A la guerre sociale menée contre nos droits, le peuple a répondu par une gigantesque mobilisation fraternelle et solidaire. La rue a parlé et elle est unanime : le rejet du projet gouvernement est clair, net et massif. Le peuple français doit être entendu et la démocratie respectée !
Nous vivons depuis ce matin une nouvelle journée de mobilisation exceptionnelle avec un élargissement notable du mouvement dans le secteur privé. C’est à un véritable déferlement humain auquel nous avons à nouveau assisté sur tout le territoire national. A la guerre sociale menée contre nos droits, nous avons répondu par une gigantesque mobilisation fraternelle et solidaire. La rue a parlé et elle est unanime.
Dans une interview au Parisien ce matin, Eric Woerth nous donne les limites de la prétendue négociation en cours sur le projet de loi retraites : « l’équilibre général du texte repose sur le passage à 62 ans de l’âge de la retraite, et à 67 ans (à taux plein). Ces bornes d’âge (...) ne peuvent pas être modifiées ». En clair, le Ministre siffle : circulez, il n’y a rien à voir !
Seul le prononcé fait foi
Hier après midi, Nicolas Sarkozy, le désormais seul chef de la réforme des retraites, a reçu les syndicats pour leur faire part de l’extravagante et extraordinaire évolution de la réforme des retraites : grâce à ces « avancées très importantes », il sera possible de partir en retraite lorsque nous serons à 10% incapable de travailler au lieu de 20% ! De qui se moque t-on ?
C’est une mobilisation historique à laquelle nous avons assisté aujourd’hui dans les rues de France. Devant ce raz-de-marée, Eric Woerth, présent sur le journal télévisé de TF1, n’a apporté aucune réponse aux exigences exprimées par les Français. Il a avoué avoir perdu la main sur le dossier et annonce que c’est Nicolas Sarkozy qui s’exprimera demain en Conseil des Ministres.
Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades, permettez-moi pour commencer de vous dire mon plaisir d’avoir partagé avec vous cette université d’été. Elle a été un moment d’écoute, de partage, de travail, dans un climat de fraternité. Après une période estivale marquée par un climat politique des plus détestables, ça fait du bien de respirer une telle bouffée d’oxygène politique. Bravo donc à vous toutes, à vous tous.
« Je vais vous dire la vérité... en tous cas la mienne ». Voilà ce qui résume l’intervention du chef de l’Etat ce soir. Dans son long monologue, le Président de la République s’obstine à ne rien dire de nouveau. Il n’a aucune proposition pour répondre à la crise et fait preuve d’un grand mépris à l’égard des français et des partenaires sociaux en déclarant que, quoi qu’il arrive, il ne changera rien à ses réformes.

