16 Mai 2018

Madame Agnès BUZYN
Ministre des solidarités et de la santé
14 avenue Duquesne
75007 Paris

Paris, le 14 mai 2018

Madame la Ministre,

Dans le cadre du tour de France des Hôpitaux effectué par les parlementaires des groupes GDR de l’Assemblée nationale, et CRCE du sénat, je suis allé à la rencontre des personnels et usagers du centre Hospitalier de Vierzon dans le Cher.

Cet établissement, qui rayonne sur un bassin de vie de près de 60000 personnes, connait des difficultés structurelles depuis plus de dix ans. Il a été contraint de procéder à des plans de retour à l’équilibre successifs qui ont eu pour conséquence de supprimer des dizaines de postes de soignants et non soignants sans permettre une quelconque amélioration comptable.

Les personnels que j’ai rencontrés m’ont fait part de leur lassitude quant aux décisions envisagées (suppressions de postes, regroupement de services, voire abandon de certaines missions…), et j’ai ressenti que les efforts effectués jusqu’alors arrivaient à un point de rupture. Les habitants de Vierzon, mobilisés pour leur hôpital m’ont indiqué, quant à eux, leur volonté de préserver toutes les missions de l’établissement : maternité, chirurgie de plein exercice, médecine, pédiatrie…

Il existe une solution de pérennité pour cet établissement comme pour les établissements de ce type. Il s’agit de redonner des moyens d’investissements, propres à assurer l’avenir. Cela a été fait, et tout le monde s’en réjouit, pour l’équipement IRM, c’est maintenant le tour du bloc opératoire d’être modernisé pour que l’activité et l’attractivité soient améliorées.

C’est véritablement l’accès aux soins de tout un bassin de vie qui est en jeu ! D’ores et déjà, le renoncement aux soins, par exemple en ophtalmologie, a bondi en quelques années. C’est indigne de notre grand pays.

Permettez-moi également de m’étonner du silence que vous faites régner sur cette situation, une déléguée syndicale ayant souligné être devant « une ministre sourde et une directrice de l’ARS muette ». Ce sentiment de laisser aller est tout simplement inadmissible.

C’est pourquoi, je vous invite, madame la Ministre, à prendre en compte les propositions conjointes du président du conseil de surveillance, des représentants de la communauté médicale et des représentants des personnels, pour que le Centre hospitalier de Vierzon retrouve une spirale vertueuse. Un malade n’a jamais été soigné par des saignées successives !

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à ma requête,

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de mes salutations distinguées.

Pierre LAURENT

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