14 Fév 2017

La nécessité de réponses pérennes pour les migrants et réfugiés dans les Alpes-Maritimes

Question écrite n° 25127 déposée ce jour

M. Pierre Laurent attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des migrants et réfugiés dans les Alpes-Maritimes.

L’aggravation de la situation des pays particulièrement touchés par les répercussions de situations conflictuelles ainsi qu’un appauvrissement considérable de leurs peuples ont pour conséquence une augmentation des personnes en errance dans les Alpes-Maritimes comme dans d’autres endroits en France. Si des causes endogènes peuvent être invoquées pour expliquer ces situations, les agissements de puissances, dont la France et les États-Unis, ainsi que de multinationales, ne sont jamais très loin.

Il est à noter plus spécifiquement, pour ce qui concerne les Alpes-Maritimes, que trop peu de migrants peuvent accéder dans ce département à la possibilité de demande d’asile. Ainsi il n’y a aucune présence préfectorale pour permettre cet accès dans les villages frontaliers comme Breil-sur-Roya ou Sospel. La situation des mineurs est particulièrement dramatique depuis la suppression de moyens, en 2016, par le conseil départemental.

L’intérêt général ne commande-t-il pas qu’ici comme ailleurs, des mesures d’urgence soient prises, prenant en compte à la fois la dégradation de la situation internationale et une nécessaire réponse aux aspects sanitaires et sociaux, en débloquant par exemple des locaux adéquats plutôt que d’employer la seule répression, y compris contre des citoyens, des militants politiques et des militants associatifs, sans construire de réponses pérennes ? Ne faudrait-il pas s’orienter vers une création dans les Alpes-Maritimes de sites dédiés pouvant apportant des réponses pérennes à ces situations comme cela commence à être le cas à Paris et à Ivry-sur-Seine ? Ces derniers doivent permettre d’accueillir dans de bonnes conditions les personnes réfugiées. Est-il acceptable que l’on assiste à une augmentation considérable de ces situations non traitées ?

Il lui demande ce que les pouvoirs publics, en coopération avec les collectivités territoriales et les associations, comptent faire face à l’ensemble de ces problèmes.

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