18 Nov 2016

Construire un vote utile à notre peuple

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Depuis notre conférence nationale tenue le 5 novembre dernier, une intense discussion se poursuit parmi les communistes sur le meilleur choix à faire pour l’élection présidentielle. Si un large accord se confirme sur le sens du rassemblement auquel nous voulons travailler dans la durée, le débat reste très partagé sur le choix présidentiel. Le résultat de la consultation à laquelle tous les communistes sont appelés reste indécis, parce que le débat n’est ni référendaire, ni binaire ; il n’oppose pas deux camps, mais traverse de très nombreux camarades en mettant en jeu conjointement les attentes populaires, l’état de la société, de la gauche, des rapports de forces politiques. Il est nourri d’analyses partagées et de différences d’approches pour être capable d’ouvrir un espoir.

Les jours qui nous séparent du vote des 24, 25 et 26 novembre doivent donc être mis à profit pour y associer tous les adhérents, consulter largement autour de nous, et rester dans l’état d’esprit d’évaluer jusqu’au bout notre choix. Comme chacun d’entre nous, après la conférence nationale, j’ai continué à peser le pour ou le contre de telle ou telle option. Je confirme aujourd’hui le choix que j’ai exprimé lors de notre conférence dans une intervention que chacun peut d’ailleurs consulter ou réécouter. Et cela pour quatre raisons :

– La première tient à la nature de l’option n°1 soumise au choix des communistes. Pour moi, le sens de cette option est de plus en plus clair : non pas se rallier mais lancer sans tarder une grande campagne communiste autonome, porteuse de nos propositions et de notre ambition de rassemblement, appelant à voter Jean-Luc Mélenchon au nom de ces objectifs. Cette option est celle, dans le moment présent, la mieux à même de nous mettre en position de jouer notre rôle : être un maillon fort au service du rassemblement, une force visible, utile pour gagner les constructions majoritaires indispensables. Face au paysage plein de dangers qui se met en place, je conçois l’appel à voter Jean-Luc Mélenchon non pas comme un aboutissement de nos efforts, mais comme un levier, un appel pour pousser plus loin le travail de rassemblement vers un front social, politique et citoyen.

– La seconde tient aux évolutions de la situation. L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, comme la déclaration de candidature d’Emmanuel Macron, dans des registres pourtant apparemment totalement opposés, montrent la capacité des forces néo-libérales à canaliser l’offre électorale en leur faveur, en captant à leur profit la critique et même le rejet du système. La colère populaire est détournée pour tromper les électeurs sur les causes réelles de la faillite du système. La finance et la mondialisation capitaliste sont exonérées alors qu’elles sont le coeur et l’organisation du système.

Pour permettre aux Français d’échapper à ce piège, nous devons construire la possibilité d’un véritable choix pour les électeurs, c’est à dire une candidature tout à la fois porteuse de résistance et d’un projet répondant à leurs attentes, et porté par un arc de rassemblement suffisamment crédible à leurs yeux. C’est ainsi que nous serons alors le vote utile pour le peuple. C’est sur cette seconde dimension essentielle que risque de buter, à notre corps défendant, une candidature communiste. Je crois donc plus fécond de conjuguer dans un même mouvement un appel à voter Jean-Luc Mélenchon, et notre potentiel d’idées et d’initiatives propres pour pousser notre projet alternatif au libéralisme et notre démarche démocratique.

– En troisième lieu, des camarades estiment que l’on peut régler cette contradiction, en accompagnant la candidature communiste de la possibilité de son retrait. Mais le retrait s’effectuerait au profit de qui ? Jean-Luc Mélenchon ou une candidature encore improbable à cette heure issue d’une primaire socialiste que François Hollande est pour le moment en train d’entraîner par le fond ? Là encore, je pense qu’il y a mieux à faire en engageant tout de suite nos forces dans une nouvelle étape, qui identifie les obstacles rencontrés mais pour continuer autrement à les dépasser.

– Enfin, me questionne-t-on : comment faire puisqu’il n’y aurait pas de contrepartie à notre appel à voter Jean-Luc Mélenchon ?
Si toute avancée est évidemment souhaitable, notamment pour débattre du projet commun, acter la pluralité de cette campagne et non le seul cadre trop étroit et rigide de la France insoumise, alors quelles meilleures garanties pouvons nous nous donner ? Justement celle de notre totale liberté de campagne et notre engagement immédiat dans les constructions les plus rassembleuses possibles dans chaque circonscription législative. Ces garanties ne dépendent que de nous. Et j’ai la conviction que, mises en œuvre, elles rencontreront l’envie de constructions partagées de très nombreux citoyens et forces aujourd’hui l’arme au pied. Ce choix serait sans nul doute mis à notre crédit pour le rassemblement dans les élections législatives.

Voilà mon sentiment, renforcé aujourd’hui par la teneur de nos débats, par les échanges d’arguments et par les évolutions déjà intervenues. Les communistes vont choisir, librement. Et leur choix majoritaire sera dès lors notre choix commun. J’aurai, loyalement et sincèrement, donné mon point de vue dans un débat démocratique que certains média jugent incongru alors qu’il est pour nous une liberté et une fierté. Quel que soit le résultat, notre route restera commune sur le chemin du rassemblement. En votant à plus de 90 % la résolution de notre conférence nationale, c’est ce qu’ont voulu signifier les délégués à cette conférence. Je serai demain au service de notre unité, sans laquelle rien ne sera possible, pour poursuivre dans cette voie. Tous les communistes, avec l’opinion qu’ils auront exprimée dans cette consultation, devront être pour cela respectés et rassemblés à l’issue de ce débat et de ce vote.

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16 commentaires sur “Construire un vote utile à notre peuple”

  1. Pierre,
    Merci de cette publication, qui reste sobre, bien que tu y exprimes ton choix.
    J’étais à cette conférence et j’ai apprécié cette échange avec tous les communistes, bien que soit partagé l’avis de ce choix.
    Je déplore que certains élus annonce leur choix aux medias avant la consultation général des adhérents.
    Pour autant, quelque soit notre choix, rien n’en sortira de concret pour 2017.
    Pensons aux législatives et quelle sera notre positions, sachant que la France insoumise va présenter des candidats partout ?
    Comment peut-on être credible aux législatives en présentant des listes à coté de selle de la France insoumise?
    La France insoumise n’est pas un parti de rassemblement.
    Le front de gauche était l’option de rassemblement.
    Aujourd’hui, toute action de rassemblement ne peut l’être sous l’effigie de la France insoumise.
    Pour peser politiquement, on doit construire notre parti et voir après le rassemblement.
    Nous devons apprendre de nos erreurs et préparer l’avenir, même si malheureusement les finances ne sont pas au rendez-vous.
    Je crois au PCF, tout comme toi et tu as mon respect et ma confiance.
    Restons un parti sobre et honnête et je me plierai à la décision des adhérents, même si je suis partisans de l’option 2 car nous devons exister en tant que parti, avant de vouloir exister en tant que rassembleur. Sinon, le PCF va disparaître de l’échiquier politique comme le prévoyait François Mitterrand.
    Les conditions de rassemblement ne sont pas réunies aujourd’hui. Attendons un élan d’intelligence de nos autres camarades de gauche pour construire, un large rassemblement, après le déluge qui s’annoncent en 2017.
    Nous nous relèverons plus fort et plus unis, autour d’un front de gauche ou autre, mais qui permettrait à tous les courants politiques de s’unir et de garder son identité.

    Bien fraternellement,
    Arnaud Petit
    Maire de WOINCOURT (pcf section VIMEU)

  2. Pierre,
    Merci de cette publication, qui reste sobre, bien que tu y exprimes ton choix.
    J’étais à cette conférence et j’ai apprécié cette échange avec tous les communistes, bien que soit partagé l’avis de ce choix.
    Je déplore que certains élus annonce leur choix aux medias avant la consultation général des adhérents.
    Pour autant, quelque soit notre choix, rien n’en sortira de concret pour 2017.
    Pensons aux législatives et quelle sera notre positions, sachant que la France insoumise va présenter des candidats partout ?
    Comment peut-on être credible aux législatives en présentant des listes à coté de celle de la France insoumise?
    La France insoumise n’est pas un parti de rassemblement.
    Le front de gauche était l’option de rassemblement.
    Aujourd’hui, toute action de rassemblement ne peut l’être sous l’effigie de la France insoumise.
    Pour peser politiquement, on doit construire notre parti et voir après le rassemblement.
    Nous devons apprendre de nos erreurs et préparer l’avenir, même si malheureusement les finances ne sont pas au rendez-vous.
    Je crois au PCF, tout comme toi et tu as mon respect et ma confiance.
    Restons un parti sobre et honnête et je me plierai à la décision des adhérents, même si je suis partisans de l’option 2 car nous devons exister en tant que parti, avant de vouloir exister en tant que rassembleur. Sinon, le PCF va disparaître de l’échiquier politique comme le prévoyait François Mitterrand.
    Les conditions de rassemblement ne sont pas réunies aujourd’hui. Attendons un élan d’intelligence de nos autres camarades de gauche pour construire, un large rassemblement, après le déluge qui s’annoncent en 2017.
    Nous nous relèverons plus fort et plus unis, autour d’un front de gauche ou autre, mais qui permettrait à tous les courants politiques de s’unir et de garder son identité.
    Bien fraternellement,
    Arnaud Petit
    Maire de WOINCOURT (pcf section VIMEU)

  3. <> dis-tu..

    Oui , avec JLM–‘et même d’autres- , mais qui ? )les communistes resteront ce qu’ils sont toujours= communistes avant tout ! …le désastre socialo-capitaliste est trop grand , pour ce compromettre avec eux- Le désespoir est installé et ses conséquences aussi ! plus nous serons communistes , plus nos actions évoluernt avec les gens , donc JLM aussi— pourquoi en faire tant d’histoires ? il faut voir les arguments de camarades paniqués , croyant renier le Part en votant pour cette candidature non PC—et pas dans l’ordre voulu-
    C’est un 1er pas en avant et on en a besoin! d’autres suivront et nous ne serons plus les seuls enfin …..l’anti austérité est la ligne de démarcation de ceux qui veulent un autre monde au service de l’humanité et non des Banques et de ceux qui les protègent….sans démocratie aucune !
    Merci à toi de te mouiller comme nous—-personne ne nous arrachera la chemise !!!!! même pour un scoop crapuleux ! et même…………rouge elle sera !

  4. Bonjour Laurent,
    En tant qu’ancienne élue communiste et républicaine de Vitry et après avoir apprécié l’analyse exprimée dans « 99% », j’approuve ton bon sens et salut ton courage !
    J’espère lire moins de commentaires enfermés d’ici le week-end prochain !
    Bon courage à vous toutes et tous pour les jours à venir !
    Bien amicalement
    Fabienne Le Corre

  5. si je suis trés indécis, je salue dans ton propos, le soucis de la participation du plus grand nombre, en effet je suis, comme je crois beaucoup,excédés par les appels solitaires ou groupés et les contre appels, autant de pret à penser qui auraient parait il pour vertu d’éclairer les communistes. cette fébrilité , ce manquement aux régles les plus élémentaires de la souveraineté de l’adhérent, ont pour effet de figer les points de vue, c’est evidemment dommageable pour l’avenir. j’avais peu apprécié tes recommandations
    avant la conférence nationale, je perçois mieux ta démarche aujourd’hui, aprés tout qu’un dirigeant fusse t’il le premier expose et s’expose, me parait marquer une rupture avec des comportements anciens. l’option 2 a ma préférence si elle est non pas un acte défensif et sectaire mais un gage de rassemblement pour les semaines et mois à venir, j’en suis la aujourd’hui, comme beaucoup je m’interroge

    preserver l’avenir ou retarder l’échéance
    fraternellement

  6. Voila une déclaration qui me rassure et me convient pleinement en apportant le soutien àJLM tout en gardant notre liberté d’expression ne peut que rallier sympathisants et hésitants. Merci de nous offrir cette option.

  7. ont cause beaucoup Melanchon-un candidat PCF hélas le plus important c est d être sur le terrain pour combattre et expliquer les programmes n  efastaste du FN et de la droite les communistes débattes et discutes sur la présidentielle mais pendant ce temps la les coups tombent, camarades rangeons nos différences et affrontons nos idées face a la menace de la droite et du FN arrêtons d être un parti réunioniste et allons sur le terrain

  8. J’ai pour ma part beaucoup discuté dans ma section pour qu’une candidature communiste soit lancée dès les regionales… Melenchon l’a fait, montrant qu’il est bien plus fort statégiquement.
    Aujourd’hui, je suis tiraillé. Je pense que pour la presidentiel, il est nettement preferable de soutenir Jean luc melenchon.
    Lors d’une recente discussion dans ma section, j’ai enfin compris la reticence. LA signature de la charte FI entrainerait de fait la création un parti politique, et donc la « disparition » du PCF. Du moins, c’est l’argument présenté.
    En lisant la charte, je vois qu’il existe une possibilité de reversement financier. Ainsi, l’etiquette PCF pourra perduré.
    Du coup, pour ma part, je ne vois pas le soi-disant piege lancé par Jean Luc Melenchon.
    Ceci est d’autant plus vrai que plusieurs personnalités communiste ont très tôt soutenu Melenchon.

    J’ai donc une question: Quelle est la réelle cause de la réticence des cadres du parti?

  9. Cher camarade:
    Merci pour ton courage et ton énergie militants.
    Etre communiste, c’est savoir prendre ses responsabilité face à la réalité!
    Encore bon courage.
    Très fraternellement.
    Nicole, Gilbert et Claire

  10. Cher Pierre, merci pour ta contribution.
    Comme beaucoup de militants communistes je lis pas mal de contributions, tant je me sens désemparé par le choix qui nous est offert. Je n’ai pas décidé ce que je voterai. Une seule chose est sûre : je voterai mal, puisqu’il n’y a pas de bon vote. A mon avis, ce n’est la faute de personne, chacun a fait de son mieux à son poste, des militants au Secrétaire National. L’histoire nous rattrape, c’est tout, c’est elle qui nous coince.
    En dehors des arguments politiques que tu développes et que je partage (l’ennui, c’est que je partage aussi ceux du camp d’en face), il y a une chose pour laquelle je n’obtiens pas de réponse – peut-être en aurais-je une ici. C’est une question qui a été posée au CN par un camarade mais qui n’a pas eu de réponse.
    La voici : concrètement, j’allais écrire « légalement », si nous choisissons l’option 1, comment allons-nous faire pour maintenir la ligne d’autonomie par rapport à FI ?
    Si nous nous rallions, à l’instant où nous annonçons notre ralliement et où la campagne officielle commence, nos temps de parole médiatiques entrent légalement dans le temps de parole médiatique de Mélenchon, nos tracts et nos affiches dans les comptes de campagne de Mélenchon, etc… Or ça m’étonnerait que l’équipe FI soit d’accord pour nous laisser manger son temps pour développer une ligne autonome, encore moins – si Mélenchon dérape – une ligne critique ! Les dépenses de campagne sont limitées, et je vois mal Mélenchon nous laisser entrer dans ses comptes pour dire nos positions à nous, avec nos slogans à nous, avec nos thèmes à nous – tout cela brouillant son propre message !
    Bref, cette ligne du « ralliement autonome » ne risque-t-elle pas d’être un casse-tête légal que les médias s’empresseront de résoudre de façon fort simple : en ne nous invitant pas, en nous faisant disparaître du circuit ?
    Nous disparaîtrions, complètement, du paysage médiatique jusqu’au soir du deuxième tour – l’inverse de l’effet recherché. Nous disparaîtrions, et avec nous les idées que nous voulons porter, et nos efforts pour l’unité à gauche.
    Ce point est concret, matériel. Il n’entre pas dans les dédales des argumentations politiques. Il touche à la légalité de l’option 1, à sa possibilité juridique. Les choses sont possibles, ou impossibles ; j’ai raison ou j’ai tort de m’inquiéter. Il n’y a a de demi-réponse possible à ma question, j’ai l’impression. J’aimerais beaucoup, beaucoup, avoir une réponse précise à cette inquiétude. Une vraie réponse, une réponse concrète, qui me dise comment nous allons faire, légalement…
    Cordialement,

    Marc

  11. Cher ami
    J’ai pris connaissance du texte de Pierre Laurent et je partage son analyse j’ajouterai le commentaire suivant
    Jean Luc Mélenchon n’est dans cette circonstance de l’élection présidentielle qu’un vecteur,un médiateur,un tribun talentueux et non l’essence du mouvement qu’il contribue faire vivre dans les médias.Ce mouvement vient de loin et continuera à croître après JL Mélanchon c’est pourquoi nous n’avons pas à nous inquiter du soutien à sa candidature dès lors que ce soutien se fait sur des positions claires ,s’exprime de façon autonome et préserve notre autonomie de pensée et d’action.Un tel soutien ne constitue pas un ralliement sans condition mais une contribution au rassemblement indispensable des forces du changement en ouvrant une telle perspective
    Amitiés

  12. Pierre,
    Le Parti que tu as l’honneur de représenter ne peut se satisfaire d’un appui, d’un soutien à Mélanchon sans contrepartie, notamment au niveau des Législatives. Cela me rappelle le cadeau amer des sociaux-libéraux -type CICE et Pacte de Responsabilité- au Medef. La gestion du calendrier que tu nous avais annoncé n’est plus respecté et tu accélères le mouvement, nous mettant le couteau sous la gorge.
    Montrons à Mélanchon qu’il n’est pas le « patron », que c’est le PCF qui l’a rendu crédible, par l’appui politique, logistique, financier, militant et parlementaire lors des dernières présidentielles. Tu as l’habitude du rapport de force et tu dois t’engager davantage sur le programme avec un candidat de TON parti dans le cadre d’un rassemblement. Mélanchon ne veut pas des socialistes, je sais que ce n’est pas ta position. Il nous faut reconstruire un axe d’opposition articulé autour du PS/PCF, des verts, du monde syndical et associatif … Ainsi, nous formerions un Mouvement de gauche qui rappelerait le Front Populaire: le Mouvement des Travaillistes Unifiés (le MTU). Mélanchon pourrait nous rejoindre s’il se trouve en difficulté. C’est un politique et un stratège. Il faut reprendre la main, Pierre. Nous devons imposer notre calendrier. Bien à toi. Je te salue fraternellement, Camarade.

  13. Ma première interrogation : Pourquoi ne pas avoir conserver la première option qui préconisait un travail de rassemblement sans opter ni pour le soutien à JLM ni pour la candidature communiste.
    Pour moi, comme pour de nombreux camarades, je considère que la priorité des priorités devrait être les législatives car, et je le déplore, nous risquons dès le 27 novembre prochain, connaître le décor du deuxième tour de la présidentielle où les forces de gauche n’apparaîtront plus !!
    Soyons donc réalistes et essayons de trouver, dans l’impasse où nous sommes, quelle meilleure stratégie devra être la nôtre pour encore faire peser nos idées et nos idéaux dans une représentation à la chambre des députés.
    Certes les propos de JLM ne m’enchantent pas concernant la prétendue absence d’une identité de Partis dans les candidatures alors que lui-même ne cherche-t-il pas à créer son nouveau Parti sur les cendres du PCF ??
    Cette ambition ne me plaît pas mais je crois fermement qu’il ne pourra y parvenir que si nous nous clivons et créons la fracture irréversible, ce qui ne manquera pas d’arriver avec l’option 2.
    Au contraire de cela, en choisissant l’option 1, en conservant les mains libres, nous avons 6 mois devant nous et tous nos moyens humains pour nous mettre en marche pour développer notre programme et faire monter l’idée du vote communiste utile. Les électeurs le savent, partout où il y a des élus communistes, c’est l’Humain qui prime.
    Voilà mon analyse et ce n’est pas le coeur léger mais avec un sentiment de choisir la moins mauvaise des deux options que je choisirai l’option 1 en regrettant bien sûr que nous n’ayons plus le choix avec la première des trois options initiales.
    Jean Chazeau, adhérent et militant et élu communal.

  14. Camarade Pierre,
    Adhérent PCF depuis 1977 j’ai eu le plaisir de connaitre ton père Paul et ton frère Michel qui prenait
    beaucoup de plaisir à venir nous aider à la réflexion lors de nos réunions de cellule « Sampaix » chez Renault à Boulogne Billancourt et c’était réciproque. Personnellement je ne peux me résoudre à donner ma confiance à un Mélenchon qui nous traite avec mépris et dont le programme ne peu me satisfaire.
    Je penses qu’appeler au vote JLM aux présidentielles serait une grave erreur car nous disons que le vote
    législatif est le plus important. Peux tu me dire comment les électeurs vont voter PCF aux législatives
    si nous appelons au vote JLM aux présidentielles?sans compter le risque de perdre notre groupe à l’assemblée en étant en opposition aux candidats « France insoumise ».En 1981 nous avons voté la confiance à JFM ce qui a donné la caution de parti de Gauche au PS.Regardes ou nous en sommes.
    Amicalement Francis.

  15. […] Voilà mon sentiment, renforcé aujourd’hui par la teneur de nos débats, par les échanges d’arguments et par les évolutions déjà intervenues. Les communistes vont choisir, librement. Et leur choix majoritaire sera dès lors notre choix commun. J’aurai, loyalement et sincèrement, donné mon point de vue dans un débat démocratique que certains média jugent incongru alors qu’il est pour nous une liberté et une fierté. Quel que soit le résultat, notre route restera commune sur le chemin du rassemblement. En votant à plus de 90 % la résolution de notre conférence nationale, c’est ce qu’ont voulu signifier les délégués à cette conférence. Je serai demain au service de notre unité, sans laquelle rien ne sera possible, pour poursuivre dans cette voie. Tous les communistes, avec l’opinion qu’ils auront exprimée dans cette consultation, devront être pour cela respectés et rassemblés à l’issue de ce débat et de ce vote. http://www.pierrelaurent.org/construire-un-vote-utile-a-notre-peuple/#.WC7J7XcQshp.twitter […]

  16. Au-delà de la problématique de la stratégie électorale à adopter, nous payons, il me semble l’abandon, depuis trop d’années, de la bataille sur la visée politique, sociétale au profit d’une démarche « pragmatique » de réponse aux problèmes immédiats qui se posent à la population.

    La primaire de droite comme sûrement celle à venir du PS relève du marketing avec des accents plus ou moins sociaux, économiques voire raciaux pour masquer, la cohérence globale de leurs projets qui est l’allégeance au libéralisme économique et donc l’inévitable continuité des logiques qui ont produit les société mortifères actuelles (montée et quelque part soutien aux extrêmes droites les plus radicales, système d’exclusion social généralisé, criminalisation de la misère, dictature de la finance, ….).
    Il ne faut donc pas que la « vraie gauche » se déchire sur des aspects programmatiques avant d’avoir essayé de créer un consensus sur la visée sociétale et politique avec JLM et les partis d’extrême gauche.
    C’est la présence de cette visée qui faisait l’efficacité de « l’Humain d’abord » et son absence formelle qui peut créer le doute quant au programme de la France insoumise.
    C’est aussi cette visée qui permettra de lutter contre la démagogie du Fn et des partis dits libéraux du Fn jusqu’au PS.
    Brefs nos ennemis sont ou devraient être d’abord les partis et leurs représentants qui, au pouvoir depuis une trentaine d’années, ont contribué, par leurs choix politiques (nationaux, européens,..;), à la croissance des partis d’extrêmes droite en France et en Europe, soutenu des régimes comme ceux des états du golfe, agis contre la mise en œuvre de politiques démocratiques et progressistes en Grèce, en Espagne, justifié les récessions sociales, la croissance de la misère et des inégalités dans le monde.
    Il faut ensuite rompre avec toutes les idéologies selon lesquelles l’humain serait une variable d’ajustement de l’économie ou/et de l’écologie ou/et de quelques « volontés » supérieures. Car, derrière ces idées se trouvent toujours des principes d’exclusion « des autres »; ce’st à dire ceux qui ne méritent pas ou moins.
    Il faut changer la « nature » même du concept de « travail » qui sera sûrement le seul moyen de réponse au concept capitaliste de chômage.
    Contre le principe d’équité à la base de toute discrimination, il faut affirmer l’égalité comme la condition de la liberté et de la fraternité et sûrement le meilleur moyen de lutte contre les replis cultuels et /ou culturels et/ou nationaux et/ou……
    Il faut penser l’appropriation collective de toute activité économique qui est nécessaire à l’objectif d’égalité (les transports, l’énergie, la santé, la vieillesse, la mort et donc aussi les banques, l’industrie pharmaceutique,…..
    Enfin, il faut penser l’appropriation collective de la Politique et donc la dé professionnalisation des élus à quelque niveau que ce soit, la parité sociale dans les assemblées, etc
    Si nous arrivons à être clair sur la visée de civilisation, alors nous pourrons faire de notre lutte pour le regroupement des forces progressistes de la vraie gauche quelque chose de fondateur et non pas de destructeur.