29 avr 2015

Arménien

 

Monsieur Philippe Bouyssoux, maire d’Ivry Sur Seine,
Mesdames, messieurs, chers camarades
Il y a un siècle débutait, dans l’empire ottoman, le premier génocide du XXe siècle, celui des Arméniens. Pour rendre hommage aux victimes, le PCF a souhaité, symboliquement, commémorer cette tragédie devant la stèle de Missak Manouchian. Ce n’est pas un choix Fortuit
Missak Manouchian, parmi d’autres, incarne les meurtrissures de ce temps. Il eut la douleur de perdre les siens, mais il sut, dans l’adversité, comme son peuple, poursuivre le combat pour la liberté, la justice et la dignité retrouvée.
La rafle des notables et des intellectuels, le 24 avril 1915, à Constantinople marque le point de départ des massacres qui avaient en réalité débuté vingt ans plus tôt. Le gouvernement ottoman profita du contexte de la Première Guerre mondiale pour systématiser la destruction des populations arméniennes par l’assassinat, la déportation et la spoliation de leurs biens. L’intention génocidaire fut clairement constituée. Dès son arrivée au pouvoir, le comité « Union et Progrès », en lien avec le contexte européen de l’époque, nourrissait des conceptions racialistes et ultranationalistes. Ce darwinisme social faisait des minorités, notamment des Arméniens, des traîtres, des ennemis de l’intérieur, constituant un danger pour la « turcité ». Au total, 1,5 million d’Arméniens périrent dans l’ignoble sauvagerie.
Comme le souligne l’historien Vincent Duclert « Le génocide arménien est à la Première Guerre mondiale ce que la solution finale nazie est à la seconde ». Mercredi dernier, je me suis rendu au Mémorial de la Shoah. Nous savons que les nazis ont pris exemple sur le génécide arménien pour exterminer méthodiquement juifs, communistes, roms et tziganes, homosexuels, handicapés. Oui, le génocide arménien fut source d’inspiration : fichage d’une population, tuerie administrative planifiée, spoliation des biens. 1,5 millions de victimes en 7 ans, 100 milliards de dollars courants sur la même période, récupérés par l’Empire Ottoman puis la nouvelle république de Turquie.
Insupportable pour les survivants, incompréhensible à relater. « nous étions en paix comme nos montagnes, vous êtes venus comme des vents fous » écrivait le poète arménien Hovhannès Chiraz.
Les survivants trouvèrent refuge au Moyen Orient ou en Arménie du Caucase où fut créée en 1918 la première République arménienne. Ces rescapés formèrent ensuite une diaspora présente dans le monde entier. Missak Manouchian était l’un d’entre eux. Lire la suite

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15 avr 2015

 

70ème anniversaire de la Sécurité sociale : c’est en 1945 qu’Ambroise Croizat a eu le courage politique de lancer l’idée d’une protection sociale pour laquelle chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Avoir cette ambition dans un pays ravagé par la guerre démontrait une sacré confiance dans le genre humain.

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07 avr 2015

Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes chers collèges,

Le projet de loi « croissance et activité », autrement appelé loi Macron, dont nous entamons la discussion aujourd’hui au Sénat n’aurait jamais dû parvenir jusqu’à nous. Privé de majorité à gauche à l’Assemblée nationale, il n’a du son salut qu’au coup de force du Premier [...] Lire la suite