15 avr 2015

 

70ème anniversaire de la Sécurité sociale : c’est en 1945 qu’Ambroise Croizat a eu le courage politique de lancer l’idée d’une protection sociale pour laquelle chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Avoir cette ambition dans un pays ravagé par la guerre démontrait une sacré confiance dans le genre humain.

Les fondements de la solidarité, de l’universalité, de l’unicité de la Sécurité sociale, au cœur de l’affrontement de classes entre le capital et les forces progressistes, sont toujours d’actualité aujourd’hui. Ils ont prouvé leur efficacité comme amortisseur social de la crise.

Nos propositions s’inscrivent dans la même philosophie. Une réforme d’ensemble du financement de la Sécurité sociale est nécessaire pour répondre aux besoins sociaux actuels et à venir, pour une nouvelle efficacité économique et sociale ouvrant la voie d’une sortie de la crise systémique actuelle.

Les difficultés rencontrées par la Sécurité sociale sont le résultat non d’un excès de dépenses mais d’une insuffisance de recettes imputable à la conjugaison de deux faits : la crise systémique, avec le chômage, et la volonté des gouvernements depuis 25 ans de baisser le coût du travail.

Tandis que le rythme de croissance des recettes se réduit, les besoins de la population augmentent, entraînant un déficit structurel. Cela sert à justifier les réformes régressives de la prise en charge socialisée (réforme des retraites, des allocations familiales, de l’hôpital et déremboursement des soins, etc.).

Face à cela, nos propositions visent à améliorer la prise en charge socialisée de tous et l’accès aux soins pour tous.

Des mesures urgentes de gauche sont nécessaires : 

- Suppression des franchises et forfaits.

- Véritables remboursements pour la lunetterie, les soins dentaires et l’audition.

- réelle suppression des dépassements d’honoraires avec revalorisation de la rémunération des médecins,

- Généralisation du tiers payant assuré par la caisse d’assurance maladie solidaire et universelle, etc.

Cela nécessite une gestion démocratique de la Sécurité sociale.

Nous agissons pour un  pôle public du médicament pour gagner la maîtrise publique du médicament, de la recherche à la distribution. Il faut en finir avec les profits des multinationales du médicament.  Côté recettes, il faut soumettre aux taux actuels des cotisations sociales employeurs les profits financiers. Cela pourrait générer 87,45 Md d’euros de recettes et, en rendant moins profitable la finance, cela ouvrirait la voie à une réorientation de l’économie vers la production de richesses réelles. De manière plus pérenne, nous proposons de supprimer la CSG en la combinant avec un mouvement général de hausse des cotisations patronales, associé à un dispositif de modulation des cotisations sociales employeurs, incitant l’entreprise à adopter une gestion vertueuse à l’égard de l’emploi, des salaires et de la formation.

Il n’y a aucune de ces mesures dans les projets de loi actuels. Au contraire, ils visent tous à faire reculer la place de la sécurité sociale.

 

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07 avr 2015

Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes chers collèges,

Le projet de loi « croissance et activité », autrement appelé loi Macron, dont nous entamons la discussion aujourd’hui au Sénat n’aurait jamais dû parvenir jusqu’à nous. Privé de majorité à gauche à l’Assemblée nationale, il n’a du son salut qu’au coup de force du Premier [...] Lire la suite

 
03 avr 2015

Votre Excellence, Madame l’ambassadrice,

J’ai été informé de la brusque détérioration de l’état de santé de monsieur Mumia Abu-Jamal qui a dû être conduit et gardé à l’infirmerie de la prison pendant une semaine, il y a maintenant près d’un mois.

Nous n’avons depuis lors aucune nouvelle de lui, et aucune visite n’a été possible, [...] Lire la suite