démobiliser beaucoup de militants et renforcer l’abstention à gauche.
    Les communistes Parisiens ont une écrasante responsabilité devant tous les communistes et aussi les militants des autres composantes du FdG. M’estimant concerné je les conjure de ne pas se laisser séduire par ceux qui ont un intérêt évident à l’affaiblissement du FdG ;

    • ni à l’ affaiblissement du Parti Communiste dans l’ Hexagone et aussi du Mouvement Communiste International . Camarade Pierre Jardon , je ne sais pas si tu milites à Paris intra-muros , mais le fdg regroupant le centre de Paris est inactif pour cause de sectarisme qui ne vient pas du Parti , d’ autres arrondissements sont peut-être un petit mieux fraternels , mais tout çà influe sur le vote local . Très actif sur la constitution après 2005 pour un rassemblement regroupant le Non de gauche , et où les communistes , les troskistes/communistes, et socialistes de Jaurès avec la citoyenneté , nous avons tout fait pour y arriver , mais entre 2005 et 2007 , les résultats de l’ impossible réunion a abouti à ce que tu sais où nous étions qqs Camarades d’ être avec Marie-George le 1er Mai 2007 , je suis complètement écoeuré par différentes manœuvres de certains qui ont adhéré au Fdg après que les 3 historiques la Gauche Unitaire, le Parti de Gauche et le Parti , les 3 partenaires après de multiples réunions avec la citoyenneté ont bossé et sorti le Programme  » L » Humain d’ abord  » à la fête de l’ Humanité sept 2011 . Aux législatives de 2012 nous avons subi le Parti ET le FdG un échec cinglant par abandon de qqs 2 millions de voix, et depuis la dynamique est cassée. Si bien que dans le Parti Communiste et les deux autres composantes du FdG des analyses approfondies devraient être basées sur la réalité et du réel et non pas des fantasmes et rapports de force malsains. Le seul rapport de force qui doit être prioritaire c’ est contre le capital impérial , en expliquant au Prolétariat et à la classe ouvrière qui le sait, le coût du capital destructeur pour l’ Humain et l’ Humanité.. Nous avons en effet une grande responsabilité , beaucoup ne dorment pas de la nuit ou mal , avec des cauchemars éveillés , mais ça va passer en nous renforçant , nous formant et en répondant à la souscription engagée , c’ est vrai que les comptes sont plutôt vers l’ euro symbolique au niveau personnel en regard des milliards du grand patronat : UIMM , mais si l’ Union des Prolétaires dans tous les pays se concrétisaient ces crapules seraient balayés. Aucune séduction n’ est à l’ oeuvre nous ne sommes pas les supplétifs de la rue Solférino et de ses caciques de dérives libérales en ultra depuis Maastricht et encore moins à la merci du pg.

  31. J’espère sincèrement un ressaisissement rapide de mes camarades parisien. Je n’ose pas croire que l’on va jeter par dessus bord tout ce que nous avons construit depuis ces dernières années. Je suis membre du PCF depuis plus de 30 ans, j’ai traversé comme beaucoup des périodes de doutes, de désespoir. Le FG représente enfin une lumière et un réel point d’appui pour un autre avenir, réconciliant progressisme et écologie, définissant une stratégie courageuse et claire. Enfin un outil efficace pour rompre avec l’ordre établi. J’ai écouté les arguments des uns et de autres, en essayant de laisser de côté les petites (et grandes) piques qui n’apportent rien au débat. Fondamentalement, il s’agit pour moi de savoir si nous avons décidé de rompre une fois pour toutes avec des pratiques et stratégies anciennes qui ont montré leurs limites, et nous engager dans une voie nouvelle, incertaine peut-être, mais porteuse d’avenir. Bien sûr nous risquons de perdre – transitoirement – certains postes d’élus. Ce n’est pas négligeable, mais nous risquons aussi de gagner beaucoup…. en clarté, en force d’alternative réelle, en dynamique véritable de rassemblement. A Paris comme partout où les forces du FG le permettent, nous devons apparaître pour ce que nous sommes : la seule force alternative progressiste à ce monde en bout de course.
    Je suis et je reste communiste pour tout ce que ce mot porte de valeurs, même s’il a été souvent trahi et dévoyé. Mais si par malheur le PCF reprenait ses anciens chemins sans issue, je ne le suivrais pas. Et je ne pense pas être le seul.

  32. Militant communiste de Provence, je suis terriblement déçu par le vote de Paris. Il s’en est fallu de quelques dizaines de voix, nous ne les avons pas eu. Dans ce moment difficile, il faut avoir en tête l’impuissance totale de la gauche italienne qui depuis des années n’arrive pas à se regrouper et passe son temps à se disputer plutôt qu’à s’unir. Il y a toujours un groupe pour reprocher à l’autre quelque chose. Dans ce moment difficile, gardons en tête l’essentiel, les combats que nous avons su mener ensemble, l’importance des points d’accord qui existent dans tout le Front de Gauche, et aussi le fait que lorsque l’on fera les comptes, dans les villes de plus de 20.000 habitants, il y aura bien des listes du Front de gauche avec le PCF dans une très large majorité de communes. Ne tombons pas dans le syndrome de la gauche italienne, sachons avancer ensemble malgré toutes les difficultés, les déconvenues, les déceptions et les désaccords. Il faut avancer malgré Paris et ne pas céder à la tentation de l’exclusion. Le vieux précepte stalinien « le parti se renforce en s’épurant » n’est plus de mise. Le Front de Gauche est né du constat d’une différence profonde entre tout ceux qui le composent tout en faisant le pari que malgré leurs différences, il y a moyen de lutter ensemble.

    • Michel,
      Appréciant tes commentaires sur le blog du dernier candidat Fdg , ta remarque sur un possible syndrome italien me semble pousser le danger de se faire hara kiri – supuku-un peu loin. Il se trouve que même avec les différentes stratégies tactiques le Parti Communiste en France depuis 1945 est plus dynamique que jamais aujourd’ hui, surtout après cet eurocommunisme italien . Pour 2013 le Parti est à une place charnière et politique qui prend de l’ importance , il est reconnu comme interlocuteur privilégié de la part de ce parti mutant libéral de la rue solférino et aussi de ce pg issu de la branche à gauche des solférinos. Le fdg ne se résume pas qu’ à la bipolarisation du Parti avec ce pg , par ex. Marc Dolez est très proche de nous et représente le socialisme de Jaurès, Christian Picquet Gauche Unitaire historique troskyste /communiste est encore plus proche , il y a donc tout pour que les Communistes se rassemblent et que de vrais socialistes issus du Député de Carmaux et du Socialisme pour la première fois c’ est historique luttent ensemble avec un programme  » l’ Humain d’ abord » à dynamiser avec la citoyenneté. Communiste de Provence militant tu sais tout l’ anti-communisme et anti P.C.F. qui pullulent dans les rangs de « gauches » en gôche/ écolo qui ne choisissent pas ces deux courants de pensée historique mais sont surtout contre les Communistes ,in et of, et le Parti qui est leur principal ennemi et obsession, cf les certains qui ont abandonné le FdG aux législatives de 2012 au bout de qqs jours sous prétexte que beaucoup de communistes se présentaient. Communiste de Paris pas que vétéran mais militant et me formant toujours je t’ envoie qqs 140 vidéo.audio que Jean Salem a, depuis 8 ans de travail dialectique et de recherches , et ça continue …. pour le vivant. Salutations révolutionnaires militantes et fraternelles . 8 années d’Archives audio et vidéo
      du Séminaire ‘Marx au XXIe siècle’
      (2005-2012)
      disponibles à l‘adresse suivante :
      http://chspm.univ-paris1.fr/spip.php?rubrique49

      • Michel,
        D’abord Merci beaucoup pour les archives de Jean Salem.
        J’ai d’abord écrit ce commentaire sur le site du candidat à la présidentielle en pensant à un certain nombre de commentaires de militants du PG que je trouve excessif dans leur volonté d’exclusion, je dirai même de division. L’alliance des communistes parisiens avec le PS devient pour eux le soutien du PCF tout entier à la politique d’austérité de Hollande-Ayrault-Vals. S’il y a un danger de division à l’italienne, c’est plus à cette tendance gauchisante de certains du Front de Gauche que je pensais qu’aux communistes qui sont plus matures pour faire la part des choses. La politique d’alliance à Paris ne reflète pas la volonté nationale des communistes de faire avancer le Front de Gauche et de combattre l’austérité. Le recul grave dans une fédération n’est pas le recul de tout le parti. Je déplore profondément les résultats du vote parisien que nous paierons très cher.

  33. Toujours pas de nouveau billet de Pierre Laurent. Celui-ci ne se sentirait-il pas un peu « quetou »
    comme on dit en Bourbonnais devant les dégâts opérés dans le Front de Gauche. Même si le choix opéré par 600 communistes parisiens de quitter le Front de Gauche, n’est pas celui de la grosse majorité des communistes de France, il n’en reste pas moins que c’est le poids du secrétaire général dans son arrondissement qui a fait pencher la balance. Car le bulletin de vote était clair : liste avec le PS ou liste avec le Front de Gauche. Les 600 communistes parisiens dont Pierre Laurent ont donc bien choisi le PS et non le Front de Gauche. C’est comme cela que cela sera compris dans tout le pays et aussi par les électeurs parisiens. Toutes les arguties de Ian Brossat et de Pierre Laurent n’y changeront rien. Robert Hue doit bien rigoler. Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est la faute du sectarisme du PG c’est un peu court comme argument.

    • Si Gérard , réponse dans l’ Huma de ce jour. Attends il bosse beaucoup cela viendra sous peu pour un billet que tu attends , car notre Secrétaire National n’ est pas le  » quetou » comme tu le supputes mais un Communiste courageux et responsable comme Marie-George et tous les Camarades.

      • Michel,
        Tu parles de Marie-George. N’est-ce pas troublant que celle qui est à l’origine du Front de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet soit restée silencieuse?

  34. Je suis évidemment déçu par le résultat du vote, ayant moi-même choisi la proposition n°2. Je précise que je suis pour un renouvellement du mandat de la gauche à Paris, et que mon choix était motivé par la conviction qu’une liste Front de gauche au 1er tour était la meilleure façon de mobiliser l’électorat populaire et de l’appeler à voter aussi au second tour. Car si le retour de la droite à Paris menace, ce n’est pas à cause d’une fragilité structurelle du vote à gauche mais à cause de l’abstention : la majorité actuelle repose sur 60% environ des suffrages des parisiens. Gardons à l’esprit que les gros bataillons de ces 60% résident dans l’est de Paris et notamment les arrondissements les plus peuplés. Regardez le résultat du 18ème arrondissement : Daniel Vaillant (PS) obtenait 90% des suffrages dans les bureaux de vote des quartiers populaires, et pourtant il ne l’a emporté qu’au second tour. Le peuple de Paris vote à gauche, mais c’est un choix stratégique de second tour; ce n’est pas une adhésion ferme au vote PS !
    Nous verrons les résultats en mars 2014. Puissent-ils être suffisamment nets pour dire qui avait raison.